MES PROPRES OBSERVATIONS
noyé et les mouches lui appliquer leurs œufs, quand Feau s'était retirée de son cadavre par écoulement. Il faut reconnaître que ces cadavres ne pouvaient se trouver dans Feau profonde d'un golfe, s'ils contenaient des larves de mouches. N'oublions pas que Bravard a voulu surtout combattre cette théorie de d'Orbigny et Darwin ; son observation, si exacte, lui fournissait une preuve de plus et il y insistait en la considérant de grande importance.
Je peux comparer à celle-ci une autre observation quej'ii faite personnellement, non-seulement une fois, mais très-souvent, que les grands ossements et principalement les squelettes entiers sont entourés d'une enveloppe de sable presque pur, au milieu de la couche pleine d'argile des environs. Cette enveloppe de sable laisse aisément enlever lésas qui y sont ensevelis, mais ceux qui sont entourés d'une argile dure se brisent facilement ; c'est aussi ce qui arriîe presque toujours à ceux déposés dans la tosca en contact avec de fortes concrétions calcaires. J'ai souvent obserré dans le cours de mes nombreuses fouilles que principalement les grandes parties d'un squelette, tels que le bassin ou le tronc tout entier, sans membres, qui manquent généralement, quand le cadavre a été transporté au loin, ou seulement balloté quelque temps dans un courant d'eau, se trouvaient déposées dans une excavation pleine de sable, de la couche d'argile au milieu de laquelle je les découvrais. Je m'expliquai ce phéno» mène par l'activité d'un courant d'eau, charriant les substances du dépôt. Dans ce courant, l'objet en question f^)^ mait un obstacle et obligeait l'eau k le contourner: celle-ci, dont le courant était ainsi contrarié, laissait tomber te particules plus pesantes de sable aux environs de Tobstacle et transportait seulement les plus légers d'argile, formant de cette manière une accumulation de sable autour des ossements mis en travers de son couranL Cette explication est sans doute la plus logique, et démontre eo