‹ Description nautique des côtes de l'AlgérieChapitre 25 sur 40 · C. de J^er tut J". 1^ ' Jù. a x5 niiffej · texte numérisé non relu

C. de J^er tut J". 1^ ' Jù. a x5 niiffej

lOÇO'

( '. de Fer au « /'. 02 f O. à a.» miUcj-

i'.Rouçai'om au if.^.i'Û. à JiS m'die,f

qui occupe une étendue de plus de 16 milles de TE. à FO., et dont le Commet le plus élevé a 1 ,090 mètres et se tfouve k peu près au centre : sa surface est eu généfal très-^accidetitée ; elle eût Couverte d*tiu nombre infini de mauielons entre te^queh on ^ remarque de grands espaces défrichés et des habltatiDnâ. Les tribus qui à*y sont fixées sont , dit-on , fétôcîes , très-agiierrie& et tellement indépendantes, qu^elles n'ont Jamais pu être Soumises à aucun dey.

Tout le contour de la partie de TO. et du ïî. 0. â uwe forme arrondie ; il est bordé de grosses masses de roches qui le défeûdént de la mer ; on trouve de grandes profondeurs â*eau dans les environs, et ce n'est que très-près de terre du'on peut atteindre le fond avec la sonde. Cest précisément dans cette partie que viennent pécher les coraîlteurs ; les vents du N. n'étant pas à crainde pendant là belle Saison, ils se mettent à îabri des autres. Yénts d*ui> côté ou de I autre du cap. Au N. et à l'E. le terrain qui tpuche à la mer est moins éievé ; il est bordé de biaises et déôoupé par des baies profondes où l^On peut trou* ver de boijs abris contre les vents de N. 0. et d'O. ; le fond n'y lest pas très-bon, si ce n'est dans la baie deCotlô. Les côrailléurs viennent souvent se réfugier dans les deux premières baies \ ils y sont quelquefois attaqués par tés naturels , mais cé n'est pas tûtijours sans provocation de leur part.

Baie de Côltd.

La baie de GoUo offre un abri contre les veJM do N. 0. àl'O.) fes petits bâtiments qui peuvent S'approcher de terre et «'simaiv ret devant la ville sont à Tabri dé presque tous lès vents ; le fond y est d'une très-bonne tenue ; les vents de N^ E« y causent une forte boule. Il est probable eependant que^^ lorsqu'on aura occupé cette partie de la côte pendant quelque temps ^ un ré*connaîtra qu'on peut y passer une grflode partie de Tannée sans danger i on y mouille par 14 et 16 brasses, fond ée vasé» l'élevant la mosqaée au M^ N. 0. ; de là, le brassiage diminud peu à peu jusqu'à la plage, oà l'on if oute un débarquement facite, ainsi que sur presque toss^les poiMS de la balé.

La ville ^ est bAtie dertiére la presiqu'ilé qui porte 4e «om à'Àldjerda; ses maiisons sontei ferrés et recouvertes de tinles; «Ile est habitée paFd^s JAtarss quljviventdu commeroe qu'ils

* CuHt» 4ei âneièDs.

font a¥ee lés autres parties de la côte ; aussi est-il possible de h'y procurer des provisions ou des rafraichissemenls, pourvu toutefois que ce soit à Tinsu des Kabyles , c'est-à-dire qu'il ne faut commuiiiqner avec la terre que pendant la nuit. Ceux-ci vivent dans les montagnes où Ton voit un grand nombre de défridiements ; ils sont belliqueux et ont opposé toujours la résistance la plus opiniâtre aux beys qui ont été envoyés pour les soumettre à un tribut.

La compagnie d'Afrique, de 1604 à 1685, a eu un établisse^ ment à Collo pour le commerce intérieur etla pèche du corail.

Les environs» tels qu'on peut les voir sur un bâtiment mouillé dans la baie, présentent le tableau le plus varié et lepluspitto* resque. Au S, c'est une plaine d'une belle étendue» couverte d'une riche végétation, au milieu de laquelle s'élève une mon* tagm» ooaique toute boisée que les habitaut^ ont appeléç Rqjii madyah (la charbonnière), et qui» du large, parait comme une , , lie a^.fond du golfe. Une rivière traverse cette vallée et viçnt -^ se jeter â la mer ^^i^s r£. de la baie.; a droite et à gauche, d^ grandes masses s'élèvent graduellement, toutes les collines sont , couronnées de bois; l'on voit des. terre3 cultivées anr les endroits les plus élevés ; mais ce qui étonne le plus, c'est le mouvement extraordinaire du terrain. A l'O. de Gpllo on i^emarquel)iiètque8 sc^mîèts de tnontages stériles, un entre autres de ferbne' pyramidale,' isolée* qu'oo peut reconnaître dans près- ' que toutes les positions et qui est appelé Coudia ; sa hauteur est de 590 mètres.

La presqu'île d'Aldjerda est d'un aspect triste; elle est bor* dée de quelques rodies arrangées en tuyaux comme des trachites ou deâ basaltes. '

La baie qu'on trouve au N. de Collo porte le nom de Bahai" Aouather (bain des jeunes filles); elle est trop étroite pour quon puisse tenter d'aller y mouiller.

Il existe au S., à environ 2 milles, un lac ou un bras de mer qui s'avance dans l'intérieur des terres, mais qui est séparé de la baie pak* un intervalle de terrain sablonneux d'environ 300 pieds. Les habitants ont conservé de leurs aïeux des traditions qui constatent que ce lac communiquait autrefois avec la mer, et que c'était un beau port où Ion renfermait un grand " nombre de bâtiments ; ils lui ont donné le nom de el-Djebia. On toit encore dans son intérieur et aux environs des restes d'anciennes constructions. Notre' pilote Mohamet y a trouvé 13 brasses d'eau dans quelques endroits. Les montagnes qui

mo«B»^Mè' €onb; W'juvi 1892; Moifid]hf>ftit «vpF^iWi^fbcl de iJ^btfh^'j^r^ônderfOèOft pai^îè^/quFeagp tf af w adàldflBÎgbw^yr/ et é^ii f ecoottslîttte les approeh^n ;«idisil ii0)piu!y reiUBtiiiol^^h tenl^Syles babitaiitsv caobës-defnère Icsbiiqussail^eai Va^fiBt^ô'r accueilli à coups de fusil. u.îm» .- ^ ,. .-... ,0 ;,^ ^*jI

lâ^'phlnlIiktMiyida lel^^cnrfet Ae «GqHo; et.d6is ma^^if^sitm dif ]toii^8rKttiiiéstiëkifôm«mettt; noi^^ ditisée^f ùjïoo ipftrom

nitéllclè<ir)bo»ri{âL fiimii' presque 0oujcnirë>pii;gupivd|eS{¥ii<sd

snavwo'j /juIm(M'i 'til.a ',fliih nniiiiq anii •. • '> ,<: i.r/. .oupeoi •noin9flij,j/;i^2sll>iîpol *1r, ioîliniuc ,noi)j;)'.î^'r/ oibh snu'b

'-nîî*^9T ma e'r,/i)Iuo/3Tnj?nh tiof nol ;gio b «^yaaoïuoD

i/îffm.flo oH.».,> ->f) .O'I / .ni«vrr»î ub D7(i;niliio(iij/*i jfiacn^? âailfi; dtoiev 08pvlâitlûle , ^verfiderlafBe^^MAfrJ^I^CWpî^irp de-aw|ies (:tex»t|KÎÀidai)9 j(fuçl(|iié0{siimodt^(b6^^ safak)iiA|É*ès le^IUis^&ébfI^fa<>iLf^>a;4i8Ci>pettlf ^Ase,f]|^}|eciup bafques de la côte voDt se réfugier dans le be^t||j;^,^{Ie%{>§Bldo veBt<a4»feiàhi^Fn9arïiiii>ftf.d«iirBei €<ijte'*i^i|¥tlie§tî è,»PWï & distoice^,3qirii«4 OftuSftjdeDsa «ôaift5'f*ji(^iWR! ^^W^â^ep^w'S^b UQ meilleur abri. Cette île a environ 60.iaiitri^sdi^t^!H6iiV])dj son! scoUmetft res^ ai^rondr ec41laéi ccflulmi? roi|ss4CFQi| tQpt$ §^ paf tie<jpidifd lest «^'joji aâpeW arides JMidisiqup (i(iicOtâ.<ipppj»é'&«k^.l. trouve quelque végétation ;iqfHiiMlnO|i titîiye du-ijWjgejdtU^ d^up vientri(HGBeclBl èiirQimonbUne,;^primf lipàâi9«% m^tiis^m^iV^ii jetéb 8wqAestl6itif^«sSf»n|>bèk^ é«W$t^fi J^AT^up

<\mQaiRaa^\rfm^t¥kA\Ât^^ Srdn^^Olbfle £{

d'oiseanb drasj^oefiri'diSérâQles ;iDQiift)^»VPii£r..tiv4(s.@|^^0f. de9«peeiéèniapiitil«tofSiiiMsjà $âté^Q)imiKid09<8aëlQffi^f$0$ftih hiibind«^]e»dêcimn)it^r^^ p;g^ii»4iptj^{frQN# iii

espècàe^ l^missiiityyréii^ (^Plf jft p to ^s«â9ib^g0[^';i0Ml^éfliepL4 pj^^i^nj^^ièén^V^'^^i-^^II^V^^

sue4»'i^«he)8iekk«lifl«tii:qlïî|bpff^ Ifecèt^WAArwH^wx'Hoji j i

»0e là^ «ap Blbt^ il y^une bsde assez fiirofomie , ffmie d'une plage, oit Toii trouverait un abri contre Ie& veihs de la partie de l'Ë. ;« à plus de V9 i^Ul^ avant d'y arriver, on rencontre un rocher conique moins élevé que l'ile Collo.

Ras-BibL

Le (*ap Bibi, Ra^-Mbt, s'^ftvàttce en potntè étroite eC se rëaok*

*Yiatt aux divers mamelons qui le composent # et à Titot dont

itôùâ venons de parleK II est probable que les bitteâut cikho-

^ lents s'arrêtent à TË. de ce cap, auprès d'une petite plage^

quand lié sont contrariés par les vents d'O.

La pointe que l'on rencontreensuite, et qui porté Je noif! dé 'Tzour»-hamed'Djerbif paraît s'avancer beaucoup en mer lorsqu'on vient de l'E. et qu'on côtoie à petite distance; les roches ' qui raccoinpagnént semblent aiftssf être bien Ua large ; en )gé- ^ néral^ on dirait que toutes les pmntes qu'on Voit dans cette position laissent derrière elles des enfoncements biai profonds, et Ton est étonné de les voir disparaître à mesure qu^i^li s'en approche.

A l'E. de Tzour^hamed-Djerbi , la c6te est soutenue par de grandes roches ; elle forme un creiix dans lequel on remarque une immense tache blanche qui s'aperçoit à plus de 15 milles en mer ; notiâ lui avons donné le nom de Oued-Ali qui est aussi celui de renfoncement dans lequel elle se trouvé. '

Tarsa^.-^-Âluiife.

L'ilôt Tarsab est un rocher pyramidal , entièrement nii i à peine détaché de la côte et qu'on ne reconnaît bien que lonsjqu'on le voit du N. 0. et de TE.; car il disparait dans la plu-* part des autres positions^ étant projeté sur des terres de même

: couleur. La pointe au bout de laquelle II se trouve est escarpée etvse termine par un grand blôC de roche. qui loi ressemble assez. Cet îlot est le même que celui qui est présenté sous, le nom de Pelau dans les descriptions de M. Bai^din , qui nous ont été si utiles pour l'exploration de ces parages* La côte en cet endroit tourne rapidement au S. et forme une baie ouvei^e ou l'on peut mouiller avec des vents de la partie de l'O., mais

. dan« la belle saison seulement; encore faut-il avoir la précaution de se mettre hors de portée du fasiU Au fond de cette baie il y a une plagey et vers l'intévieur une vallée as^z proionde

s couverte de boi|S> où l'on aperçoit quelques halntations cyi nne

canpagoe bien cultivée ; les Maures caboteurs sqppellent cet en- 4Foit Akmès^

A TE. de la pliigei ce sonc de grands esearpementa de radies, des OMsses arrondies qui forment les sinuosités de la o6ie. L'Ile Srigina^ qui est éloignée é^ etUe-ci de tnçdns de Vs fi»)lle^ est un âeul rocber nu dont la longueur git N. et & : elle i^ entourée de quelques roches peu élevées ; on petit pass^ pgr ce petit canal dans un cas forcé ; il y a fond pOui* tQ^ie espèce de bâtiments

Cette Ue ^^ormspoad à m gros ciq) sans nom 4 après lequel la eôte toqnie au S«» en consorYant lé même aspect; quelques ravins profonds «Uvisent ces masses de terrain, en leur don* nant, auprès 4n port de Stora^ des formes de pyramides asses remaninables y et qu'on peut reconnaiti'e de bien loin à cause de leurs taches blanches. 11 y a dans les environs plusieurs r^-^ ches noires peu éloignéôs qui n'offrent attcum danger*

Popi 4$ Stonik

Le port dé Stora est une petite anse ôà qUélqtféS bS&timénts^ dés bricks et même des corvettes, pourraient se mettre à Tàbri pendant l'hiver , en s'amàrrant à quatre , tréà-près de térre^ iiiais en supposant le pays occupé par nos troupes ; Car lés. montagnes voisines» hautes et boisées» mettraient les Arabes dans jta plus entière sécurité après leurs attaqués. Il y a 9 et 10 brasses d'eau dans lé Qulieu., fendant la belle Saison on peut mouiller dans la baie» entre le port de Stora et le Ras* Skikida ; on y trouvé bon fond, et Ton doit s^y croire en sûreté parce que les vents de M. , qui sont les seuls qu'on puisse re-' douter, sont alors faibles et présagent le beau temps. Pendant les vents de N. 0. et de N. £• on y éprouve une houle assez ibrte*

Les environs de cette baie, du S. 0. au S» £., offrent quel^ qués sites charmants ; au bord dé la mer, il y a une suite do petites plages entrecoupées de pointes de roches. Les terres élevées de Tintérieur s'abaissent insensiblement jusqu'ait Ras-^ Skikida. Mais ce qu'on y remarque avec le plus d'étônneinent, c'est la quantité dé ruines répandues dans ce petit espace. Tis-à-vis le milieu, et tout auprès de la plage du port» U y a un gros massif d'anciennes constructions, imqtiel les Maures

ven4r«)^ iHjTQpé^îis o^,çnvpyeï: à. Alg^r. . "§1 qr SMit.la, cô^. ,^ vers TE., on voit.d^f j^agmc;ii^.plu8.peiHs & ,<fês^^^^ presque tous les mameioDS ; on arme enfin* à la plage qm précède le cap Skilcida, et là, sur un «mplacement assez beau, on les trouve bien plus multipliées qu'ailleurs. On y distingue . des«âtitf^$Vle ToAtlgsi'de0>r«8ies»d6 dtehiiiB, ^les fÀns.^dtqmn^J raiHM^ùiJ^lt'&otJdi^feià bèr, s^ âiri^(>viel»»'iiiitë»iM^(éiioo sui?ilk wshitrosltés itéi coHiiîes. Ge ^nt led ruinée de BMr^'Oi ckâ^} aU)i^ëfon« cfté dés'BÀmïiiiis, q«l dêPf at t avoii< de^rmls^of rupifàitui aNréfe fîoiifstàtttihév cè^me port le plus MpfrôteyèÉ^">l cetCi^''éà|Hbliâ. Lëidti f Afficain ^ (fit qiië'de'8ôii>tëBipâj}â^d4iiiii

B^é^ffMëM«^«é4à'«bâ^^gÀ«éytmMt|«é^^^ à Stora prendre des chargements de blé ; ils i&éièaiei^ Wéfë ^^ gai€^{lHë wyiili'lle» ^kè^aài^i'ftUi^H^ IH )àtbikt kbnhé te^ nom^»^bi^q)i^te%Hft«fepii^^^ 6 braisés, ils ^ trO* • b

vaîe^ à TàtriWs Vftit^ ait fi*gë; îl^fâferféirt dè^l'^âu'cfetett "> ravftP ^M^St^â'aFéne'^ïfeSffflSp^i

ch^e W'if fà'mli^'de^RliyrtïAâtt^ dfi'^^étateÈft quëll^bëfc^ '^^ gén^'î^ar^î^'hdule:" •• ^ •'* • '' ^^"■^'" '♦'••' l ••^' -'^^ ''* '' -^-^

Aù]bàva*htrî, lés IWlsItires, panril fes-qèïte/ sont Ifei dèîttèWs'-I' marïh^ye la côté?, tegà^dènt le pôï^t de«tel*a'C(^mtti€![te j[^k>^>'* sûrlle'lk Ré^eAce; liSaitf îF fedt cfcsérv^r ^u'it$ wë sont p#h4-'i>r

bîtè^â*^ito!a(iteûV*er(teg*aMë Mtimem^V^ l^ nmnxitféS' *cri(}irçà ïUffis'eht pttitf ttéttrë à'ràb^îiyiPSîpèlitfelbahîUësi«iï'> estpW)b^Ife^a^^rfy'feâlUh' pe*i tbut^ resfed^'^ '"v" ^ ■ '"' ■'* '•»!<."ft -(♦ to t"p jiî:t "/ Tnii 'i }up ^ncq

L8 Wrfp felfikiaà*» dst fcrm^ |vàï* 'uiïe'tfet<#éï'%èWèfelë 1dÔ>fhêl9b tre#;^é» kàtffeiit, quï s'abaîsèe gi^dueîlement ^*^ itiûiéf^è^^^ maîiJ<îtti;i dd èôte dë^ljf më^^'eât^W-i/ptè eVRànïî^'rffrauêfhpfiÈP'fi roclft«.*'Sei pa^tlei* ëlet^s sotii très^ëîsées;: A'I^E.,' (mttii àidc son-pëa tiùé tivièf é artf>éléef Ottéd-*WC*î»< et îatfsà? 'BenyxrtfMfeirio^ qui^ Se* Jette' * la^tiiét^' 'Ô ' Érâ¥ers ^àtt *âilè dér «ftBle^ âê »^te igtifibid

« Dfl VJfrique, t. Il, p. 10; édition de 1830. ^

« SJfctfttda, altération évidente de Rusicada, d'après M. ^reau de la Malle»

Bu< 5tca((a, i2a«^âft«da; RiK et Ras aii^eifienteap* r . > ^ , ^

nous éàt été impossible devoir son embotich'ûire éi ëlte )[ié'hoM avait été iùdiqàée par un Maure qûî se trouvait alors atfeÊ ùtf bateau caboteur au port de Stora. ISfous apprîmes de lu! qùë' celte rivière passe à Constantine, et que celte ville n'est éloi" irnée de Rusicada que de 16 heures dé marché ^ ' ' '

gnée de Rusicada que

Raft'FiIftla. " . . «t,

;ïo

Une plage droite, uniforme et longue d'environ 6 milles, >l> conduit du cap Skildda au cap F»l61a, EUe €tst,bordéedQ(4iiB#p ,; recoiivertes de quelques broussailles; demère elles sont 4^9^,^ terrains bas embrassant une assez hQlle étei^due av^M ^.n joindre les montagnes de rintéri^ur qui viennent f0rm.6r lacafi^in'^ Filfila. Celui-ci, du côté de la mer, i^^t u^/compo^é de fh)ai^ejii^^ rocailleuses, taillées à pie, reconnaissable surt^ut/à,la p|%Qç^ {< qu'il Qccupe enlre deiycs grandes plages. Is^ corailieurs é^^blisr. . | sent quelquefois leur pèche au N. ou au N. 0. de ce cq^j.i^i ^

petite dislance ; ils le connaissejit pjy^s.WIPîiaf^ièffpfl^Wê.fQtf^^ len^dei^a/iTm^ . ,, ,, ,,. ..,,, ,, ^. ,,..,^^

Le grand enfoncement» CQmpHs /entre te csip Fil^a et };?;C:iB';ec^ de Fer, est généralement cônni| sous te njcw ^e fiçjlfe (le$iorai ^^ on peut s'y mettre à Y^ri des veni;& <^ç N, au N- IJ. f^à 1*?^;;,^/ roai^ il ne faiidrait pas s'y laisser surprendre par des vents de/r , N. Ô, à rO., qui y causent sfibitj^ment une fort^. boulf.' jLe ,( , fond y est presque partout mauvais, on y trouve pqu de, vase» ^^ des coquilles brisées ou des mAçlrépores, qufdquefois aussi de^ rocl^es, et plus souvent un composé àe sable et de grps gravier ^. qui peut endommager les câbles. Lorsqu'on veut y mouiller, , ^ il faut se mettre au S. du picàenviroi^ 1 mille, pfir 18 brassa; j on ^t ainsi en mesure d'appareiiler au besoin, et on ne doijL ; pas tarder à le faire aux moindres apparenc/es d^ vepta 4'Q parce que la mer s'y fait sentir de bonne heure et que l'on,. à de la peine à louvi^yer pour doubler le cap de F<rr*'A J'Ç;Xiré-| mile Sud de la plage, auprèsd'un petitmamelop jawàiti*e«'njp|]S .^ avons vu quelques ruines. A l^Bxtrémité Nord, il y a un petit t^ abri pour les barques du pays; toutes les terres des envirouf , t sont bien cultivées ; on y voit beaucoup de tentes et de nom-:, breux troupeaux. Dans celte partie, on remarque un endrcat.,., oii la grève çst interrompue par des falaises rouges, entre lesquelles le Qued-el-Karha se jette à la mer. On dit que les'

^ II est probable que ce Maure TouIaSi parler .ii-unftAOceheJkcbaxal.^ « "'

Aiudâles eôtrent facilenient par cette embouchure et remontent la rivière à p\ùi dé 1 mille. Au dèià des dunes qui bordent té Ivoire, il y a des plaines qui se prolongent dans TE., à dé trèsgrandes distancés, à travers lesquelles nous avons relevé plusieurs fois les montagnes de Bone, dont nons nous trouvions séparés par uU intervdle de plus de 25 milles ^.

Le cap de Per.

Le cap <le Fer est fetmé par une masse étroite dé terres élevées et garnies à leur base et à leur sommet de rochers gris •fttièrement nus.^Son contoiu* est assez dentelé ; dans la partie Sud y !1 y a deux pitons ou mamelons isolés : Tun très-arrondi» situé du côté de la plage; l'autre tout à fait escarpé, placé plus à rO., paraissant, dans certaines positions, avec une forme conique, et pouvant servir à faire reconnaître le cap de Fer. Ou le désigne sous le nom de Pic; il a 370 mètres de hauteur, tandis que le plus haut sommet du cap a 480 mètres. L'extrémité la plus Ouest dé ces terres est encore plus mince et plus découpée que le reste; elle a été appeléei}a<-rc/t^fcidîj(/ipàrle& Haures ; on y remarque une petite baie assez profonde qui fait face au N., où les corailleurs viennent faire de réâû et commercer avec les habitants. On peut obtenir dé ceux-ci quelques provisions fraîches, mais on doit se tenir continuellement en garde contre leur perfidie. Dans tous les points déS environs au cap de Fer, ainsi qu'auprès dé la plagè de Rusicada, nos embarcations ont été accueillies par deS coups dé fusit. 11 y à peu de terres cultivées sur la partie Nord dû cap de Fer.

A Vs mille à l'O. du Ras-Tchekidish, il existé un ilôt, un roc de 37 mètres de hauteur, sur lequel nous avons fait des observations astronomiques. Entre lui et le cap de Fer, où voit un grand nombre d*autres petits îlots, quelques-uns à lieur d'eau, qui s*écartent tout au plus à Va i^ille de la côte et qui contribuent à donner, aux approches du cap, un aspect redoutable. Cependant, il n*ya aucun danger caché, toutes ces rbcbes sont visibles et ne sont à craindre qu'à cause des courants assez forts que Ton rencontre ordinairement dans ces .parages. L'opinion générale parmi les marins est que ces cou-

* Da monillaf e de Collo, le mont Edongh a été aperçu qaoiqo*à la distance ieS3 milles.

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C \7tfl>a au N. .If ". O,

ràats portent à l'E. ; nons avons éprouvé», ap çontraiit^ ^'ilf ^ dirigeaient presque toujours vers TO.^ du moins pe^da^it |i $eUe- saison; on peut donc croire qu'ils sont irréguKers» è^ c'est une raison de plus pour donner du tour à ce cap, quaii(t on viendra prendre le mouillage ou que Ton sortira du golîTe.

Dans un cas forcé, on peut passer entre Tilot et la poinlj^ Tçhekidish; tous les dangers sont apparents.

Le cap de Fër et fe cap Bougaroni sont, à très-peu de chose près, sur le même parallèle ; la dislance qui les sépare est de 36 milles; Te vaste enfoncement qui existeicntre les deux fest rarement visité, parce que, en été, on y trouve souvent déé calmes, et que, en hiver, on craint d'y être surprix par des vents du N. " ^

Sydy-Ake«3a.

Lorsqu'on vient de TO., le cap de Fer apparais cmUme un* * fie; les terres du S. par rapport à tm sont trop basses pout être aperçues. Toute la partie de ce cap qui fait face au N. pvi* sente une muraille de rochers ; à quelque distance vers 1%^ on trouve une petite baie en partie garnie d'une plage, où les caboteurs viennent quelquefois chercher un abri contre le» vents du N. E. à l'Est. On la reconnaît à un marabout blanc situé sur le petit mamelon qui ferme sa partie orientate. Ce mîara-^ bout porte le nom de Sydy^Akessa.îeB environs de cette baie sont cultivés; ils contrastent d'une manière agréable avec len terrains arides et rocailleux du cap de Fer.

A partir du marabout, h côte court d'abord au "N. E. el forme une pointe basse, de couleur noire, environnée dequelr ques roches à fleur d'eau qui s'écartent jusqu'à Vacille de la pointe. Elle se courbe ensuite peu à peu et va rejoindre le cap Toukonsch offrant un aspect assez triste de falaises uniformes entrecoupées de plusieurs petites plages et défendues, en dU vers points, par des roches détachées. Dans le milieu de cet espace, à 1 mille de terre, se trouve TileToukousch, portée sur quelques cartes sous le nom d't/e de Fer. C'est un poober pei| élevé, de couleur jaune ou rousse, et qu'on n's^rçoit quç lorsqu'on en est très-près ; on peut passer eirtre elle et ta c6te« Dans cet endroit, les terres hautes sont voisines de la mer elforment nue chaîne qui va jusqu'au cap de Gaixle.

Cap Toukoaseh.

Le cap Tonkousch s avance vers le N. en se séparant d€f J^

\ii çèKboottimajUoe presqii'i)6« de manière àoffrir uiid>ri pour les

hi venis d'E* et: un abri pour ceux de TOuest. Ce dernier parait

, , jpDéffiral>le au premier et convenir à toute espèce de bfttimeiits ;

• mais^on pe peutencore le considérer que comme un mouillage <. 4^ {Circonstance. On trouve, à sa partie S. 0. quelques petits /([ UotM trè^-bas et très-prèi$ de la plage. La manière dont le cap cj, ^ déiaiche vers le large le fait reconnaître facilement, lorsqu'on / ijvient de*^'£. ou de l'Ouest. $i Ton vient du N., il est au con-

,: iraire projeté sur des terres beaucoup plus élevées que lui^ et

sr VU ne peut alors le distinguer que par ses roches, qui ressor-

tent comme autant de taches blanchâtres et verticales. Lesen-

sî virons, du côvé de TE., sont bien cultivés, ainsi que tous led

; Yersants des montagnes qui bordent là côte jusqu'au Ras-Arxin.

.On voit là des plages, des falaises, quelques roches détachées, ,, ii|ai$ non éloignées ; et, avant d'ariver à ce cap, on remarque

^mf fioijfAe ,mv laquelle il y a un rocher qui a la formée d'un-

j, pain de .suarjs et qu'on distingue d'assez loin, quoiqu'il puisse ja^?i i)UQlqi|erp}s, confondu dans les terrains qui Tavoisinent.

Le Ras-Arxin est une montagne arrondie du côté de la mer, et qui parajJL aijisi daas pr^ue toutes les dire/ctions. Sa couleur rousse peut servir à le faire reconnaître, ainsi qu'un manque presque absolu de végétation. Cependant, dans sa partie •^'>PP."0.; sur le^pfofnts élevés, on voit un petit vallon ou il y a ^^'désiéf^cés^de'cuhiiPes et quelques cabanes, Au N. de ce cap, •^Fùnè^dlstancede o^^' de tiiille; Il y â une ro?cKe à fleur d'eau. "^HetëSlëcfelacôleteât'sàin. '

^l 'ï'» TE'/ Al RaiiArxin, ia côte suit à péù prts le S. E. §àns ^'^WiMlàiiaviî' détbbr; thais elle lest très-remarquàble par' là Vi- ^<«lèS«é^de^ cdtëaux^ qiii s'élèvent derrferd elle. On ne peut •^%^éitf^^Wdié ifMré'aUentibn ùrnL noihbreuses divisions éf^la ^"ySl^été^du tèrrtkiH'feHllè qkii léS CôiiVré îusi^u'aux sonmhèts les

. JM-vgûî* tfii inàrtièfôn' a^iicé,' lôiit aùprè^ dé là mer, îl y a'un

''ÀJaràVdnl1)Iàuc'qûrs%*erçoit dé très-loin i il est à ^û )ïrès

''[«attifes dii Râs-Al^iri. Dans cet endroit, il y a plus dé |a-

^ Mhëi que dé ]plages; dd peu pTii^ iau S., on voit une petite

* èr%]ub o'jk dbbtitit un 4*àv(n ' {)rdf6nd^ et que Ton prendrait de *^n îibûi* liaport bfëifalM^ftfe. Péut^Ôtrèf est-eelà qu'il fàuahiit

'j^W^fg pàïsfâë T!aèô<ïéife;' feSuUiU^oû CoHùps'Pdrvui des

}a»|rémettiéiit ésdappëè iet^^arnte' déigflaiiâà; r^Aèrs^iU fi^imsm

f^^iësiMauPcs <MiO'ap{»dl)$ une roGhe>triai%aUti^ei ou platôci^toi-

iq^Br s'itpëe il l^trëmké ti'fine poitttôUnèé-aigttê; qulVàfïtece

: en itier* à' plus de V2 HiiHe; commei un 'nl61e. ' Api^èi^iiiUldr,

t oîj^tHài^direr lorsqàe le S6leil éddirè la pa>if de ôcctdentàte^ de

€6616 i^oehe, si l'^n se trouve ^ut environs dn cap de'Gai^de,

ellri se détaché en nohr très-foilcé et Ressemble en effet à âne

> yov(e*kitiiie. II7 a auprès d^elle» à une très-petite distanl^eÇ «ne

nr^icUeplate presque à fleur d'éaui' ^ ' . ■ . Uiyn

^'^^ «"A^nviroti 1 mille de distancée TEm ôâ rtsncontre une Seconde .

oiiipoible àlpeu ^rèsi sembtàbteà ^ellë4Ôm noUfi t^nons^dè parfer,

.^ niài»inl6in«i loKguei be tevtnitiay au^siprar Wie ix)^hé détttëliée

^>*<qiili;'^dan»c€ârtainesi^positioi/s,'ppeâd% fomiêHd'un cÔtiei^Tbut

«^iidêtpMi'ivdisin&'lûimër'etf C6C eklrciit'^st d^tm atepéâl tflâte.

^«^''ÀitttHkf Vî de oèct^demièpé peiteCè; en Voit utk petit lèMbn-

3(ii9i^nf nii bi(me<d«iqdèl ili^y^n yité plàgei ^t^piiis sun^ jbfi^tit

vallon, bien verdoyant. La côte reprend ensuite sa teinte grise

et ne présenté plus jusqu'ao^cap^de Garde qu'un terrain aride

et désolé.

•lira til ^^1) ^ o uU 'Mbm)i>»' «^u^iJUij a uHy !<•=» rj/T-V-^r;/! f^A

,i^>P?perpeyoir/en,yfii;i.aftt»4^i'jQ.à^çqi|^^

i.ÈmmmàfkV^^iffA^m è înffiWe,gu on aîj^^iMW^wi/l^fiflWffre à sa gauche un second sommet su^(}j^|]iG^4|^y,î| ]feq,ri|j|A^4i^n î?.? W,<^h4fem^o5t^^V ^f}pe^^^ey^l^1lfll,^^ j^r .le

rements occasionnés par la mer, les débris et Jf^i^â^w^^ „ji^s^eRdç.,^c^^auLre5^ 8éW'lf;krsfi[g qn l^§p|ijk %D^^^^

^ Vîfifs w^^g Br*f nggntifincftr^.ft?i*«^'e»p im?» à

1^ fl(m4^^WTf<-W.'»^#n«^ sigfliS^^ Çgi^êq ^n^^^r^le

parce que la roche dopt il est formé conserve en certain^ endroits cette couleur *.

Du cap de Fer au çap de Garde les. terres sont hautes 5 à l'E, de celui-ci, comme à TO. du premier, la côte tourne brusquement vers le S. et la mer s'y précipite pour former un golfe profond où Ton trouve plusieurs mouillages. Le creux qui existe entre le cap dç Garde et le fort Génois peut ofTrir un abri pour les vents d*0. et de N. 0. ; mais on ne doit prendre ce mouillage que pour peu de temps. Dans cet endroit, la c6te est formée par des falaises de rochers ; il n'y a qu'une petite plage où les embarcations accostent facilement. Un ravin étroit aboutit à l'extrémité Sud de celle-ci ; en le suivant jusqu'à une petite distance de ta mer, on trouve une bonne aiguade.

Le cap arrondi sur lequel a été bâti le fort Génois est environné d*un grand nombre de roches peu éloignées de son pied ; il ne faut pas les ranger de trop près ; car le capitaine Plronneau, sur /a Lamproky en 1842, a touché sur une roche sous f eau, en contournant ce cap pour aller au mouillage. La côte se creuse ensuite ver$ YQ. en faisant plusieurs sinuosités, et offre ainsi une baie assez commode, où l'on trouve un très-bon mouillage par 15 ou 16 brasses, fond de vase mêlée de sable, relevant le fort Génois au N. 20» E. On se trouye alors à 2 encablures Vsdu point le plus voisin du rivage. Pendant la belle saison, on peut mouiller partout indifféremment dès qu'on est piir 1& ou 16 brasse». Mais^ pendant l'hiver» il vaut mieux s'approcher un peu plus de la terre ; et, si l'on avait à séjourner longtemps à ce mouillage , il serait peut-être plu^ sûr de s'aiQarrer à quatre dans l'anse même du fort. Lorsqu'il vente au large hou frais de TE* ou du N. H., on n'y éprouve ordinairement qu'une houle très'^forte ; maiSt pendant les coups de vent de l'hiver, on doit être exposé au vent et à la mer réunis : ce*' pendant, d'^^près les documents qui ont été recueillis depuis .cp}# uous avons une statioa à Bone, il paraît que ce mouillage e^l c^lui qui présente le plus de sûreté, probablement à cau^e de la profondeur de Yem et de la bonne qualité du fond* Les vçaiits d'O. et de îï. 0. y sont iiouvent frais et ^ufflent par fortes ra&leStméme pendant la belle saison ; et, chose digneide remar^ç, il arrive quelquefois qu'au même instant il fait

» T f i J I 1 I .tf t'T I I' - . I 11 . l'Jii JlP » p. l H ■■ . ii | i mt. l ".J t ll <* Jl I t it '< ov t lfV * H. lK i ".i ". I f*

< Là est one monlaf ne de beau mftpbrft statuaire eikploité de teate aotiqaité. I. Taxier (1832) Va Tua, Ta décrite ai â epveyé dea éahantilloaa ' (M. Dureau é^ la Malle.)

calqe m moaillflgfl du Casaarin, ou que les vcpts y aoi|fllutt dâ !'£• ; nous en avons eu un exemple bien frsi^taat à bwdâù

Le 9 juillet 1833. un vent très-frais de l'0. 14. O. au N. 0. BOUS fcM'ça à relâcher et à prendre lemonillsge dufort Génois; BOUS doublâmes le cap de Garie et serrâmes la cdte à moins de 1 encablure de dislauce ; neu» reçûmes là des nfales d'une violence extrême, auxquelles nous fûmes éto&nés de voir nos huniers r^ister, quoiqu'ils eussent deux ris. Les bAtimenis qui étaiest alors mouillés devant Bone avaient leurs pavillons itgîtéB par de petit^ brises de l'E. au S. £. Nous avions déjà remarqué plusieurs fois, éunt au mouillage du Cassaria par un temps calme, ou avec des brises folles du S. au S. E., que lit iDer, en^e les Caroubiers et le fort Génois, était moutonnense et très-agitée par des rafoles de vent du N. 0, à l'O. N. 0.

Dans la parUe occidentale du mouillage du fort Génois, ou VoU une belle-plage, et derrière die un assez joli rallon, oii l'on trouve quelques champs cultivés. 11 y a uae aiguade tissez l>onnei mais on doit préférer celie dont nous avons déjà p»ié.

Houiltnt» det Caroolrien.

De là jusqu'au mouillage des Caroubiers, la cAle n'est qu'ono grande falaise continue, composée de roches et dirigée à peu près N. et S. j elle tourne easuite à l'O., formant use petite baie où vont ordinairement les corailleurs pour se reposer, oé pour tirer leurs bateaux à terre et les réparer. Que nienls ont passé l'hiver dans cet endroit, étant moi pu deux encablures de terre, par 4 et 6 brassesi foi Ij y a des marins qui regardent ce mouillage coma leur de cette partie du littoral de l'Algérie, nous o partager leur opinion. 11 n'a d'autre avantage sur c Uéiiois que d'être' plus rapproché de Bone , ce qu sidérer lorsqu'on n'a que peu de temps à passer d iràges, et peut-être vaudrait-il mieux, dans ce cas, i C^sarin pour termina plus' promptement ce qu'on et appareiller ensuite,

^' ^obs apprendns par les notes de M, Baix^rt, andoi Agent dé la compagnie d'Afrique, que, du temps que cette compagnie avait le monopole du commerce, les assureurs de Marseille ne reconnaisBaient que deux mouillages : celui du fort' Génois pour l'hiver, t'est-à-dire depuis le 16 septembre jusqu'au ïfi mai, CAtes de l'Algérie. 6 '

et celui du Cassarin pour Tété. Ils n'étaient nullement responsables lorsque des naufrages avaient lieu sur tout autre point. Il faut croire qu'une longue expérience leur avait appris tout le danger qu'il y avait à assurer des bâtiments mouillés pendant la mauvaise saison, ailleurs qu'au fort Génois. Cependant quelques capitaines tentèrent par la suite de passer l'hiver aux Caroubiers ; ils furent favorisés par le temps, et, comme les communications avec Bone y sont plus faciles , ce mouillage devint le port d'hivernage pour les convois de la compagnie; il esta présumer que les assureurs y consentirent, puisqu'en 1798 ils payèrent onze bâtiments jpii y furent jetés à la côte.

Pendant le coup de vent de N. E. qui a eu. lieu du 24 au 25 janvier 1835, il s'est perdu plusieurs navires au mouillage des Caroubiers, malgré la précaution qu'ils avaient eue d'empenneler leurs ancres. Les équipages étaient descendus à terre, selon l'ancienne pratique des marins pendant les mauvais temps de ces parages.

Entre ce point et Ras-el-Hamen (cap des Pigeons) , on voit de grandes plages séparées par des jfalaises ipresque taillées à pic. Au N» de la première falaise, il existe quelques roches sous Teau, qui s'avancent peu au large; à l'extrémité de la seconde , celle qui précède le Bas-el-Hamen » il y en a un plus grand nombre qui s'éloignent jusqu'à 1 encablure. vers le N. £• Avant d'arriver au cap, on remarque une petite plage circulaire; c'est là que se trouve Taiguade qui fournit de l'eau à tous les bâtiments. Parmi les Maures, elle est connue sous le nom à^aiguade Frattpahe, parce que ce sont les commerçants français qui ont fait bâtir le puits qui renferme les eaux ^e, cette source. Pendant longtemps le mouillage du Cassarin a été appelé le puits par tes agents de la compagnie ((T Afrique.

Ras-el-Hamen. — LeUoo.

Le Ras-el-Hamen est un massif de roches, taillé à pic du c6té de la mer, et couronné de quelque peu de végétation. 11 a été ainsi appelé à cause de la quantité de pigeons qui viennent se réfugier dans les crevasses que présentent les diverses couches dont il est composé. A sa partie la plus avancée vers TE., il y a un ilôt d'un seul bloc, remarquable par sa forme extraordinaire. Quand on le voit du mouillage du Cassarin, il ressemble exactement à un lion ; aussi lui en a-^-on donné le nom,

tJy> Roj'a à l'JC.6fJV. à ao rniUi\r

Le Lion au N.ij *£

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