‹ Description nautique des côtes de l'AlgérieChapitre 24 sur 40 · C.3on^aront au I t'.jQ ?0. à 4à mi/ùw · texte numérisé non relu

C.3on^aront au I t'.jQ ?0. à 4à mi/ùw

3n'oji puisse bien reconnaître les points relevés. Le motif 'une mission pressée n'est pas toujours une bonne raison pour se dispenser de passer une heure ou deux heures tout au plus à la détermination d'un danger qui peut être la cause de grands malheurs^ surtout sur les côtes d'Afrique.

De la roche Âfia à Jigelli il n'y a à signaler que deux petites criques, où les bateaux du pays- viennent quelquefois chercher un abri. Celle de l'Est est la plus profonde et la meilleure ; il y a une roche peu élevée au-dessus de Teau, vis-à-vis le milieu de son ouverture. La côte est formée par un cordon de ro<ches basses et uniformément placées comme les pierres d'un quai.

Jigelli.

' Le port de Jigelli ressemble à celui de Tripoli de Bart>arie, mais il est plus petit et moins sâr. On peut y mouiller avec confiance pendant la belle saison. Il est défendu des tempêtes du N. par une ligne de roches qui malheureusement na sont pas asses rapprochées pour anéantir entièrement la pulisçmce destructive des vagues. Le plus grand intervalle qui les séppre «st du côté de la ville ; on y trouve pn fond très^inégaU mail il y a cependant des profondeurs de 1^ , 6 et même 7 brasses ; dans d'autres endroits les plus grandes sondes sont de 4 et 6 brasses. On voit néanmoins la possibilité de remplir tous ee$ vides par des pierres perdues ou de grands blocs de béton» et d'aoquérir ainsi un port dans lequel on pourrait passer l'hiver, mais qui ne serait pas grand , quoique avec un fond suffisant pour recevoir dei bâtiments d'un fort tonnage. On mouille au S. de rilot le plus haut de l'entrée , à environ 1 encablure « par 10, 11, et 12 brasses, sur un fond de $able et gravier* de manière à fermer le cap Bougaroni avec cet ilôt. A TE^ de la chaîne, à 160 mètres dans son prolongement, se trouve un banc sur lequel il y a de 2 brasses Va à 3 brasses d'eau* (Consulter le plan de M. Bouchet*Rivière.)

La ville est bfttie sur une presqu'île rocailleuse, protégée du côté de la terre par une tour carrée et des murailles assesK hautes. Cette position favorable a donné aux habitants la faci^ lité de se mettre à l'abri des attaques des Arabes, et de se rendre en quelque sorte indépendants. Les autres parties de la ville sont plutôt défendues par la mer que par de mauvais remparts où l'on voit beaucoup de trouées surtout du côté du N. E,

CÔTBS ]>B I^AlGÉRKE. 5

A rO., il existe ij^ç pf^îte crigiif tipiylée d'une pbge et dont . l'ouverture est obstruée par quelques roches ; c'est une cale où

i'>éf|itjd(i eivèn0,'4ifiÉnB;{fcàilde4Pé(]liitalioi| idieidu fijfrcéi^

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«ififOi«uadb tol|iiidid«««i«li%dîAi'i|<t3i»d^^tit^dilt^5^ 6A|ttues d'eau ; en général oaii»tli69Qiii|qp»k)èie|ibNib^ de la plage du Sud.

De Jigelli au cap Boogaroni la côte suit à peu près l'E. N. E., presque en ligne droite; elle est formée en grande partie par des plages et par quelques falaises. D'abord les terres qui avoi^ sinent la mer sont basses ; elles se font remarquer par la manière dont elles sont cultivées , et par une assez belle végétation ; nous 7 avons vu des troupeaux et beaucoup d'habitations arabes. Il parait exister derrière elles une vaste vallée, à travers laquelle doivent s^écouter les eaux qui viennent des montagnes élevées de l'intérieur^ A peu de distance de Jigelli il y a deux ouvertures qui servent probablement de passages à des rivières ; il nous a été Impossible de nous en assurer , parce qu'ici comme dans les autres parties de la e6te l'embouchure d'une rivi^e est barrée par le sable. On rencontre ensuite une mon-» tagne très-'voisine dé la mer qui a 980 mètres de hauteur, son isolement la fait paraître très-élevée ; dans un grand nombre de directions, on Voit son sommet divisé en deux parties ; mais ■par un- temps vaporeux, lorsqu'on est mouillé à Jigelli, il ressemble à celui du cap Bougaroni , et il pourrait être dangereux 4e lés confondre quand on a à foire route vers l'Est. Cette non-^ tagne se termine à la mer par des falaises ; à son extrémité £|St, il y a deux petits rochers dont l'un touche le rivage, et laulre se trouve à une petite distance ; nous avons conservé à cebii- CI le nom de Zerî-Nabou « qu'il porif sur la <Mirt0 du capitâJne Smyth. Après la pointe qui le» suit oommejoree uoe plage d'unie grande étendue, située vis-à-^vis une vallée: profonde par la-, quelle débouche une belle rivière , probablenMfht l'Ampsagas des anciens et le Oued-«l-Kébir d'aujourd'hui , qui |>as$e, diton, à Gonstantifie. Elle arrive à la mer pair la partie Esi^ de>la flage après avoir couru paraUèlemeoi à eUe« * k ^ ^-r.

« lounédiateinent aprèa le Oiiedtel^^r les lèvres, sopt é|e- • vées f«t escarpées du eétéàe la mer ; eetie partie pàratt nont à •fait iiœttUe et abandonnée : aussi est«ce là qtfe ies corailleurs du cap Bougaroni viennent faire de i'eau et du bois. Il y a^dea .criques tellement cachées par les coupes abruptes des rochers i^'il est très^iScile de tes y découvi^ir.

Mers^l-ZeitoaDe. «^.Roche Ltmein. — Ris-Attyab.

A l'E. de ces pointes rocailleuses on trouve encore une grande plage ; la c6tQ se courbe vers le N. et forme une l>aie

à laquelle les Maures ont donné le nom de Mers-et^Zeitoûne ^ (le port des Olives), où les bâtiments trouvent un bon fond» et un bon abri pour les vents de la partie de TE,, mais il ne faudrîiit pas y rester avec les veiits du N. à rOuest. Dans le milieu de cette baie on voit vers Tintérieur une vallée étroite oii coule une rivière qui vient se jeter à la mer, à rextrémité de la plage. Plusieurs anteurs ont placé là le Oued-el-Kébir ; nous pénspns qu'il est plus 4 I'Om dans un endroit où tous les mouveipents de terrains nous paraissent plus appropriés aii^ passage d'un grapd fleuve ; mais nous devons avouer que nous n'avons aucune certitude du fait. Avant d'arriver à cette rivière dont i^oys n'avons pas pu avoir le nom, et que Shaw appelle Oued- Zomif oq remarque des falaises sablonneuses qu'on pent recon* naître de loin à cause des grandes taches jaunes dont elles soût marqiiées^ ; il y a quelques ruines dans les environs. Sur la rive droite les accidents du terrain sont plus variés et plus agréables, la càte devient. rocheuse et dentelée ; on voit un village à peu de distaace dçi la mer^ et sur les hauteurs quelques habitations ép^fses, Alapointe^^Qfdde Mers^el-Zeitoune, il^'existe plusieurs petites roches qiii sont peu écartées , Tune d'elles cependant» s'av^oe à Va de mille vers TO, : c'est celle qui , sur la carte du eapitaiqe Sm)^th , est portée sous le nom de Lamein. Ici se trouve le premiep des sept caps dont on dit que le cap Bong^poni est composé» et sur les noms et les indications desqueto les hydrographes et les marins ne sont pa$ toujours d'accords Nou^ avons eiioore suivi la nomenclature du capitaine anglais, en Gou«^eryant au second de ces caps le iiom de Ra^^Attyah^ ,

Gap 9ovgaroni.

Le eap mnmi smjoard'hui sous le nom d« Bquqiirani ', qu'il feudrail peuHtm écrire Buj^Pni ou plutôt Bugmoui^ a été ainsi appelé par les Italiens et les Génois qui fréqueutaient autrrfoia cette côte pour la péohe du corail, ; Shaw fait remarquer ^a ce nom est probablement â& au caractère sauvage des tribus qui habitent ses environs^ L4es Maures l'appeUeut Sebba-Rou» (les sept caps) ; c'est le point le plus Nord de toute la côte de l'Algéirie ; il est fopmé par une grande masse de terres

* Voyages de doeteur Shaw.

• 9ur mt caria italienae de iSSS, $f^çehip dal more, etc., d« Fran(^se9 Maria Levante, on trouve ce nom écrit ainsi : Biigaronie.

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