LE RIO PARAGUAY
il s'accroît et s'abaisse avec encore plus de régularité. Sa source la plus septentrionale se trouve assez près du 14*' de lat. S. sous le 58" de longitude de Greenwich, sur le versant méridional d'une petite montagne dirigée comme les Montes Pyrenàos de l'est à l'ouest et entourée de toutes part d'une contrée montagneuse peu élevée. Quelques-uns des principaux cours d'eau du pays intérieur tirent leur origine de ce centre forestier situé dans le voisinage de la frontière occidentale du Brésil. De là sortent au nordouest le Rio Arino et le Rio Preto, deux des sources du Rio Tupajos, au nord-est le Rio Xingù, et au sud le Rio Pai-aguay par deux bras principaux, dont l'oriental porte le nom de Rio Cuyabâ et l'occidental celui de Rio Paraguay. Quelques-uns des pics les plus élevés de cette contrée montagneuse, tels que le Tumbador et le Gerro Colorado, atteignent au-delà de 2000 pieds. Un grand nombre de petits ruisseaux en descendent et vont se réunir peu à peu aux deux bras supérieurs du Rio Paraguay. Ces deux cours d'eau ont leur source septentrionale principale près Tune de l'autre, sous \¥ 19', aux deux côtés d'une chaîne de montagnes dirigée au sud-ouest et qui porte le nom de Sierra de los Bacairis. Cependant la principale source du Rio Paraguay reçoit ici le nom de Rio Amular, et prend le nom de Rio Paraguay seulement après que la source la plus occidentale du Rio Diamantino s'est réunie avec les autres, telles que le Rio Buriti et le Rio Colorado ^' . Les deux rivières, le Rio Paraguay et le Rio Cm-abà, coulent d'abord au sud-sud-ouest, s'infléchissent bientôt au sud et courent à une distance l'un de l'autre de 20 à 30 milles géographiques jusqu'au moment où ils viennent se confondre en une artère principale dans les marais de Xarayes sous le 18* de lat. S. Sur ce parcouis les deux branches reçoivent plusieurs affluents importants, notamment le Rio Jaura et le Rio Turquis de l'ouest, le Rio Porrudos (San-Lorenzo) avec le Rio Pequini et le Rio llupiauhuhy de Test. Ils pénètrent ensuite dans le vaste bas-fond marécageux de Xarayes, qu'ils inondent tous les ans et transforment en un lac dont les immenses marécages rendent im|)Ossible hi colonisation. Us lurent déjà funestes aux premiers Espa-