‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 363 sur 583 · RÉSUMÉ DES STATIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES STATIONS

La comparaison des sept stations traitées précédemmeot prouve que la plus grande différence du climat de la République Argentine se prononce entre le côté oriental, représentant les caractères du climat littoral et le côté o^ cidental qui représente le climat continental.

Le climat du côté de la mer, nommé scientifiquemefll le littoral, se distingue par la modération générale de b température et par Tabondance de la pluie; mais ces loialités diffèrent entre elles, diaprés leur situation plus ou moins au Nord ou au Sud, et par leur élévation sur le niveau de la mer. Par ces conditions, Buénos-Ayres est moins chaud que Paranâ, celui-ci est moins chaud (pe Tucuman, mais Cordova inférieur à ces deux par sa p«>»" tion plus haute que Paranâ, situé comme lui presque sous le même degré de latitude. L'abondance de la pluie ff^ vient du courant prévalant du mousson d'Equateur, qui porte les évaporations de la mer sur la terre, sans être releo* par des montagnes hautes, comme les Cordillères ^ TauW côté du terrain Argentin. Les courants humides seront condensés par les vents froids polaires de Sud et Sud-OueA et donnent, comme résultat, une hauteur moyenne de l'e*^ tombée entre 30-40 pouces (680-820 millimètres) de Tanoée. Concernant la différence de la saison froide et chaude, cdi^ ci ne surpasse pas 12^, tandis que les moyennes d6i'<^

CARCTÉRES DU CUMAT CONTINENTAL. 139

née yarient de 13^ dans la moitié du Sud k 46^ dans Tau- Ire du Nord, et les extrêmes sont complètement égaux.

Le climat du côté occidental, nommé avec raison l'Andien, est continental par excellence, très-sec, a des hivers un peu plus froids et des étés un peu plus chauds, mais montre les mêmes différences de la température générale du Sud au Nord comme le côté oriental de la République. La sécheresse de ce côté dépend principalement de la haute chaîne des montagnes qui séparent ce côté de la mer. Il est bien connu que le courant d'Equateur^ s^élevant de POcéan pacifique, court en avant des Cordillères au Sud et ne se condense plus que sous la latitude de 40^. Toute la moitié boréale du Chili est également pauvre en pluie, comme la même partie de la République Argentine au pied oriental des Cordillères ; les pluies régulières commencent au Chili dans la province de Valdivie, et s'augnaenlent rapidement sur les îles de l'Archipel de Chonos, qui n'ont presque pas un jour véritablement clair et sec. L'huniidité de l'air ne surpasse pas les Cordillères, dans cette partie de l'Amérique du Sud , sauf une petite quantité, condensée par les sommets couverts de neige perpétuelle, 9Ui donnent naissance aux pauvres petites rivières que nous «vons décrites dans le tome I, page 325. Dans ce district la quantité de Peau tombée annuellement n'excède pas 8-10 pouces (200-230 millimètres) c'est-à-dire un tiers ou un quart de la quantité que reçoit l'autre côté oriental, quoique les températures des saisons soient presque les mêmes, ci la différence entre l'hiver et Pété soit très-petite en faveur de la grandeur. Mais le courant d^Equateur régnant dans tout le district occidental et formé principalement sur le plateau sec d^Atacama et du Despoblado (plateau de Puma), îcnd très-incommode en été cette partie de la République, et produit les vents chauds qui régnent ici, bien connus sous le nom du Zondo.

Enfin, reste un troisième climat de la République Argen-

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