‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 161 sur 583 · CHANGEMENTS PÉRIODIQUES DE NIVEAU · texte numérisé non relu

CHANGEMENTS PÉRIODIQUES DE NIVEAU

?nols qui abordèrent ces contrées en 1513 sous la conduite de Rivera, envoyé par Gabeza de Vaca. Aussi on n'essaya pas d'abord Je coloniser ces districts humides. Plus tard ils tombèrent au pouvoir des Portugais, lorsque Tabondance de l'or et les diamants eurent attiré beaucoup d'immigrants dans le bassin du Rio Paraguay.

A l'extrémité du marécage le Rio Paraguay reçoit de l'est l'important Rio Taquari, ou Paraguaymini, et le Rio Mboteti (ou Uiranda), de l'ouest le Laritequiqui (actuellement Bahia Negra) moins riche en eau, et un grand nombre de petites rivières. Ces dernières viennent presque toutes de Test, contrée richement boisée, tandis que le côté occidental est pauvre en eau sur toute son étendue. Nous ne dirons rien de plus de ces petits affluents, car nous n'avons pas dessein de donner une description géographique détaillée du pays. D'ailleurs toute cetle contrée est située en dehoi's des limites de la république Argentine, et la rive occidentale du Rio Paraguay appartient à cet État seulement du 2â^ au iT de lat. S.

Le Rio Paraguay est pour le pays et pour le commerce beaucoup plus important que la partie supérieure du Paranâ audessus de sa réunion avec lui. 11 jouit du grand avantage de constituer une route par eau ininterrompue que, grAce à la largeur et â la profondeur uniforme du courant, on peut remonter presque jusqu'aux sources sans rencontrer nulle part d'obstacles considérables à la navigation. Les variations périodiques de son niveau sont beaucoup plus régulières que celles du Parana, parce qu'elles dépendent uniquement des pluies tropicales qui sont elles-mêmes très-constantes. Elles commencent en novembre, et (lurent en s'accroissant lentement pondant décembre, janvier et février. Alors le niveau do l'eau s'abaisse et diminue graduellement jusqu'en juillet, époque à laquelle le fleuve atteint son étiagc le plus bas, qui varie peu pendant les trois mois suivants, jusqu'à ce que la nouvelle crue recommence*". La difl*érence entre les niveaux les plus hauts et les plus bas est assez la même que pour le Paranâ, et en général ne dépasse pas 12 pieds; quelquefois

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elle s'élève jusqu'à 15 pieds. Sur le côté orienlal le fleuve a presque toujours des berges élevées et ne peut pas s'étendre (l:in< cette direction. La rive occidentale est basse et forme une zon* marécageuse qui est submergée tous les ans. Le courant n'ayant pas, comme le Paranà, de branches latérales où déverser son trop-plein, a en général une largeur de 1/2 à tl/li de mille géographique. Cependant il existe des points et des étendues plus étroites où il n'a plus que i/i ou même i/8 de mille. C'est c qu'on appelle les angusluras^ dont la situation coïncide le plu? souvent avec des courbes entre des berges élevées, ou avec l'existence d'iles. Le nombre de ces dernières n'est pas grand, ^t elles sont bien moins fréquentes que dans le Farana ou le bas Uruguay. De ce fait le Paraguay a un courant un peu plus lent que le Parana. D'après le lieutenant Page, celui de ce dernier esl de2millesl/2àrheure, celui du Paraguay de 2 milles seulemenl. L'eau du Paraguay est aussi un peu plus limpide que celle du Paranà. Les marécages du nord, dans lesquels le fleuve dépose sa vase, contribuent sans doute aussi à ce résultat.

Quant à la profondeur du Paraguay, les sondagf^s ont fait voir qu'il a un meilleur chenal navigable près de la rive orieiiUile, el qu'à l'ouest il devient très-peu profond. Le chenal navi|j:al»l<' osi plus régulier que celui du Paranà, à cause de la largeur plus uniforme du fleuve et de l'absence des obstiicles que 1^ Pamiâv crée lui-même avec les arbres dérarinés. On en rencontre rnr • ment sur le Paraguay, les contrées basses avoisinantes posséiianl une végétation plus vigoureuse, et riche en sous-bois de buissons Le chenal denuMire donc uniform'% et de rembourhun^ dans !•' Paranà jusqu'à l'Assomption, capitale du Paraguay, il a un»' profondeur moyenne de 2i pieds pendant la saison li^ hautes eaux, et de 12 pieds à l'époque du niveau h» plus Ik^s. Plus en avant la profondeur décroîl, mais lentement, et à Corumba, sous li' lO" de lat. S., elle rst encore» d«» 12 à I'» piods à l'époque des grandes eaux, ot de .""> à (i pieds au nioni' n' du plus bas étiage. Il est iném<' encore navip:abh\jusqu»^ tlaiis h*> marais de Xarayes, cl Ips nriviros (pii n^ tirent pas plus dequatr»*

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