INDIQUANT DES ANQENNES LAGUNES
rivière de Matanzas, aux environs de Buénos-Àyres, et avec MM. Heusser et Claraz, qui citent des géodes calcaires, mêlés avec du plâtre, dans les escarpements du cap Corrienles; renfermant, dans quelques cas, des cavités pleines d'eau, ancien agent de la formation des cristaux. Nous avons, dans notre Musée public, provenant de la rivière de Jfoianzas, de grands cristaux sous la figure bien connue de» jumeaux hémitropiques, nommés fer de lance, et nous s^ vons que les habitants des environs emploient ce plâtre à blanchir Tintérieur et l'extérieur de leurs maisons.
La similitude générale de ces dépôts cristallisés nous engage à parler ici, plus en détail, de la formation et de la qualité des lagunes, que nous avons décrites, comine très-communément répandues dans toute la province de Buénos-Ayres, tome I, page 160, seq.
Nous avons expliqué que l'imperméabilité de la cooebe diluvienne pour l'eau atmosphérique tombée sur le sol, est la cause de l'existence de ces lagunes dans les faibte ondulations de la surface de la campagne ; que de b même manière se formaient les parties marécageuses du terrain, appelées dans le pays cienegas, canadas ei bafiaé^ et que ces dépots alimentent les sources de nombreui petits ruisseaux qui sillonnent le sol de la province de BuéïKfr Ayres. Par son imperméabilité la couche diluvienne deviefli la cause de toutes les eaux stagnantes et courantes de b province, donnant ainsi sa richesse naturelle au leniii qui, sans ces eaux, serait aussi stérile que les plâin* occidentales de la République. Il est évident que la coo^ titution chimique du sol doit influencer par ses subslant* solubles Teau, que ses qualités mécaniques d'iinpeniA'j bilité ont contribué à arrêter. Les marais ( /Min/eww»), a* leur couche de vase perméable» dans laquelle le ros«* et les graminées aquatiques jettent leurs racines, doit** aussi leur formation aux mêmes causes. La vase esl Diiij formation secondaire, transportée par les eaux afflueol^s