‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 391 sur 583 · CAILLOUX ET GRAVIERS DANS LA FORMATION · texte numérisé non relu

CAILLOUX ET GRAVIERS DANS LA FORMATION

3° Beaucoup d'ossements des grands mammifères terrestres éteints.

Les cailloux et les couches de gros graviers sont aussi rares dans la formation diluvienne que dans ralluvienne; la plus grande partie du terrain de la République est ud simple mélange de particules fines de sable et d'argile décrites plus haut, sans variation remarquable et sans véritable arrangement, en étages séparés. Mais, dans quelques endroits, on trouve de petites couches de cailloui, telles que je les ai notées dans mon Voyage (tomeU, page 87 ). Cependant, dans la province de Buénos-Ayres, de telles couches sont très-rares, il n'en existe pas tout près de la capitale. Bravard ne les avait trouvées nulle part pendant ses nombreuses recherches d'ossements fossiles aux environs de la ville ; il en a tiré cette conclusion asseï étrange, que tout le dépôt diluvien est un produit almosphérique des grandes dunes accumulées par les veots. MM. Heusser et Claraz ont prouvé que des couches de cailloux existent aussi dans la province de Buénos-Ajres, où on les trouve au sud du rio Salado, dans le voisinage des chaînes de montagnes du Tandil et de TAzul, intercalées dans des couches de graviers assez gros. Même toul prfe de la côte océanique, ils ont trouvé dans les escarpements de la Loberia Grande des cailloux des roches volcaniques *\ Dans les autres escarpements très-hauts et i découvert^ sur le bord du rio Paranà, depuis Buénos-Ayres jusqu'à Corrientes, on ne voit jamais de telles couches; elle» manquent aussi sur les bords du rio Salado, au sud de Buénos-Ayres. Ici les couches sont simplement terreuses et sans aucun cailloux ; le sol est une marne pure, asset argileuse, qui à TOuest devient plus sablonneuse, d'aprè» quelques observateurs *". Mais dans Tintérieur du |)ays,Gà culte même formation se présente également abondante, jusqu'à la frontière du Nord et jusqu'aux pieds des ùat^ dillères, des couches de cailloux se trouvent assez son-

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