PASSES VIABLES DU SUD
passer le chemin de fer de traverse des Andes, sur lequel on trouvera des détails dans la note 37.
Paso del Indio ou de las Très Cruzes, sous 35" 28', à :2570 mètres d'altitude ; passe du Rio Grande dans la vallée du Rio San-José, qui débouche dans la lagune Mondaca.
Paso Invernada ou Campanario, sous 35° 40' ; conduit du Rio Grande dans la vallée du Rio Invernada qui se jette dans le Rio Maule ; son altitude n'est pas exactement connue.
Paso del Maule, sous 36° 8'; altitude, 2194 mètres; en passant à côté de la lagune de Maulé, elle conduit dans la vallée de la rivière du même nom.
Paso Ghillan, sous 36» 48' ; encore mal connue.
Paso Antuco, sous 37* 30', à une altitude de 2100 mètres, mais franchit un chaînon latéral de 2203 mètres. Elle conduit du Rio Moncol,siir le côté oriental des Cordillères, à la grande lagune La Lâcha, qui se déverse dans la rivière du même nom. Les Espagnols, dès 1806, avaient le projet d'y ouvrir une route carrossable; mais elle n'a jamais été exécutée.
Paso do Villarica, sous le 39* ; conduit, en passant près du volcan de Villarica, au lac du même nom, duquel sort le Rio Tolten. Les Espagnols la fréquentaient comme la plus praticable, et ou peut la traverser avec des chars, ainsi qu'Azara le raconte dans son Voyage. (II, 48). Mais elle a étt abandonnée dans ces derniers temps à cause des attaques des Indiens. La grande valeur de cette passe vient d'appeler de nouveau l'atlention de son côté *• .
Paso de Rinihue, sous 39'' 45' ; établit une commumcation directe entre les lacs des deux côtés des Gordillères, et s'abaisse jusqu'à quelques centaines de mètres. Nous renvoyons à la notent
Enfin il existe encore une profonde échancrure semblable m^ 41'' 6'. Elle conduit de la lagune Nahuel Huape et de l'aociefloe Mission du même nom à la rive chilienne. Le dictateur Lop^' la fit explorer, et on la trouva très-praticable.
LA SIERRA FAMATINA.
Après les Cordillères, la Sierra Famatina est la plus grande montagne du pays. Elle s'étend sur quatre degrés de latitude (du 28* au 32* de lat.S.) et ses sommets culminants s'élèvent jusqu'à la région des neiges éternelles.
Dans ce qui précède nous en avons assez dit sur l'origine de la montagne. Elle constitue d'abord le premier tiers du massif des Cordillères sous le 28* de lat. S. et est coupée par la vallée du Rio de la Troya, dans laquelle on peut facilement reconnaître la nature sédimentaire des roches et leur inclinaison vers le nordouest. Cette partie n'a pas de sommet élevé.
Ce massif décrit jusqu'ici comme un gradin du plateau des Cordillères, se détache à peu près sous 28* 30' de lat. S. de la grande chaîne, et s'infléchit un peu plus vers l'est pour former une chaîne indépendante. La vallée du Rio Jagué s'intercale entre les deux chaînes, et avec son prolongement au nord, dans lequel coule le Rio de Vinchina, atteint jusque près de la gorge du Rio de la Troya. Cette partie supérieure de la montagne conserve d'abord sa première physionomie, mais s'élève rapidement, et atteint déjà sous le 29' de lat. S. la grande hauteur déjà signalée de 6024 mètres Q. Une petite chaîne latérale se détache dans cette contrée du pied oriental de la chaîne principale. Elles sont séparées par une étroite vallée, dans laquelle se trouve la petite ville de Famatina (Villa argcntina). Cette vallée n'a que cinqàsixiieuesdelong, et sa largeur se réduit quelquefoisà500pieds,mais elleenaenmoyenne deSOOOà 6000. La chaîne latérale est formée de schistes métamorphiques, et se termine par quelques mamelons isolés sous 29M 9' de lat. S. La montagne principale est dans sa région d'élévation maximum formée par une masse granitique, à côté de laquelle apparais-
* Le chiffre de Martin de Moiissy de 6294 mèlres (Conf. Arg, 1., 189) esi fautif. 11 faut lire 0024.
216 LE CAJON ET LA SIERRA GULUMPAJA.
du Rio Sanla-Maria, et est avoisiné à l'ouest par la cuvette de la Laguna Blanca. La partie de ces montagnes située à Test du CajoD, entre ce dernier çt TAconquija, porte le nom de Nevada de Quilmes, de Sierra de Santa-Barbara, ou encore de Sierra de Santa-Mai'ia, comme la rivière qui coule à ses pieds. Celle-ci, après s'être détournée au nord en contournant l'extrémité delà sierra et en se dirigeant vers le Rio Guachipas, vient se réunir à cette rivière en même temps que le Rio Calchaqui, dont le cours suit d'abord une direction parallèle. La montagne esl déserte, nue, et a été peu explorée jusqu'ici. Elle se prolonge au nord sur le flanc occidental de la vallée du Rio Calchaqui, où Ton rencontre près d'elle le sommet élevéduLuricatao, et va se perdre dans la région élevée du désert de Despoblado (voy. note 43).
Un second groupe de montagnes analogue situé à l'ouest de la Sierra de Santa-Maria prend le nom de Sierra de Gulumpaja. Le Cajon dont nous venons de parler en fait partie. Ce groupe se continue très-nettement au sud-ouest jusqu'au 28* de lat. S. 11 esl divisé en plusieurs tronçons qui se succèdent par des gorçes qui y pénètrent du sud-est, mais prennent bientôt leur direction au nord-est. On y trouve des vallées étroites avec de petits cours d'eau, et la culture y devient possible. Ces vallées, ainsi que celles du Rio de Santa-Maria, du Rio Calchaqui et du Rio Guachipas, constituaient le territoire des héroïques Calchaquis, qui résislèrent si longtemps aux attaques des Espagnols, et ne firent leur soumission que tardivement, après des luttes séculaires.
Le rameau oriental et supérieur de la chaîne que nous décrivons, et à laquelle le Cajon se rattache plus au nord, porte le nom de Sierra de Change Real. A l'ouest il limite le Campo del kmnal, désert sans habitants, et vient se terminer près du village de Gualfin, jadis un des principaux centres des malheureux Calchaquis.
Au sud existe un second rameau semblable, mais plus court, et entièrement séparé de la chaîne principale par une porjre étroite. On le connaît sous le nom de Sierra de Belen. 11 forme une arête étroite, longue de cinq à six lieues, à côté de laquelle.