‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 380 sur 583 · OPINIONS SUR L'AGE DES DÉPOTS · texte numérisé non relu

OPINIONS SUR L'AGE DES DÉPOTS

;ueSy perdant peu à peu quelques parties calcaires de ir surface, aujourd'hui mêlées avec le sable qui les acnpagne, et même exposées à Tinfluence de Tair et du eil pendant la marée basse, quand les flots laissent la e à découvert. D^un autre côté, Tépaisseur des couches, ez considérable, prouve encore que la formation des bancs coquilles n'a pas été l'œuvre d'un court espace de temps, lis qu'au contraire des siècles ont travaillé à leur accuilation.

}uant à l'époque où se sont formés ces bancs de coquil- , l'opinion des observateurs diffère. Quelques-uns, comme RwiN, croient qu'ils appartiennent à l'époque diluvienne sont contemporains des grands mammifères éteints, enrés dans le dépôt de ces formations. D'autres, comme ^RBiGNT et Bravard^ regardent ces banc^ coquillifères onme des productions d'une époque particulière entre la uvienne et Talluvienne, dénommant eiTclusivement ces uches diluviennes et conservant pour la grande forma- •n antérieure le nom de formation quaternaire ou po$iiocène. Mais il me semble que ces distinctions de dénoinations n'ajoutent rien à l'intelligence des phénomènes; rsonne ne met en doute que ces couches coquillifères i soient plus anciennes que les alluvions modernes et us récentes que les véritables couches quaternaires. Je lis donc d'opinion de considérer les couches coquillifés comme les plus anciens dépots alluviens, principaleent quand je remarque que ces couches de coquilles «t mêlées dans leur étage inférieur avec la marne rouge luvienne et dans leur supérieur avec le sable gris des alivions modernes, comme on le voit clairement dans le ïpôt de Belgrano.

Il est évident qu'a l'origine de ces dépôts, l'eau de mer, qui ^portait les coquilles, arrivait jusque la couche diluvienne tpérieure et que peu à peu le fleuve lui a aussi laissé son ble au même endroit, mélangeant ainsi son propre dé-

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pôt de sable aux couches supérieures des coquilles, et arrivant ainsi, par celte couche de sable accumulée, à empêcher le contact de l'eau de mer avec le dépôt diluvien. Darwin émet la même opinion sur les couches de la baie de Bahia Blanca près de la Punta Alla ( Geolog. oftserr., page 83)^ quand il décrit comment les cailloux et legrivier des alluvions (C) se sont déposés dans les fissures superficielles de la couche rouge diluvienne (B), el comment une formation s'est insensiblement substituée à une autre.

L'identité d'époque de ces dépôts coquillifères avec les alluvions se démontre aussi par l'identité des organismes que l'oo y rencontre: les coquilles appartiennent k des espèces maot encore dans le voisinage. Je crois que la formation de ces gisements est contemporaine des dépôts de coquilles marines sur les côtes du Chili, et que celles-Kîi doivent leur niveau actuel à une élévation progressive du sol, les nôtres provieonent des mêmes causes. J'ai examiné personnellement un dépôt moderne près de Caldera, port actuel de Copiapi (Voyage, tome il, page 304), et j'ai pu facilement me rendre compte de la grande ressemblance des deux phénomènes!*' Il faut admettre que, si les dépôts chiliens apparlienoeni à l'époque actuelle, ce qui est Topinion générale, lesdép»*»*? similaires de la côte orientale de TAmérique du Sud sooi de la même époque, puisqu'il n'existe pas de différence notable entre les deux. Il semble très-vraisemblable ({^ non - seulement la côte du Chili, mais même la cô^ de Patagonie jusqu'à l'embouchure du Rio de la tU\»' se soient élevées pendant la période historique; celle d^f' nière à un degré moindre. Il est probable que les meniez forces ont produit les mêmes phénomènes sur les d^ui côles de ^Amérique, et il me semble que telle esl ta^^^

{') Comparez sur ces couches chiliennes rexposition de Dometko daoi ^ '^**^ de la Vniotnidad de Santiago de ChOe. Mars i86t.

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