‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 306 sur 583 · TREMBLEMENT DE TERRE A MENDOZA · texte numérisé non relu

TREMBLEMENT DE TERRE A MENDOZA

se passa sans aucune secousse, mais le 30 on en éprouva deux très-faibles. Depuis lors, la terre demeura tranquille.

Un savant géofçnoste, M. D. Forbes, qui visita la ville quelques semaines plus tard, pour examiner les phénomènes géologiques produits par cette horrible catastrophe, a donné quelques indications sur Tétendue du tremblement de terre et sur son foyer principal ; il dit que, malgré qu'on ait observé quelques traces de secousses à San Juan, San Luis, Cordova, Paranâ et même Buénos-Ayres, les principaux eflets étaient renfermés dans une zone assez étroite, qui va du Nord-Ouest au Sud-Est, en passant directement par la ville de Mendoza. Sur cette zone, on voyail partout de grandes traces de destruction, mais au dehors, il y avait très-peu d'indices à noter. M. Forbes s'avança au Nord-Ouest, en suivant la direction de la zone, dans les montagnes voisines, et trouva toujours des traces très-claires des effets produits par le tremblement ; de grands morceaui de rochers étaient tombés dans les vallées, quelques pa^ ties des pentes s'étaient soulevées ou gercées çà et là, et Teau sortait abondamment de quelques sources auparavant assez pauvres. Quoi qu'il n'ait pu gravir les montagnes que jusqu'au val d'Uspallata, il croit, malgré qu'il ait suivi leurs traces sur une étendue de 30 lieues, que les effets du tremblement de terre s'étendaient encore plus au Xonl- Ouest, et allaient jusqu'à la vallée du Rio de los Patos, où quelques personnes prétendent avoir observé des effets semblables. M. Forbes est porté à supposer que dans celte vallée, il s'ouvrit une grande fente, par où s'eihalèrenl les forces gazeuses qui avaient produit le mouvement, fente (jui se serait refermée après la sortie des vapeurs, parre qu'il a trouvé de semblables crevasses en Bolivie, où il « longtemps étudié la configuration géognostique des Cordillères.

La direction de la secousse principale du tremblemeol de terre fut sans doute la même ; la force d'impulsion venait

GLIMATALOGIE DU PARANA. 87

lord-Ouesl et se dirigeait vers le Sud-Est, comme le œnt les grands débris de quelques bâtiments élevés, exemple ceux des tours de l'église Santo Domingo, qui èrent dans cette direction, rès cette catastrophe, la ville de Mendoza a été rebâtie,

elle n'est pas sans courir risque de subir encore une un événement semblable. Il se produit toujours de s en temps dans la ville et ses environs des trembles de terre, et le P'" août de la même année \8Qi întit une commotion presque aussi violente que la pree du 20 mars. Depuis, à des intervalles variables, il roduisit de nouveaux ébranlements, mais ils furent paiement assez faibles, et n'eurent pas de conséquences

terribles que les premiers. Pendant les années suivanles symptômes de forces volcaniques intérieures se sont festés aussi sous le sol de la ville et même, dans îrnière année 1873, on a observé plusieurs fois des blements plus ou moins violents, qui prouvent que les s souterraines sont encore en activité, et menacent urs la population de catastrophes peut-être assez aies *^

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