RIVIÈRES DES CORDILLÈRES DONT LE COURS S'ASSÈCHE
Les rivières qui descendent des Cordillères et de leurs annexes entre 26 et 35* lat. S., sont toutes insignifiantes et méritent à peine ce nom. Aucune d'elles n'a un lit profond avec beaucoup d'eau, mais seulement un cours faible de 2 à 3 pieds d'eau qui ne devient un courant impétueux que temporairement, et sans aucune régularité. Elles entraînent alors de gros cailloux et d^^s blocs, mais en temps ordinaire elles ne peuvent entraîner qu.^ dt^s galets et du gravier. Ces rivières sont formées par la réunion de plusieurs ruisseaux qui descendent des sommets couverts de neige du voisinage, ou tirent lour origine des prairies suspendues le long des pentes, et apparaissent d'abord par des filets d'eau à peine sensibles. Elles sortent de la montagne par des gorges quelquefois très-étroites, qui paraissent être le résulUtl de l'érosion du courant, se détournent toutes à l'est et au sudest conformément à l'inclinaison de la plaine, et y tarissent après un cours plus ou moins long, lantôt sans extrémité définie, tantôt en se perdant dans des lagunes ou ci en egas. Aucune d'eli»^ n'atteint TOcéan. Toutes les pluies qui tombent sur le rùlé oriental des Cordillères et toutes les vapeurs de ratmosplioiv que se condensent sur leurs sommets glacés, entre ÛG et iV lat. S., restent sur le sol près duquel elles se sont formées, on