‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 199 sur 583 · RÉP. ARG. — I · texte numérisé non relu

RÉP. ARG. — I

3!2i DIVISIONS POLITIQUES DE LA RÉPCJBLIQUE.

règlent leur emploi et le budget du pays ou de la province. A la tête de chaque province est un gouverneur, et à la tête de la nation un président. L'un et l'autre sont élus au suiri*age universel de tous les habitants électeurs, et sont responsables devant le pays conformément aux articles de la constitution. Le président a le commandement de l'armée permanente que le pays entretient; les gouverneurs, des gardes nationales que chaque province organise.

Nous n'entrerons pas plus à fond dans les détails de la constitution et de l'administration, qui n'appartiennent plus à une description physique du pays. Ce qui précède a été donné seulement pour faciliter l'intelligence de ce qui suivra. Remarquons encore que le caractère de toutes les institutions du pays est complètement démocratique et qu'il n'existe dans le pays aucune autre aristocratie que celle de l'argent et de la richesse foncière.

Les quatorze provinces envisagées d'après leurs caractères naturels, seul point de vue auquel nous ayons à nous placer, se divisent en quatre groupes, comme suit :

!• Les trois provinces septentrionales de Jujuy, Salta et Tucuman. Ce sont les plus riches en produits naturels et les plus accidentées. Elles ont un climat très-chaud, mais pas extrêmement sec, possèdent de hautes montagnes et de belles et vastes plaines avec une splendide végétation, sont propres à la glande culture des plantes subtropicales, contiennent des cours d'eau riches en eau quand ils ne sont pas navigables, et donnent en produits naturels tout ce dont l'homme a besoin non-seulement pour assurer sans peine son existence, mais encore pour la rendre agréable et douce. La vigne elle-même est cultivée avec de bons résultats (jlans les vallées à l'ouest de Salta.

2®. Les quatre provinces occidentales de la région des Cordillères, par la stérilité prédominante de leur sol, la rareté de> pluies et le vent chaud et souvent violent du nord, forment un? contrée moins favorisée. Elles ne sont pas propres à l'agricul- j;, turo, car toutes les cultures n'y sont possibles qu'à l'aide d*irrip»tions artificielles. Elles produisent plus <îe fruits que do grains,

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