‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 120 sur 583 · LA SIERRA DE BELEN JUSQU'AU CERRO NEGRO · texte numérisé non relu

LA SIERRA DE BELEN JUSQU'AU CERRO NEGRO

à l'est, existent encore deux petits chaînons, de forme analogue, mais plus courts. Placé en face de la ramification occidentale de TAconquija connue sous le nom d'Atajo, il sépare avec cette dernière le Campo del Arenal du second gradin inférieur de la plaine également déserte ici de la province de Catamarca. Les bords seuls, où des ruisseaux et de petites rivières descendent des montagnes, sont habitables et propres à la culture.

A l'ouest de la Sierra de Belen s'étend la Sierra de los Granadillos. Au nord, la dépression où se trouve la Laguna Blanca la sépare de la Sierra de Gulumpaja, avec laquelle elle suit une direction semblable au sud-ouest. Elle se termine au sud près de Tinogasta et de San-José par trois ramifications séparées par trois gorges. Ces ramifications se succèdent sous forme de gradins, de façon que le plus oriental est le plus long, et le plus occidental le plus court. Le premier est le Cerro Negro, que j'ai visité dans mon voyage. Le Rio Colorado, qui descend du Copacavana et se forme des deux torrents qui coulent dans la Quebrada de la Troya et la Quebrada de Cuchuil, se replie'autour de celte montagne et se dirige ensuite au nord-est. La Quebrada de Chilca sépare le Cerro Negro de la chaîne principale, de la même façon que la Sierra Belen en est séparée par une quebrada semblable.

Le second gradin de la ramification terminale est à l'ouest près du Cerro Negro et se prolonge jusque dans le voisinage de Copacavana. On l'appelle Sierra de Zapata, et il est séparé au nord de la chaîne principale par la quebrada du même nom, exactement comme le Cerro Negro par la Quebrada de Chilca.

Le troisième gradin vient ensuite à l'ouest. Il se termine à San-José, ce qui lui a valu le nom de Sierra de San-José. Il forme, avec l'extrémité nord de la Sierra de Copacavana, le goulet déjà décrit (p. 184), par lequel s'insinue le Rio de Copacavana, lorsqu'après la réunion à Anillaco de ses deux branches supérieures il est devenu un cours d'eau assez abondant. Il suit la vallée jusqu'au Cerro Negro, le contourne et prend le nom de Rio Colorado.

,> jb COPACAVANA ET DE VEUSCO.

. aï irès-étroite Sierra de Copac«ivana, qui :u système des Cordillères el eo est sépara* u lar^'o, mais librement ouverte partout et roc- ^^x diflîculté être considérée comme le prolonge la Sierra de San-José. Elles se comportent Tune ,1 ., lautre comme le font les appendices isolés, ana- .^osiiue toutes ces petites sierras voisines des Cordil- . ai* Sierra de Copacavana est formée également, comme inoiivera ailleurs, de schistes métamorphiques, el se dis- .^..o »tiiisi nettement du système des Cordillères, dont la cliar- K.*iv*l»élrog:raphique est constituée par des sédiments argilo- ^toloux du pi'oupe des grauwackes.

Ui Sierra de Velasco, située plus au sud et isolée au milieu i\c U plaine, est à la Sierra Famatina dans hî même rapport que les sierras enclavées entre TAconquija et les Cordillères décrih's plus haut le sont à ces dernières. Elles sont toutes le produit d'éruptions plutoniques près des principales déchirures, vérilid)les fentes ouvertes parallèlement, dont les bords en se soulevî\nt sont devenus des arêtes de montagnes. La SieiTa de Volasco est formée; aussi de roches métamorphiques, dont plusieurs arêtes se succèdent de Test à l'ouest en gradins parallèles. Os gradins ont l(»urs têtes de stratification à Test, et les couches plongent à Touest. J'ai décrit cette disposition pour la première fois. dans mon Voyage (t. II, p. 286) comme le plus bel exemple d'un soulèvement d(» montagne unilatéral. Les quatre arêtes, «»n cinq au nord, qui constituent cette petite monUigne en li(m''> parallèles, sont de longueurs inégales. La centi^le est la plus longu<% et j'ai visité son extrémité nord dans mon voyage. Leur élévation n'e.st pas la même, et chaque arête de l'est à TouH devient de plus en plus élevée. La première arête et la plus orientale, tout à fait isolée, a environ 1500 mètres d'altitude; \a d<Tnién^ et plus occidentale, i(K)0 mètres. Au milieu de leur longueur (^lles se fondent en un massif montagneux unique, qu** traverse im peu plus au sud un piton granitique dr moyeni»' hauteur (5:250 mètres). Le Uio Sauce sort d<îs gorges septenlrio-

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RaleSy le Rio de la Rioja des gorges orientales qui coupent Tarète sous SO'SO', Ia ville du même nom se trouve au pied de la chaîne la plus orientale et sur le bord de cette rivière.

En continuant de descendre au sud on rencontre un système analogue d'arêtes montagneuses parallèles qui composent la Sierra delos Llanos. Elles se comportent par rapport à la partie terminale de la Sierra Famatina, la Sierra de la Huerfa, comme la Sierra Yelasco le fait à sa partie supérieure. Les deux montagnes secondaires diffèrent aussi de la même façon. La Sierra Yelasco a ses arêtes pressées les unes contre les autres en un massif compacte, exactement comme la masse principale du Famatina avec son piton neigeux culminant du Nevado. La Sierra de los Llanos est étirée en long, ses arêtes sont étroites, découpées par des gorges et séparées en plusieurs chaînes parallèles, entièrement distinctes, tout à fait comme l'extrémité du Famatina. Au milieu, sous le 31* de lat. S., on distingue trois de ces chaînes. Les deux externes disparaissent ensuite de l'un et l'autre côté, et la médiane seule se maintient comme chaîne principale découpée en tronçons. Elle a à peu près deux degrés de latitude de long. Ses extrémités atteignent Tune au nord le 30% l'autre au sud le 32% mais l'altitude demeure toujours peu élevée. Le plus grand nombre des points culminants restent au-dessous de 1000 mètres, et l'altitude moyenne de la chaîne ne dépasse pas 800 mètres. Quelques points plus élevés de la chaîne principale arrivent à 4200 mètres. D'ailleurs on ne connaît encore avec certitude aucune cote de hauteur de toute cette montagne, enveloppée d'une contrée trèsstérile et dont les Pampas à l'ouest renferment les deux salines méridionales décrites plus haut (p. 180). Les roches de la Sierra de los Llanos sont également métamorphiques.

Enfin, il reste encore à mentionner une petite montagne isolée, qui surgit de la plaine en face de la Sierra de los Llanos, sur le côté occidental de la Sierra Famatina, entre elle et la dernière partie de la Cordillère antérieure qui sort du grand plateau parallèlement à la Sierra Famatina et comprend les sierras détachées deVinchina, deGuandacol, de Mogna et de Viilcun. Cette petite

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