‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 184 sur 583 · LE RIO COLORADO · texte numérisé non relu

LE RIO COLORADO

remontent par Tévaporation dans la couche des nuages d'où elles étaient descendues. Il n'en arrive pas une goutte à l'Océan.

Ces cours d'eau se laissent naturellement grouper en six petites rivières que nous allons énumérer du nord au sud, et décrire brièvement.

1 . Le Rio Colorado '* est la plus au nord d'entre elles. Son artère principale traverse la partie nord de la province de Catamarca, et se termine sur les limites de la province de La Rioja en se dirigeant vers la steppe salée centrale. Il naît avec deux rameaux principaux, dont celui du nord vient du sommet neigeux de San-Francisco, celui du sud de l'Alto de Machaco et par plusieurs petites sources {Reise II. p. 255). Ce dernier rameau est le plus long et le plus riche en eau. Il a deux sources, dont la plus élevée descend du pied du Cerro, l'aulre de la passe de Losas. Elles âe réunissent bientôt et coulent au sud dans la vallée étroite qui sépare le prolongement du système de Famatina du premier plateau des Cordillères. La rivière s'appelle alors Rio Casadero. Plus loin elle traverse la chaîne de Famatina par la qtiebrada resserrée de Cuchuil, et peu avant sa sortie de [la montagne reçoit du nord un affluent du même nom. Alors elle pénètre dans la vallée étroite entje la chaîne de Famatina et la Sierra Gulumpaja, et arrose le village de Fiambala près duquel des sources thermales alimentent des bains salutaires. Continuant son cours au sud, elle reçoit à Anillaco l'autre rameau du sud appelé Rio de la Troya qui traverse également ici la chaîne de Famatina par une gorge étroite, et coule ensuite parle goulet entre Anillaco et San-José dans la vallée de Copacavana où elle prend son nom. Là elle reçoit du nord-est le petit Rio de Zapate. Au-dessous de cette localité la rivière se détourne au sud-est et s'infléchit ensuite entièrement à Test. Dans l'arc de cette courbure elle reçoit du sud-ouest les petits affluents du Rio Santa- Cruz, du Rio de las Campanas el du Rio de los Angeles, qui ne l'atteignent que dans les fortes pluies, tiuidis qu'en temps ordinaire ils sont réduits à l'état de fla(jues d'eau {Reise II. p. 240). Elle se dirige vers l'angle terminal du Ceno Negro, le contourne

298 RIVIÈRES SE RATTACHANT Al' RIO COLORADO.

au nord-est, el coule avec celte direction dans les vastes plaines entre TAmbato et les dernières pentes de la Sierra Gulumpnja. C'est dans cette partie qu'elle est rejointe par le Rio Sauce, donl les eaux abondantes descendent de la Sierra Velasco. Alors la rivière prend son nom de Rio Colorado, parce que son eau trouble et rougeâtre emprunte cette coloration au lehm du diluviura. Dans la plaine elle s'infléchit toujours plus à l'est et plus Undau sud-est, touche plusieurs localités, comme Agua Caliente, où je l'ai traversée {Reise II. p. 23il). Elle pénètre dans la moitié orienlale et encore plus stérile de la même plaine par la gorge de la Sierra de Mazan, et se dirige alors presque complètement au sud. Près de la courbe, au village d'Anapa, où j'ai passé une mauvaise nuit, elle forme un large marais et s'appauvrit en eau, tant et si promptement qu'elle se trouve réduite à l'état d'un ruisseau. Dans son prolongement au sud, son eau se chai^ge de beaucoup de sel, et avec cet aspect de ruisseau salé elle ti'averse, sous le nom d'Arroyo Salado, la route de Catamarca à la Rioja. Plus loin elle se rappioche de la steppe salée et se perd dans les sables.

Il faut mentionner ici comme cours annexes du Rio Colondo plusieurs petites rivières qui à la vérité ne sont pas en communication avec lui, mais ont une direction et une origine presque les mêmes, et comme lui vont aboutir d«ins la steppe salée en se perdant dans la plaine voisine. Ces p Hites rivières sortent de> montagnes qui bordent les vallées d) la province de Catamai\a et les alimentent d'eau. Elles ont leurs sources soit dans les annexî'S des Cordillières, soit dans celles de l'Aconquija, et ress^^mblent complètement pnr leurs caractères au Rio Colorado. Elle> sont expendant plus petites, c'est-à-dire moins longues et plu^ pauvres en eau. iNous allons décrire les deux plus grandes ilu groupe.

Le llio Helen est une petite livièro insigniliante, mais d'une grande valeur pour la vallée dans laquelle elle coule et i\ laquell'* elle emprunte son nom. Elle se forme de plubieurs petits ruisseaux entre les contreforts qui relient la Sierra de Belen et la Sierra

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