RIVIÈRES OUÏ SE JETTENT DANS L'OCÉAN
D'ordinaire le Rio Salado a seulement 2 pieds d'eau, mais il y a des années où il est profond de 6 à 8 pieds, el des moments pendant lesquels il inonde les contrées plates avoisinantes. Mais ce sont des exceptions, et on ne peut pas compter sur une si grande quantité dVau. Il est visité par d'innombrables oiseaux aquatiques qui le peuplent sur toute son étendue. Un beau poisson de ! à I * pied de lonp, appelé Lisn, espèce d'Aworfits, y vit et est très-bon; en outre, une autre espèce de silure; mais je n'y ai aperçu ni crustacés ni mollusques.
A côté du Rio Salado, qui débouche dans le golfe de Somborombon sous 35"4ry4" lat. S., coule au nord une rivière analojrue mais beaucoup plus petite, le Rio Somborombon appelé aussi Rio Saladillo. Ses caractères sont les mêmes, mais sur une plus faible é(*helle : aussi ne le mentionnons-nous qu'en passant. 11 naît au sud de Buenos-Ayres, près de la petite ville de San- Vincent, et débouche l'i plus au nord que le Rio Salado, dans le golfe du même nom que lui. L'embouchure des deux rivières est étroite, et ne peut être franchie que par de petits bateaux.
"i. L'océan Atlantique reçoit les plus grandes des petites rivières qui sortent de la chaîne de hauleius peu élrvées dont la Sierra de Tandil forme le centre, ou tirent leur ori<»ine de la <iovn\ un peu plus élnée de Vcnt^ina. Elles n'offrent rien de particulier, et n'ont pas besoin d'ime description générale plus éterulue.
Les petites rivières qui descendent de la Sierra de Tandil et de ses prolongeinenis se dirigent vers le Rio Salado, mais elles sont Idiîi (h' le rejoindre, et tnrissfnl à mi-chemin dans des canadas. Toutes se dirigent plus au nord-est qu'au nord, «'t l(*s dernières et plus méridionales se rapprochent ainsi de la côte de la mer, nuiis également sans l'atteindre; quelques-unes seulement, les dernières de la série, débouchent réellement dans l'Océan. Voici les principales :
L'An^oyo Tapalquen sort du bord septentrional de la chaîne Ac hauteurs, et se termine dans la dépression près de laquelle
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se forme TArroyo de las Flores qui va tomber dans le Rio Salado.
L'Arroyo de Azul apparaît à côté de la petite ville qui lui a donné son nom, se développe dans la plaine où il se rappiwhf très-près du Rio Salado, et va se perdre dans la canada d'où sort TArravo Camarones.
Viennent ensuite TArroyo de los Huesos, l'Arroyo Chapaleofù, TArroyo Lang^ueyn, TArroyo Tandileofû et Napoleofu, qui tous ont un cours et une terminaison semblables.
Plus loin on rencontre du côté de la mer plusieurs petits ruisseaux qui deviennent plus courts à mesure qu'on s'avance à l'est. Les plus grands, comme l'Arroyo Grande, l'Arroyo Pantanoso, l'Arroyo Dulce, se terminent dans des lagunes près de la côte. Les plus petits, comme l'Arroyo Vivoratâ, l'Arroyo de los Cueros, l'Arroyo Seco, l'Arroyo de Santa-Helena, atteignent la mer, vers laquelle se dirigent encore d'autres petits ûleXs d'eau qui méritent à peine le nom de ruisseaux, et débouchent au\ deux côtés du Cabo Corrientes.
Au sud coulent les plus grands cours d'eau de ce systèmi\ bien que les premiers près du cap soient également très-petits pl courts. Aucune de ces petites rivières n'a d'autre importance qut» de servir à l'irrigation des terres voisines. I^ plus grande A*" ce côté est le Rio 0"^quen Grande, (fui avec son tributaire l'Arroyo del Pescado Gastigadoa bien .10 milles géographiques de longueur. Ils sortent tous deux d'une canada dans le voisinage de la Sierra Tapalquen, et il est encore alimenté par huit autres branches qui descendent de la chaîne de coteaux. Il a un courant assez impt'tueux et forme de petites c<ascades. Tous les autres sont insijjnifiants, bien qu'au nombre de quatorze jusqu'au Cabo Corrientes.
Du Rio Ouequen à la Bahia Blanca s'ouvrent dans l'Océan quatre petites rivières; ce sont, dans l'ordre indiqué, TArroyo Cristiano Muerto, l'Arioyo Claromeco qui a trois sources et pr suite s'appelle aussi Très Arroyos, l'Arroyo Quequen Salado K I** Rio Sauce Grande, qui descend par quatre branches de la Sierra Pillahuinco.
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Les autres rivières de cette contrée s'ouvrent dans la Baliia Blanca, et viennent de la Sierra Ventana à laquelle appartient déjà la branche la plus occidentale du Sauce Grande. Elles sont au nombre de deux : le Rio Naposta et le Rio Sauce Chico qui, ainsi que leurs noms l'indiquent, sont moins considérables que le Sauce Grande. Le Rio Naposta s'ouvre pai* deux bras dans la Bahia Blanca, et la petite ville du même nom est sur ce grand delta. Il sort par deux rameaux du massif principal de la Sierra Ventana, et il existe près de lui une troisième branche à l'est, le Rio Naposta Chico, qui n'atteint pas le cours principal du Naposta Gi*ande, mais se rapproche plus du Rio Sauce Grande, dans lequel il se. déverse lorsqu'il est trop plein.
Au nord de la Sierra Ventana naissent sept petits ruisseaux qui a\-anttous peu d'eau et un cours de peu de longueur qui s'assèche dans la steppe à quelques milles de son origine. Ils ont des noms indiens, aussi difficiles à prononcer qu'à écrire,* et il est inutile d^ les donner. Ceux qui coulent le plus loin à l'ouest descendent d«î la petite Sieira Curamalal, prolongement de la Sierra Ventana.