PRÉSENCK DE LA CHAUX
conséquent, plutôt grise que rouge. Les petis grains noirs sont du fer, car l'aimant les allire et sous la flamme du chalumeau ils se changent en verre noir. On peut supposer qu'ils sont des restes de roches augiliques, comme lespa^ celles d'argile de roches feldspathiques, la décomposition des anciens rochers plutoniques et métamorphiques des montagnes ayant formé toute la couche diluvienne.
Bravard prend les grains noirs pour du fer litanique, et cette dénomination me semble assez exacte; cependant, il n'est pas possible de dire avec certitude si tous sonl de Id même sorte. Très-vraisemblablement, les figures dendritiques et les tâches noires, qui se trouvent sur les grands ossements fossiles dans les couches diluviennes, sont dues k la décomposition de cette substance noire en quantité considérable; il me semble que c'est plus probablement un oxyde de manganèse *'.
Quoique la chaux soit contenue en quantité moindre dans la masse, elle constitue dans quelques endroits des dépôts particuliers. Aussi, voit-on très-souvent des concrétions calcaires dans la masse, soit en forme de ramification, soit en petites boules de la grosseur d'un poison d'une noix. Cette chaux n'est pas pure, mais bien mêlée avec du sable et de Targile, et par cela même plus ou moins jaunâtre , contenant même souvent des figures dendritiques noires. Les bancs durs, en bosse, que l'on nomme dans le pays tosca, sonl les plus riches en chaoï. Dans quelques endroits, comme par exemple dans le Rio de la Plata, près de Buénos-Ayres, ces bancs forment de véritables roches; ils s'étendent aussi en cx)uches planes d'une grande surface entre le Tandil et l'Azul. De même que dans les précédents, la chaux dans ces bancs n'est pas pur^. mais mélangée avec de l'argile et fournil un bon élément pour la fabrication de la chaux hydraulique ; on a essayé déjk l'application de celle-ci dans les constructions d'art Celte couche a toujours une couleur plus claire que la vraie