‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 185 sur 583 · LE RIO DE CATAMAKCA · texte numérisé non relu

LE RIO DE CATAMAKCA

Gulunipaja, coule au sud par la vallée de Belen et en sort pour entrer dans la plaine déserte qui occupe Textrémité supérieure d(^ la province de Catamarca. Ses sources prennent les noms des localités près desquelles elles passent, comme Guafm et Granadillos, villages qui datent de l'époque des Indiens alors que Ton conibat(ait les Calchaquis. Zurita fonda la ville de London à la sortie de la rivière dans la plaine ; elle se dirige alors au sud-est vers le bassin salé situé dans la même direction, mais n'y arrive que rai'ement, après de fortes pluies.

Près de là, à l'est, plusieurs petits ruisseaux sortent des gorges de l'Atajo, avec un cours et une terminaison identiques. Ils portent les noms des localités fondées près d'eux, et deviennent un peu plus cousidérables en se rapprochant de l'Aconquija, De ses pentes sort la petite rivière sur laquelle se trouve Fuerte de Andalgalà, foit construit en cet endroit par les Espagnols contre les (lalchaquis. La rivière est assez riche en eau, et son cours arrose plusieurs établissements voisins.

Le Ilio de Catamarca est plus important que les cours d'eau cités jusqu'ici. Son bassin est situé dans la vallée entre la Sierra Anibalo et la Sierra de Alto ou de Anca^:te. Il se compose de deux branches qui naissent au sud du Campo de Pucara, celle de Touost près de Ilumaya sur la Cuesla de Guanomil, celle de l'est à colé du Pueslo de Bazan sur les pentes de la Sierra Paclin ou San-Antonio. Ces deux ruisseaux se réunissent à Colpes, et coulent à travers la montagne par une gorge étroite jusqu'à la Puerla, où la vallée devient un peu plus lari^e. La rivière reçoit ici de l'ouest un alfluent qui tire son eau des hauteurs du Macliado, et décrit, en inclinant forlemenl à l'est, de nombreuses sinuosités dans une longue vallée resserrée entre la Sierra de Paclin à l'est et la Sierra de Lorenzo à l'ouest. Peu après sa sortie de cette jolie vallée, bien peuplée et cultivée, elle pénètre dans la plaine stérile de Catamarca, et reçoit le Rio de Paclin au-dessous de cette ville, qui est située un peu à l'écart sur sa rive occidentale.

Le Rio de Piiclin coule dans la vallée entre la Sierra de Alto et de San-Antonio à côté de la branche orientale du Rio de Catamarca,

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et arrose aussi de ses eaux celte jolie vallée. Il arrive jusqu'au Rio Calamarra seulement après les fortes pluies. Ce dernier s'assèche aussi bientôt, et cesse ordinairement de couler déjà avant la lar^i^e dépression entre TAmbato et la Sierra de Ancasle qui ferme son lit. De petits ruisseaux qui descendent de FAmbalo, et que j'ai signalés dans mon voyage {ReisCy II. p. 22:^), n'arrivent pas pour la plupart à la rivière principale vers laquelle ils sont dirigés.

2. Le Rio Yermejo est une rivière tout à fait semblable, mais plus longue que la précédente, qui coule au sud de celle-ci à travers les provinces de La Rioja et de San- Juan, et arrive jusque dans la région de cette dernière ville. Elle a aussi dans soncoui*s supérieur deux branches semblables et assez riches en eau; maiscelles-ci restent plus longtemps séparées et sont considérées comme des rivières distinctes. L'une et l'autre descendent des sommets du plateau des Cordillères : celle de l'est, le Rio Jagué, du Cerro Bonete ; celle de l'ouest, le Rio Blanco, du volcan de Copiapô et de la Barranca Blanca. Je les ai traversées toutes deux dans leur partie supérieure et les ai signalées dans mon voyage, mais je ne connaissais pas bien alors leur connexion et leur cours : ce que je vais réparer maintenant.

Le Rio Jagué coule dans la vallée entre le système de Famalina et le plateau oriental des Cordillères, et sort dans Fa région du Cerro Bonete, dont le sommet couvert de neige entretient son cours, sinon directement, au moins par la condensiilion des vapeurs de l'atmosphère. Il reçoit de la même région un affluent, le Rio de Loro {Reise IL, p. 258)", qui se réunit avec lui dans la vallée, et les deux rivières constituent dès lors un coui^s d'eau important. Elles coulent au sud dans la vallée sous le nom de Rio Jagué, et près de la localité du môme nom pénètrent dans le prolongement beaucoup plus large de la vallée entre la chaîne de Famatina qui se diiige à l'est et le prolongement du premier plateau des Cordillères. Ici le Rio Jagué traverse en se dirigeanl au sud-est la montagne de l'est, le prolongement de WWio Machaco. il rencontre, dans la laige plaine mentionnée à côté de

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la chaîne de Famatina, le Rio Yinchina, qui coule parallèlement au Rio Jagué et se forme au centre du système de Famatina près de FAlto de Machaco par de petits ruisseaux analogues situés au sud, comme le Rio de la Troya qui en descend à Test. Le Rio Jagué, étant le plus considérable, donne son nom aux deux rivières réunies, mais coule plus loin au sud dans la direction du Rio Vinchina. Il reçoit sous 29** Sb' un affluent de l'ouest, le Rio Guandacol, qui sort d'une gorge à l'extrémité de la montagne. A partir de là, le Rio Jagué continue son cours unique au sud et prend bientôt le nom de Rio Vermejo, dénomination avec laquelle il descend jusqu'à 31° lat. S., et se réunit alors avec le Rio Jachal, qui est le prolongement du Rio Blanco.

Le Rio Blanco sort de plusieurs ruisseaux qui naissent encore plus haut que le Rio Jagué sur le plateau des Cordillères. Le plus au nord est le Rio Salado {Reise IL, p. 269), dont la source est placée dans le voisinage de volcan de Copiapô, où elle sort de prairies dans une dépression au pied du piton rouvert de neige. Un autre ruisseau plus à l'est prend le nom d'Arroyo Blanco, et un troisième, un peu plus important, celui de Rio Blanco. Ils se réunissent de bonne heure, à la sortie de la Barranca Blanca {Reise IL, p. 268), et le Rio Blanco ainsi formé, assez riche en eau, reçoit plus lard le Rio Salado en se transformant en une rivière considérable. Il coule ensuite au sud dans la vallée entre les deux plateaux des Cordillères, reçoit sur ce parcours plusieurs petits tributaires qui naissent de la chaîne occidentale des Cordillères, tels que le Rio Come Caballo, le Rio Carnerito, le Rio del Pasto Largo, etc., et arrive ainsi jusqu'à 29' 30' lat. S. Ici la rivière se tourne à Test, vers la Sierra de Jachal qui court parallèlement à elle, et la traverse sous 30" lat. S. près de la localilé de même nom. A partir de là elle prend le nom de Rio de Jachal et coule ((uelquc temps enlrc les deux chaînes de monUigncs, résulUit du dédoublement de la Cordillère latérale, puis elle sort à Test près du village de Mogna, dont elle arrose les teries. Au-dessous de cet établissemont, elle se détourne de plus en plus à Test et se rapproche du Rio Jagué, que l'on ap

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