‹ Description nautique des côtes de l'AlgérieChapitre 22 sur 40 · C. i.fi^iî au if*. a à milieu · texte numérisé non relu

C. i.fi^iî au if*. a à milieu

vents d'Ouest. On y aborde par une plage ; il y a quelques maisons auprès de la mer.

A ô et 7 milles plus à TE. , on rencontre deux mamelons qui s'avancent au N., autant que le cap Tedlès, et qui peuvent être remarqués, quand on est au large, à cause de leur forme triangulaire allongée et de leur couleur sombre qui vient de ce que leur face Nord est presque toujours à couvert des rayons du soleil .

tJn peu au delà du plus oriental de ces deu^ mamelons, se trouve un plateau de roches hors de l'eau et sous l'eau qui s'étend à 1 mille Vs de la côte.

Gap Gorbelin.

En continuant à s'avancer vers TE., la terre la plus saillante qu'on rencontre est le cap Gorbelin, assez élevé, d'une couleur roussâtre et facile à reconnaître par les bandes inclinées que forment les diverses couches de roches dont il est composé. A rO. ^de ce cap on trouve une petite baie et un mouillage pour les vents d'É. appelé Mers-el-farm (port au charbon) ; c'est là que les barques de la côte, les sandaleêy venaient chercher le charbon (de bois qu'elles transportaient à Alger; ce fait, qui est rapporté dans le voyage de Sbaw, uqus a été confirmé par notre pilote Mohamet ^

Au S. de ce cap est la montagne Azefoun, élevée de 1,36.0 mètres, qui domine tout le premier plan des terres hautes dont est bordée la côte depuis Dellys, qui s'aperçoit de loin, de toutes les directions, et conserve presque toujours sa forme à peu près conique ; vue du N. E. et du N. O.. elle parait cepen^ dant plus évasée que lorsqu'on La voit du Nord. Ce point remarquable servira probablement (rès-souvent à rectifier la position des bàtimei^ts qui navigueront auprès de cette côte. Ses environs sont bien cultivés, ainsi que toutes les hauteurs qui avoisinent Mers-el-Farm. * *

Après les terres du cap Gorbelin, qui se prolongent encore à l'E. S. E., en s*élevant progressivement dans un espacf) d'environ 4 milles, on arrive* à un petit enfoncement qui

* Quelques pratiques de la côte ont signalé un danger à 1 mille au N. du cap Gorbelin. Personne ne l'a encore vu.

M. Rolland de Ghabert, sur U TartarB, a reconnu un bane de roches à fleur d*eatt s'étendant à 200 mètres environ au large de ce cap.

— séparait d'abord très-profoiïd et où Ton s'attend à trouver tm excellent abri ; mais on s'aperçoit bientôt que cette illusion est causée par une profonde et belle vallée qui vient aboutir à cet endroit, et où Ton se ùgiLte qm la mer pénètre. Là commence une longue plage de saMe rarement intm'rompoe par des roches, derrière laquelle^ e^t un terrain plat, couvert de brou asaîUes et de petits arbres. Le^ montagne» élevées sont loin dans rintérieur. Cette plage se termine à TE. par des falaises basses et pierreuses, qui conduisent, en se courbant un peu vers le S^., à une petite uKmCagne conique, remarquable par les cultures dont elle est couverte depnis la mer jusqu'à son sommet. De là, jusqu'au cap Sigli, on aperçoit aussi des terres cultivées, on découvre une antre montagne conique, voisine de la mer, semblable à la précédente, mais plus élevée. Viennent ensuite des falaises noires et basses formant le cordon de la côte, et derrière elles une grande vallée qui produit Fillusion que nous avons signalée à VE. du cap Gorbelin ; on croit toujours en effet qu'à l'O. du cap Sigli il y a une baie profonde, et Ton serait tente d'y mouiller avec les vents d'E.

Gap Sigli.

Le cap Sigli est formé par des terres de moyenne hauteur.

Qu'on vienne de TE. ou de TO., lorsqu'on côtoie à petite distance, il paraît s'avancer beaucoup en mer. Son sommet est remarquable par des blocs de roches disposés d'une manière bizarre et qui ressemblent beaucoup à des ruinés; c'est par une pente assez douce qu'on peut descendre jusqu'à son pied, qui' est environné d'une multitude de petits rochers de formes très»irrégulières, mais qui ne sont pas écartés vers le large ; on y voit un Ilot d'une couleur rousse, diversement haché dans tous les sens, à peine séparé de la côte, et tout à fait aride. • .

Le cap Sigli est celui que Shaw désigne sous le nom de Ash'OUne'moU''kar, et qu'il regarde comme le Vabar de Ptolémée.

La côte que nous venons de décrire, à partir de Dellys, suit une direction assez uniforme vers TE. ; elle est formée de terres hautes; lorsqu'on la parcourt à petite distance, on rencontre par intervalles des coteaux bien cultivés qui annoncent une nombreuse population. Presque tout ce pays est d'un aspect agréable. Si on la prolonge à une distance de 10 à

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