OSCILLATIONS DU NIVEAU DE L'EAU
seulement quelques heures. En outre, Testuaîre de la Plata subit aussi les variations annuelles du niveau des fleuves, et roule à la fin de Tété une masse d'eau un peu plus considérable qu'en hiver. Ordinairement, la crue maximum a lieu au commencenienl de mars, et pendant ce mois les plages basses du rivage sont inondées presque chaque année. Toutefois cette diflérence n'est jamais aussi grande que sur les fleuves intérieurs ; d'une part, parce que les eaux ont une grande surface où s'étendre, d'autre part, parce que les crues des difl'érentes rivières ne sont pas simultanées, et par suite s'équilibrent mieux à l'embouchure et deviennent moins fortes. Elles ne dépassentpas la diflércuce de niveau déjà mentionnée, et demeurent en général au-dessous, s'arrelaut entre G et 8 pieds. Cet état est parfaitement constaté depuis de longues années pour Buenos-Ayres, et les assertions qui prétendent que l'eau du fleuve a diminué ou que les tempêtes élaieul beaucoup plus fréquente sautrofois, reposent sur des bruits et des opinions dénués de tout fondement positif.
SYSTÈME HYDROGltAPIUQUE CENTRAL DE LA SIERRA DE CORDOVA.
Le système hydiographique central de la république Argentine se compose de cinq petites rivières qui sont toutes si semblables et si peu importantes, qu'on n'a pas cru nécessaire de leur donner des noms particuliers. On les désigne simplement par leur numéro d'ordre en allant du nord au sud. Elles naissent toutes |»ar plusieurs petits ruisseaux dans les gorges de la Sierra Cordova ou de ses annexes. La plupart de ces ruisseaux sortent delà giande vallée longitudinale entre les deux chaînes principales de laiaontagne. Tant qu'ils sont encore dans le voisinage des chaînes cl d»' leurs flancs fortement inclinés, ils roulent sur de gros galets el