SIERRA DE AGHALA
fonds avec des bois d'arbrisseaux et même des ravins assez étroits, que Ton doit d'autant plus remarquer qu'ils apparaissent peu souvent dans la région (voy. ReisCy t. IL, page 97 et suiv.).
La chaîne du milieu porte le nom de Sierra de Achala. Elle est beaucoup plus large et plus élevée que la précédente, car son faîte oscille entre 1 800 et 2000 mètres et atteint 2200 mètres sur quelques dents culminantes comme le Gigante de Achala. Ses caractères généraux sont les mêmes : à l'est, elle sMncline doucement sur de longues pentes, et tombe à pic à l'ouest ; mais la vallée située de ce côté entre elle et la troisième chaîne est beaucoup plus élevée, ce qui la lait paraître moins haute qu'elle nel'esl. A San-Antonio, où j'ai séjourné quelque temps, j'ai Irouvé le niveau de la vallée entre la première chaîne et la seconde à 595 mètres, et plus au nord,à Quimbaletes, presque à son extrémité, à 854 mètres. La vallée, au contraire, entre la seconde et h troisième chaîne, est en moyenne à 840 et jusqu'à 950 mètres, bien que son fond soit plus large que celui de la précédente. II faut du reste rappeler que les caractères de la seconde cbaine difièrent un peu, que son sommet dentelé de [gi^nit se dresse dénudé au-dessus des prairies suspendues à ses flancs, et que les forêts existent seulement dans les parties inférieures des vallées. Celles-ci manquent presque complètement sur le côté occidental ; la seule exception est le ravin de la Mina Clavero près du village d'Achala, et dans lequel se trouvent des sources thermales utilisées pour les bains. — Le fond de la vallée est surtout caractérisé par ses belles forêts de palmiers, qui croissent près desdeux rivières dont l'une, le Rio de San-Carlos, sort au nord dela\*allée, la seconde, le Rio de San-Pedro, au sud. Mais elles tarissenl promptement toutes les deux après un cours de peu de durée à l'ouest dans la plaine, qui est occupée par les prolongements de b grande saline centrale. La Sierra Achala ne s'étend au nord jruère au delà du 31* de lat. S. et se termine dans le voisinage de b grande saline, au village de Cruz del Eje. Au sud elle se prolonge plus loin que la première chaîne et se termine près de la pelil^ ville d'Achiras, sous 3â* 4' lat. S., où je l'ai étudiée. Elle
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devient alors plus basse et plus étroite; elle a en effet cinq à six lieues de large dans sa partie principale et seulement deux lieues ici. Comme la précédente, elle se termine en se confondant avec le sol par des pentes douces. La roche dans cette partie est de la syénite, celle de la terminaison nord du granit, caractérisé par du mica en grands amas. Le massif principal des deux chaînes est composé de roches nîétamorphiques, qui, dans la première chaîne, renferment en plusieurs endroits du calcaire granuleux ou du marbre.
La troisième chaîne, à l'ouest de la précédente, nommée la Serrezuela, est beaucoup plus étroite et plus courte que la seconde., mais cependant quelquefois plus large que la première. Au nord elle s'étend aussi loin que la seconde, mais se termine bien avant elle au sud et ne dépasse pas 31'' 50' lat. S. Elle est formée également de roches métamorphiques, dont les couches s'inclinent assez à pic à Touest. Mais son aspect est tout autre à cause de la forme en plateau de son sommet, constitué par la tranche déchirée et dénudée des strates, à travers lesquelles ont jailli des roches trachytiques, qui, sous forme de cônes, s'élèvent jusqu'à 1610 mètres sur cette base*".
Ces trois chaînes ne constituent pas à elles seules tout le système orographique central. 11 s'y rattache plusieurs groupes de montagnes situées plus ou moins loin dans la plaine, que l'on doit considérer comme ses appendices ou ses prolongements, et que nous signalerons brièvement. Ce sont les saillies à l'ouest de la Sierra de Cordova, dans le sud, connues sous les noms du Morro et de Sierra de San-Luis.
Un massif de roches granitiques ou métamorphiques se dresse dans le voisinage d'Achiras, mais sur le côté occidental de l'extrémité de la Sierra Achala. Ces roches sont groupées sur deux lignes voisines qui ont reçu les noms de Sierra del Portezuelo et de Morro de San-José. L'un et l'autre se rattachent aisément à la troisième chaîne occidentale de la Sierra do Cordova, et peuvent être considérés comme do nouvelles éruptions d'une môme force souterraine. Du Morro de San-José se détache une troisième
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fonds avec des bois d'arbrisseaux et même desra^^ que l'on doit d'autant plus remarquer qu'il** "7"^ souvent dans la région (vo\ . Reise, t. II., )^% La chaîne du milieu porte le nom de S* -.
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^ lîlle de San-Luis au bord méridional de la roontagne, d -^1 mètres au sonnnet le plus voisin au-dessus de la ville, pai '^^,Hpii»nl \\W mètres au-dessus du niveau de la mer. Au non lu chaîne principale est un peu plus élevée, et doit atteindr jiHH) nictres sur la crête nommée la Pancata. Au delà vient un goive profonde, d*où sort au nord un ruisseau sur lequel s inuive le village de Rio Seco. Il va déboucher dans une petii iivi«*re analogue, située plus au sud et sur laquelle est le villa; lit» San-Franrisdo, à peu près au milieu de la longueur totale i la chaîne . Cette gorge se prolonge à l'est en une ^Tillée profoni et assez large, avec le village de Santa-Barbara, qui a ^-alu i
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