‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 197 sur 583 · LES RIVIÈRES D'ENTRERIOS · texte numérisé non relu

LES RIVIÈRES D'ENTRERIOS

leurs superbes palmiers et leurs innombrables plantes grimpantes. Le célèbre thé du Paraguay** y pousse aussi.

Ëntrerios est moins boisée et sans grands marécages, mais est plus riche en pacages et prairies que Corrientes. Elle possède sur le côté oriental des forêts plus grandes et plus touffues, parmi lesquelles se trouvent de belles forêts de palmiers, que sur le coté occidental, où le Rio Paranâesl bordé de rives élevées souvent Irèsescarpées, et qui au sud se transforment en un pays niaréca}feu\ inondé parles crues annuel] es des deux grands fleuves et impropi-e à la culture. Là encore habitent des animaux sauvages, tels que cerfs et onces, sans être trop inquiétés, bien que les habitants leur lassent la chasse et leur tendent des pièges. Les ruisseaux qui viennent dé la chaîne centrale sont un peu plus importants que ceux de la province de Corrientes, mais ils sont presque tous d'une faible longueur. Nous citerons comme les plus considérables le Rio Guayquiraro, qui forme la limite entre Ëntrerios et Corrientes et se jette dans le Rio Paranâ ; à l'opposé le Rio Mocoreta, qui va au Rio Uruguay et prolonge la limite jusque-là. Parmi les autres grands ruisseaux dit côté occidental, nous citerons TArroyo Hondo, PArroyo Feliciano et TArroyo de las Couchas, près duquel se trouve une colonie allemande. Tous les ruisseaux fort nombreux qui coulent à Test sont très-courts. Deux rivières un peu plus grandes parcourent Textrémité méridionale de la province : ce sont le Rio Gualeguay, qui traverse tout le pays dans le sens de sa longueur, et est entouré de bas-fonds marécageux et de belles forêts. Peu de temps après son entrée dans Ëntrerios, la chaîne centrale de collines se dédouble en deux branches qui vont en divergeant un peu et laissent entre elles une vallée dans laquelle cette rivière a son lit. La branche occidentale des collines se ni|>proche du Rio Paranà à Diamante, et se termine près de la Victoria ; la branche orientale est plus longue, mais moins élevée, et se prolonge jusqu'aux embouchures du Paranà. Elle se subdivisa* encore en deux branches inégales, dont celle de Test accompagne le Rio Iruguay jusqu'à Tendroitoù il fait son dernier grand angle et d(îvi(»nt ensuile très-large; celle de l'ouest descend plus ba^

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t se lermine eu face de l'embouchure du Rio Negro dans FUru- ,Tiay. Dans la seconde vallée formée de cette façon coule le Rio rualejruaychù qui est beaucoup plus court, mais est encore riche în eau, et dont l'embouchure peut recevoir d'assez gi^ands na-^ îres et forme un bon port pour la ville. Ici commence au sud le listrict marécageux, avec ses grands fourrés de saules auxquels ^e joignent des palmiers qui couvrent aussi les îles plates entre es embouchures du Paranâ.

Telles sont les généralités que l'on peut donner de la Mésopoamie argentine au point de vue de sa nature physique. Son territoire appartient aux districts fertiles du pays et offre un sol trèsfavorable pour l'élève du bétail et des chevaux. Il est trop boisé pour les moutons, et comme les meilleurs pacages se trouvent dans le voisinage de coteaux peu élevés couverts de cactus et de légumineuses épineuses, il est impossible de récolter de bonne laine.

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