‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 435 sur 583 · CONCLUSIONS A PAIRE DE LA CONSERVATION DES COQUILLES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS A PAIRE DE LA CONSERVATION DES COQUILLES

dans leur texture. On est obligé de laisser quelque temps en place ces coquilles bien nettoyées et de les faire sécher au soleil, pour pouvoir les extraire du sable sans les briser. Il est évident que ces animaux moururent à la place oàoD les trouve : ce qui le prouve c'est la surface intacte de leurs coquilles conservées avec toute la finesse des rayures; mais ils sont restés longtemps exposés à l'influence de Peau, et, sous cette influence, la substance organique de leur cornposition a probablement disparu avant qu'ils soient couverts par le sable. Cependant, il va aussi des endroits où les valves des mêmes espèces se trouvent toujours séparées, ce qui prouve qu'ici l'animal était mort avant que ses valves fussent ensevelies par le sable. De Tautre côté, l'existence toujours séparée des valves du genre Pecten s'explique par leur habitude de vivre en haute mer, noyées dans l'eau, et non pas rampant sur le fond, comme les Dimyaires. Ces espèces de Pecten sont aussi mortes en haute mer et tombées au fond, déjà un peu décomposées; il en résultait que les deux valves se détachaient facilement et se trouvaient! une certaine distance l'une de l'autre. J'ai en vain cherché un seul Pecten avec ses deux valves ; enfin, depuis mes recherches minutieuses et inutiles, j'ai reçu un jour deui valves différentes, mais si bien unies que je pouvais les croire du même individu, d'un Pecten Darwinianus; le plusgraihi Pecten paranensts semble avoir vécu plus loin de TaDcienne côte, parce que jamais je n'ai réussi k réunir deui valves d'un même individu.

Au-dessus du milieu de la formation, où se trouvent ce^ coquilles en abondance, le sable est presque dénué de for siles; enfin, aux trois-quarts de la hauteur, se rencontnpnL çà et là quelques valves d'huîtres séparées, qui manqu^^t complètement dans la partie inférieure. Nous en concluons que leur présence est plutôt due à un hasard; un rérilabfc banc d'huîtres n'existait pas encore dans ce niveau, pn>bablement parce que la mer était trop profonde pour te

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