ÉTAT DES CONTRÉES RIVERAINES
pieds d'eau pourraient remonter jusqu'à Guyabâ et môme jusqu'au 15' de lat. S. ^ tous les moments de l'année. Los traités des États limitrophes garantissent la libre navigation non-seulement entre eux, mais encore aux nations étrangères ; aussi ce fleuve deviendra un jour d'une grande importance pour le commerce intérieur, et d'un prix inestimable pour Buenos-Ayres qui est l'entrepôt naturel des marchandises qui remontent et descendent le Paranà. C'est là que viendront aboutir les richesses qu'un commerce actif avec l'intérieur laisse entrevoir.
Malheureusement toute la rive occidentale du fleuve depuis Sanla-Fé en amont est pour le moment à peu près déserte. Les peuplades indiennes y vivent encore dans une liberté peu contestée, et le Gran-Chaco, qui doit sonnom(voy. notelS) à l'existence de chasseurs que mènent cos hommes, demeurera encore longtemps un simple territoire de chasse pour les bandes errantes d'Indiens, et quelquefois un repaire pour les hordes pillardes qui partent de là pour leurs expéditions dans l'ouest (voy. mon Reise, II. p. 29 eiseq.,). Le côté oriental, de l'embouchure du Paranà jusqu'à l'embouchure du Rio Apa (22' de lat. S.) est peuplé do populations d'origine européenne, et est en grande partie cultivé. Mais, à l'exception dos localités principales, cette population est clair-semée et a besoin do s'accroîtr(î beaucoup avant ^{ue la culture atteigne son plein développement. Les contrées nvorainos do ce côté appartiennont aux moilleures de la répuï^lique Aigontino, et le grand fleuve sur les bords duquel elles se trouvent en facilite tellement l'emploi et l'exploitation, qu'elles S''nil)l(iU ne plus attendre qu'un peu do bonne volonté pour voir couvrir promptement l'avenir (|ui los attend. Mais l'entrée de c^'S contrées, la province d'Entrenos, ost un foyer constant de '■'volulions que suscitent incossament quelques personnages considérables dans le but égoïste de se nuire et de s'oppri- ^nor les uns les autres. D'un autre côté, la partie supérieure <l^ celle région, le Paraguay, cette terre bénie et riche entre ^oni( s, languit encore débilité par le despotisme sous lequel '^•s Jésuites et dés hommes comme le docteur Francia et los mom-
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bres encore plus néfastes de la famille Lopez y ont élevé les populations.
4. Le Rio Pilcomayo, le premier grand affluent occidenlal du Paraguay, appartient à la Bolivie dans la plus grande partie de son cours et a seulement soutiers inférieur sur le territoire argentin. Ses sources sont situées entre le système montagneux du Despoblado et le plateau de la Bolivie. Elles sortent soit du vei-sant sudest du dernier, soit du bord nord- ouest du premier, et se rassemblent en deux cours principaux, un de chaque côté, qui viennent tous deux se réunir à la sortie des gorges alpestres pour former la rivière dans la plaine.
La branche septentrionale du Pilcomayo porte le même nom. Elle vient des contrées où se trouvent les villes de Chuquisacael Potosi, et a plusieurs petits affluents, tels que le Rio Cachimayo et le Rio Maracâ, qui lui arrivent, le premier du sud-ouest, le second du nord-ouest.
La branche méridionale est alimentée par une étendue de territoire plus grande, mais n'est pas plus abondante en eau, parce que ses affluents viennent de contrées arides et stériles qui forment le versant nord-ouest du système du Despoblado . Le principal cours d'eau porte le nom de Rio Pilaya; mais en réalité il n'est que l'extrémité inférieure des bras situés au sud, et il vient rejoindre le bras nord, ou Rio Pilcomayo, sous 63<*10' ouest de Greonwich. Auparavant, le Rio Pilaya reçoit deux affluents principaux, au nord le Rio Grande, au sud le Rio San-Juan. Le premier vient de l'ouest-nord-ouest et recueille les petits misseaiii duRioToIa-Pampa, duRioYura,duRioGotagîijta et du Rio Antonio. Le Rio San-Juan coule du sud-ouest et se forme de la réunion du Rio Socacha, du Rio Suipacha, du Rio Estaca et d'aiUn^> petites sources. La route, qui en parUint de Jujuy traversa* le plateau du Despoblado près de Moyo, touche ensuile à Tupiza i^ conduit le voyageur à Potosi, après avoir traversé le Colaga>1a,dt> cend lecours du Rio Socacha. Depuis les temps primitifs elle in>n* stitue la principale voie qui relie les pays argentins el la Bolivi»' Elle passe au pied des sommets neigeux du Gerro Cborolque