‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 131 sur 583 · PARALLÉLISME DE SES VALLÉES · texte numérisé non relu

PARALLÉLISME DE SES VALLÉES

Rio de San-Juan , se comportent par rapport au Rio Pilcoraayo, presque exactement comme le Rio Grande de Jujuy au RioVermejo. Descendant des pentes nord-ouest du Despoblado, ils sont les sources les plus méridionales du Rio Pilcomayo, de même que le Rio Grande pour le Rio Vermejo, avec cette différence que le dernier des:end du versant sud-est du Despoblado et coule parallèlement avec lui au nord-est.

Nous ne pouvons décrire en détail chacune de ces chaînes de montagnes, vu la pénurie des renseignements. Je dirai donc seu lement que le centre de tout ce district de montagnes, le plateau de Despoblado ou de Puna, est inhabité, ainsi que Tindique déjà son nom. Son altitude est placée entre 3500 à 3800 mètres, et ses bords retombent h pic du côté des rivières dont nous venons de parler. On estime la hauteur absolue de la ligne de frontière connue sous le nom de la Abra de las Cortaderas, et située au bord de ce plateau de Puna au pied duquel commence la république Argentine, à 3920 mètres, et à 1230 mètres celle de la\ille de Jujuy, située en bas dans la vallée de la rivière du même nom dont la source est près du passage. A partir de ce point jusqu'à l'entrée dans la plaine, entre les deux sierras de Cachari et de Lumbrera, le niveau s'abaisse jusqu'à 728 mètres et se rapproche ainsi du niveau de l'extrémité de la grande plaine argentine, au pied des dernières montagnes annexes du plateau de Bolivie dan;; cette contrée. A l'est la déclivité n'est pas aussi bien connue; mais il est probable qu'elle doit encore être un peu plus basse, car toute la plaine est fortement inclinée dans ce sens. A l'ouest le plateau de Puna se prolonge jusqu'au désert d'Atacama, avec lequel il se continue sans interruption. J. J. Tschudi a donné une courte description de cette contrée dans son vopge de Cordovaà Cobija^^. Il est important d'appeler l'attention sur le parallélisme des vallées dans cette région. La partie haute du Rio Guachipas. formée par le Rio Calchaqui , coule tout à fait de même que la partie haute du Rio Grande de Jujuy, c'est-à-dire assez exactement du nord au sud, dans une vallée étroite presque stérile qui a son point d'origine au bord du Despoblado ou plateau de Puna.

SIERRA DEL GAMPO. 235

cuvette de la vallée entourée de pentes élevées (barrancas). Dans cette région la sierra est composée de trois chaînes parallèles, dirigées presque exactement du nord au sud , mais de longueur et de largeur très-différentes** .

La première chaîne orientale , que j'ai traversée , est assez étroite, large d'environ deux à trois lieues, plus courte au sud que la seconde ; mais elle se prolonge au nord avec plusieurs appendices beaucoup plus loin. Elle porte le nom de Sierra del Campe, a une faible hauteur, en moyenne de 1000 mètres, et ne surpasse cette élévation que sur quelques points isolés ; au sud elle s'abaisse encore plus, jusqu'à ce qu'elle s'efface complètement dans la région de Tagua. Comme les autres sierras décrites auparavant, elle a à l'est un versant à pentes douces et allongées, et un versant escarpé à l'ouest. Dans les vallées plates elle est revêtue de jolis bois, mais les hauteurs sont découvertes, non pas ayec la roche à nu, mais avec un tapis de gazon, percé seulement çà et là par les angles durs des rochers. Cette Sierra del Campo est coupée en trois endroits jusqu'à la base par des rivières qui descendent des pentes de* la seconde sierra : la première fois et le plus au nord à San-Roque, près de Cordova, par le Rio Primero ; la seconde fois à Anisacate par le Rio Segundo, et la troisième fois à Salto par le Rio Tercero. La Sierra del Campo est donc divisée en quatre sections, dont les deux plus méridionales portent des noms différents. Le dernier tronçon, de peu de longueur et de peu de hauteur, s'appelle la Sierra de los Condores et s'élève à environ 600 mètres; la précédente, un peu plus longue, mais à peine plus élevée, la Sierra Chica. Les hauteurs les plus grandes se trouvent dans la partie la plus septentrionale, qui est aussi la plus longue. Sur le côté de cette première section se dressent des monticules peu élevés, isolés, se prolongeant loin au nord, qui étendent la chaîne orientale jusqu'au delà du 30' de lat. S. Ils sont composés de hauteurs tantôt nues, tantôt, comme à San- Pedro et Indiguasi, revêtues de jolies forêts de palmiers, qui surgissant ainsi au milieu des Pampas stériles causent une surprise charmante au voyageur. Entre ces collines existent des bas-

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