COURS INFÉRIEUR DU RIO WLCOMAYO
(5625 mètres, 17 200 pieds), centre des chaînes qui sortent en cet endroit du plateau du Despoblado ou de Puna. C'est à lui en grande partie que le Rio Pilaya doit son eau.
Après que les deux principales branches se sont réunies au point indiqué près de la petite ville de Junta, la rivière prend sa course dans les plaines du nord du Gran-Chaco et se dirige d'abord vers l'est-sud-est. Elle ne conserve pas longtemps un lit unique, mais se partage en s'avançant dans la plaine peu inclinée en une infinité de petits bras plus ou moins parallèles, qui deviennent si peu profonds qu'aucune navigation n'y est possible. Ces bras se rassemblent de nouveau dans un grand lac, accompagné plus loin à l'est de dunes de sable, entre lesquelles l'eau de la rivière disparaît. Elle reparaît seulement après une longue étendue de bas-fonds marécageux, décrit de nombreux circuits accompagnés de rapides, et vient ensuite se jeter de nouveau dans un ^-and lac dont on ne peut voir la fin d'une extrémité à l'autre. On ne connaît pas la position exacte des particularités du Pilcomayo que nous venons de décrire, car jusqu'ici on n'a pu entreprendre aucune exploration réelle du cours de cette rivière. Mais il semble probable que les obstacles mentionnés existent seulement dans la moitié supérieure du cours, pendant que celte rivière coule sur le territoire de la Bolivie, et que le cours unique se rétablit plus bas. Mais cette partie souffre encore de l'existence d'obstacles que lui créent les accidents en forme de terrasses de la plaine. Il existe plusieurs rétrécissements et rapides difficiles à surmonter et qui rendent le passage impossible à de grands baleaux. Beaucoup d'arbres arrachés aux forêts et tombés dans le courant font obstacle à la navigation, et nécessitent un entretien constant impossible dans des régions aussi éloignées, peuplées uniquement d'Indiens. Enfin la rivière se partage dans le dernier quartde son cours en plusieurs bras qui fractionnent le débit d'eau el en abaissent nécessairement le niveau, rendant ainsi impossible Vemploi de navires d'un tirant profond. Toutes ces circonstances oui détourné jusqu'ici le commerce du Rio Pilcomayo, et conserveront encore longtemps cette rivière dans l'isolement et l'inconnu.
268 LE RIO VERMEJO.
Quant aux bras de Tenibouchure, on en connaît trois, doiille troisième peut être considéré comme le principal. Lf* pnMiihr et plus septentrional porle le nom de Rio Ibabi. Il s'écarte beaucoup du bras principal et débouche dans le Rio Pai'aguay ?ou> 24° rJO'. Le second s'appelle Rio Confuso ; il débouche sons 25" 8', et so détache du tronc sous le 24* délai. S. cl5!l'-2l»' ouest de Greenwich , laissant le Rio Ibabi au nord-est. Piv> de lui se trouve la Villa Occidental. Le troisième bnis conserve le nom de Pilcomayo. Il débouche en face de l'Assoniplion, sous 25° 17', et forme un petit delta à son embouchure, qui en lend l'entrée plus difficile que celle du Rio Confuso.
5. Le Rio Vermejo. La rép:ion des sources de cotte rivi<V'\ qui dans sa direction générale est parallèle à la précédent'^ ♦'>! également encore en partie sur le territoire bolivien, mais seulement sa partie la plus faible. La partie la plus gi-andc ^k sources du Vermejo naît sur le sol argentin. Comme pour 1' Rio Pilcomayo, elles se réunissent en deux branches, une nord^^î une sud.
La branche septentrionale est en grande partie bolivienne. Elle vient des vallées occidentales entre his chaînons du système du Despoblado, qui ici forme un plateau mieux isolé, séparé du y\^teau principal de l'ouest par la gorge du Rio Jnjuy. Cette hnnà' septentrionale, comme le Rio Pilcomayo, conserve le nonidelii^^ Vermejo et sort de deux rameaux qui portent aussi le même nom. Le rameau oriental est le Rio Vermejo de Tarija, le rameau occidental, le Rio Vermejo Principal. Rs reçoivent l'un et fauln* plusieurs ruisseaux (|ue nous laissons de côté, parce qu'ilsappartii'nnent en grande i)artie à la république de Itolivic. Les <1»'"^ ramf\'\ux sé[)arés du Vermejo entrent sur le territoire aiv^nlin seulement dix lieues avant leur jonction, à Juntas de San-.\ntonio. au-dessus du 22" degré de lat. S. et s'v réunissent. La ville d'ttran. la i)lus se|)tentrionale de la république, est sur le bord de l« i"^ cours réunis.
La branche méridionale du Rio Vermejo prend le nom ileK"» Grande de Jujuy. KUc court au nord-est dans une laip' \all<*^