‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 165 sur 583 · NAVIGABILITÉ DU RIO VERMEJO · texte numérisé non relu

NAVIGABILITÉ DU RIO VERMEJO

Vermcjo aucun obstacle considérable à la navigation, tel que rapides ou larges épanouissements du lit transformé en marais ou en lagunes. Mais la grande largeur de son lit et son faible débit d'eau abaissent sa i)rofondeur à 26 pouces et même jusqu'à 18 pouces en beaucoup d'endroits pendant les bas étiages; aussi n'esl-il accessible qu'à des bateaux plats. L'époque des hautes eaui amène une différence annuelle de 3 à 5 varas. Elle a lieu dans les mois de janvier à mars. Pendant son cours à travers la plaine, celte rivière ne reçoit que le faible contingent du Rio del Valle, sous 24** 5-10' de lat. S. Cet apport doit être minime, car cet affluent doit son origine à plusieurs petits iniisseauxqui prennent leurs sources sur les pentes sud-est de la Sierra Lumbrera. En outre un terrain marécageux lui soustrait encore beaucoup d'eau vers le bas de son cours. Au-dessous de son embouchure se trouve le village d'Esquina Grande, le dernier établissement de cette région. Plus loin on ne trouve plus que des tribus indiennes.

Dansées derniers temps on a fait plusieurs essais pour établir une navigation permanente sur le Rio Vermejo. Une compagnie s'est constituée dans ce but, et chaque mois un petit navire à \> peur remonte le fleuve poui* mettre en relation avec Ruenos- Ayresla population fixée dans la partie supérieure de soncoui^i Esquina et à Oran. Mais jusqu'ici les résultats de cette entnprise ont eu peu d'importance, parce que cette population est eiicoie i)eu nombreuse et que ses produits ne sont pas recheirhés Mais la nature tropicale de cette contrée, où hîs plantes despiiys chauds croissent, permet d'espérer que ses produits s'accroîli'ODl et prendront bientôt un plus grand essor qu'aujourd'hui, l « M avenir est donc réservé à cette contrée. Il faut seulement fairods vœux pour que son paisible développement n'ait pas à souffrirde bouleversements violents, et qu'on ne revoie plus de cesterriWe> catastrophes comme le tremblement de terre et l'inondation si* mult4'mé(» qui ont presque entièrement détruit la ville d'Oranily a d('ux ans ' -.

Gé Le Rio Saladoest le dernier grand affluent occidental J"

LE RIO SALADO. 271

bassin de la Plata. Ce cours d'eau appai4.ient tout entier au territoire argentin et se déverse, non plus comme les deux précédents, dans le Rio Paraguay, mais dans le Rio Paranâ, près du Santa-Fé. Il sort du côté ouest du flanc méridional du système de Despoblado, et la tête de son coursa une direction tout à fait identique avec celle de la branche supérieure méridionale du Rio Vermejo. Ils se ressemblent comme s'ils étaient la copie l'un de l'autre. Les deux sources le plus à l'ouest, le Rio de Santa-Maria et le Rio Calchaqui, naissent entre le 06' et le 67' degré ouest de Greenwich. Ils dirigent au sud-sud-est leur eau vers la vallée qui forme la limite entre le système du Despoblado et celui de l'Aconquija. Cette vallée, ainsi que celle du Rio Grande de Jujuy et du San-Francisco, court du sud-ouest au nord-est. Le Rio Guacliipas, qui n'est autre que la têle du Rio Salado, y coule avec une direction semblable. C'est dans cette rivière que viennent se jeter les deux affluents dont nous venons de parler. Le Rio Santa-Maria reçoit son eau du sommet neigeux du Cajon, principal massif de la Sierra Gulumpaja, et jaillit sous âS*' 50', près de ce piton au nord. Il coule au sud-est jusque sous 26' 40' dans une étroite vallée inhabitée, et arrivé à cet endroit décrit rapidement 110 arc au nord-est. Là se trouve le premier lieu habité de la vallée, la Punla de Dalastros. Une suite d'établissements, quelquesuns charmants, viennent ensuite dans la partie plus ouverte de la vallée, jusqu'à ce que la rivière rencontre, sous t25\54', le fJio Calchaqui qui coule dans la môme direction du nord-ouest. Parmi ces étabUssements nous citerons d'abord Santa-Maria, qui autrefois était animé, mais est devenu misérable depuis que les forges ont été portées ailleurs. Plus loin la grande Estancia Cololao avec le Banado de Quilmes, dernière contrée défendue par les héroïques Calchaquis, qui y avaient leur siège principal. Elles relèvent toutes deux de la province de Tucuman. En dehors de leur territoire, au nord, l'Estancia Tolombom et le village de Wayata, connu par ses riches cultures de vignes, près de la petite ^illc (le San-Carlos, où le Rio Calchaqui rencontre le Rio de Santa^Iaria, après avoir reçu plus haut le petit Rio de San-Carlos.

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..\ rivières iV'uuies nnMuienl le udjh il- îlioiMiai i;ij;i>. ' Jaiis la direelion (lu couis iiil'/'iieur du i;i>» (! • > ii! - ...ui nord-esl, jus(|u'à ce (|u\ iJiS ;^ii-ut allc'iui !r' u, .; .: ,: de Cii'eenwieh el :Î.V 10 lai. S. La \j|li'e ; >l a.--.-. 1. 1, . iH pas aussi lûiu culliNée (ju'à San-('.arl(»> tl i!ara\:il;i. i'i:- , lusaulres pelits al11uiiil>, tels (pu* li' ll'n) d 1 Tu!:a!, i- K" Jùisario et le llio Arias, Tai'roxMiL eî vuîil : ' <ié\i t.mt il:iii- 1 !.: ■ (iuaelnpas. Ils desreudi iit !ous du syslèiue du !>esjM \\\ itlo ra-!.ivaut la uiènni dircelion (pjtî le liio llalelnupii. h- laïu. < -hu- ^ coiuuHî la (Juelu'ada del Toru ei la Our-hiMila d»'| Kseiijp , ivi, ■:;leiildaus une iu(''UH' din.Miiiou au plateau, douîl ^ laniiliiMlii'i:-. pi(>jel('i?s loin au sud-e<t, preuneul iei i\r> U'uns parli«ii;ir*.plateau de (laelii-Païupa à Touest « t ili3 ('duenaua à l'esi. Li priî: ■• pal lauieaudu Kio ilosiu io nmlc pai* b. (juehrada d ITuif. < I j : > à Trsl le [lio Arias, «jui i'e<;oil près d«' 1 1 \ille di* Salîa un km :î de nr»ula:-riies el va se jeler au sud-j>[ dans le liio (luMihii :».-. pi" d»; sa euurbure. La rivière reueoiili'e (lan> e s eoulré- s Ifs d. inièrus eliaînes aiuiex; s du sy.slèni'' du Despohlado. Klir^s Tolili;:' n à se détourner (faliord à Tesl, tjusuiie au sud-est. A su ei»urinii L'Ih' tuueh ' II* pi<,'d de la Sir-rra (laelnui. d'inière rauiili- jî".: nMrd-:>t di' rAeonipiija, cl vi»'Ul s»? huii-rsur re\tr«''uiil''*>ud»'ade la Sieira Lundu'i'r.i, ipii ladi'luuruc au sud-sud-ol. Iv-t :ii' p lulanl (pi«'hp>' l lups enire es diiix uionla^ue^, . :|.; • :.' d m^ un li; •■î«-\i'' par une \.!ilé l'iioil- , tiù s lueivc' la rua:-: Tut uuiau à Salt:i, Il /"-dilliei!. |>oui' li's \()\a;-;'Ul s. iiu iNl.ii-:' niée liliér.de eunuu.Jidée pai le ^é'uèial lk'l};ranu eainpa (|ii''i'|>

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'MlolliuSali.do. V. de grandes

l'i.iidaril que la rivière coule par cette gor; ,(^^ la Monte

ipios petits ruisseaux de la Sierra Cachari, sui ^ ,. 'ourncau des établissemenls prospères. Le dernier est le l',j ., • ,,.. , j près lequel les Kspagnols londèrent une ville dé- ,. • ru,,

leinps (p. 88). IVu a')rès il rencontre les Loma- ■ iv

chaîno étroite qui s'élead diins le prolongement de ir.\ • de la Sierra Lunibrera au sud-est et (jui plus loin à Feslo^^^^ la rivièi'c dans la i)laine. Elle contourne les Lomas et r*ii.,^ leur extrémité son dernier alïluent, le Rio llorcones, qui i»* ^ eaux soit de la petite Sierra Buruyaco (p. 2:21), soit des pM^tx inclinées à Touest de la Sierra de Tucumaq, et elle est aliment^ surtout par cette dernière contrée où se trouve le village de IUh sario.

Après être entré dans la plaine, le Rio Salado se dirige à peu près en li<(ne droite au sud-sud-esl, et traverse d'abord des contrées cultivées où raccompagnent les localités de Miraflores, Dalbuena, Pitos et d'autres relevant toutes de la province deSalla. A San-Miguel il entre dans la province de Tucuman, et ici la principale localité est liandelaria. Plus loin, au-dessous de Cruz Grande, il pénètre dans une région stérile presque inhabitée, partie du Gran-dliaco dont les forets clair-semées l'accompagnent à l'est. Sur cette route, en traversant la province de Santiago, il perd beaucoup d'eau par évaporation, etarrive déjà assez affaibli j.rès du chef-lieu. Il rencontre alors le prolongement de la dépression centrale dans* laquelle se trouve [la grande steppe salée. Il s'y divise en plusieurs bras qui s'étalent des deux cotés sur une vaste étendue. Son cours devient lent,- et il dissout une si grande quantité de sel, que ses eaux ont ensuite un goût trèsprononcé de sulfate de magnésie, d'où lui est venu le nom de Rio Salado.

La partie supérieure depuisMirallores jusqu'à San-Miguel coule

BEP. ARU. — I. 18

!27i INSTABILITÉ DU RIO JUHAMENTO.

dans la région montagneuse indiquée, où des différences de niveau considérables du sol occasionnent des rapides. La rivière, en effet, traverse jusqu'à San-Miguel plusieurs terrasses peu élevées de la plaine, et lorsque le courant se ralentit il se forme des bas-fonds. Elle coule ensuite quelque temps plus tranquillement, jusqu'à Tendroitoù commence ladivision en bras parallèles, depuis La Brea jusqu'à Figueroa. Son lit y est mal défini et change considérablement d'une année à l'autre. Plus loin elle se rassemble de nouveau en un seul cours, et coule par les contrées mal peuplées dont la petite localité de Matarà constitue le centre. Elle se rapproche du Rio Dulce à une distance à peine de 10 lieues; mais au-dessous de Matarà elle se détourne du sud-sud-esl au sud- est. De nouveaux bas-fonds se trouvent sur son parcours, et changent son lit en vastes marécages et même en grandes lagunes, qui causent une grande diminution dans la quantité des eaux par leur eictension sur de larges surfaces. En même temps les arbres tombés dans la rivière, et devant lesquels des bancs de sable se sont formés, en barrent le cours et l'obligent à changer son lit sur de longues étendues. De grandes masses de plantes, particulièrement le cameloté {Poniederia azurea) et le lotoras {Ttjphoe spec), couvrent ces bas-fonds sur plusieurs milles et masquent complètement le vrai lit de la rivière. Lorsque le Rio Salado sort de CCS marécages et lagunes et qu'il rentre dans son lit unique, il est d'ordinaire pauvre en eau, décrit de nombreuses sinuosités, et a un débit si faible, que pendant l'hiver on n'y trouve souvent plus que 2 pieds, ou i pieds au plus de profondeiu*, bien qu'il n'ait pas plus de 00 à 80 pieds de large. Ses berges sont assez élevées (15 à 20 pieds) et il ne peut plus en sortir, attendu que des crues aussi considérables se produisent trèsrarement. Lorsqu'il lui arrive de s'élever au-dessus, il n'en résulte en général près de l'ancienne rive que des lagunes et non des inondations complètes. Los plaines avoisinantes, comme toute la surface des Pampas, ont de nombreuses dépressions et ne possèdent pas une surliicc uniformément inclinée partout. Ces lagunes accompagnent le Ûeuve sur de grandes étendues. Elles se reui-

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