VI. Pachyderma
17. Dtcotyles torquatus (le fossile et le vivant sont identiques).
La plupart des espèces nommées sont si semblables aui espèces vivantes, qu'il n'est pas possible de trouver des différences fixes. Elles se trouvent dans les couches les plus supérieures, principalement dans les plus sablonneuses, qui sont très-semblables aux couches alluviennes. Eo général, les ossements sont rares dans cette seconde se^ tion et beaucoup plus rares que les autres dans la section inférieure ; aussi est-il peu fréquent de découvrir des parties bien conservées et entières, des crânes, par exemple. On trouve des débris insignifiants, tels que des dents, qui se distinguent à peine de celles des espèces vivantes. Je n*ai pas vu de dents de chevaux trouvées dans la section supérieure diluvienne, et je ne doute pas que cet animal nesoil déjà disparu avec les animaux colossaux de la division inférieure. Les ossements de ces mêmes animaux, trouîés dans la division supérieure, sont toujours en très-maavais état, et sans doute élevés par les courants d'eau d^ la division inférieure.
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FORMATION TERTUIRE SUPÉRIEURE, DITE LA PATAGONIENNE
Cette formation, nommée ainsi par d'Orbignt, à cause de sa grande extension en Patagonie, et d'après son origine le contraire de Tantérieure ou quaternaire, c'est-à-dire un dépôt marin, formé par différentes couches d'argile, sable, marne et calcaire, entre lesquelles le sable domine autant que Targile dans Tantérieure, et forme la masse principale, avec laquelle les autres parties sont unies à l'état de couches subordonnées. En comparant ces couches dans différentes localités, on remarque bientôt qu'elles ne ^ comportent pas de même dans tous les lieux, et déoiootrent au contraire une variabilité très-grande, même dans des lieux séparés par une très-petite distance. Les couches d'argile pure sont principalement très-rares, et ne 8iir|>assent pas généralement 3-5 centimètres, ou n^atteignent Même pas cette épaisseur minime. Le sable, de son côté, l'est presque jamais pur, mais toujours mêlé avec quel- |ues parties d'argile, ce mélange lui donne une couleur aune-grisâtre. La couche, où le sable domine, renferme >eaucoup de coquilles marines, quelques restes d'écrevisses îi une quantité considérable d'ossements de poissons, entre lesquels les dents de requins sont surtout nombreuses. On trouve même beaucoup d'objets des poissons d'eau douce, tels que des Siluriens, et aussi quelques os de mammifères, soit marins, soit terrestres, mais les échantillons en sont assez rares. Le calcaire forme, mais seulement dans la moitié supérieure de la formation, une partie essentielle, et se présente sous forme de couches assez compac- ^^ el de l'épaisseur de 1-2 mètres au-dessus des couches û® sable inférieures, qui contiennent une quantité énorme ^® valves de coquilles, entre lesquelles dominent de grandes é^illes d'huitres et un limaçon marin du genre Turritella;