DÉPOTS D^ARGILE DAIS S LA FORMATION
portait Pargile pur, et le déposait entre les autres gisements sablonneux, comme une couche mince mêlée de coquilles lacustres. Cet événement exceptionnel se répélail de temps à autre. Comme il est contesté que c€s minces couches d'argile sont plus rares dans la moitié supérieure de la formation, il me semble aussi trouver dans cefail un argument en faveur de mon opinion, car l'argile transr portée ne restait pas compacte dans Teau coulante tout près de la côte, se déposant seulement dans l'eau plus profoDcie et plus tranquille : le lit étant plus large le transport de l'argile dans l'eau profonde était plus facile. Jamais oDoe trouve de coquilles marines dans ces couches minces d'argile plastique ; généralement elles ne contiennent pas de fossiles, comme cela est naturel, le transport de l'argile ayant été effectué assez loin par la mer. Cette substance, moins pesante que les coquilles contenues dans le même courant d'eau, ne se déposait qu'en arrivant dans l'eaa tranquille.
Le peu d'épaisseur de ces couches d'argile, dépassant très-rarement 5 à 10 centimètres, prouve qu'elles ont été formées par une action passagère et que l'argile élail sans doute amenée par des averses.
Croire qu'elles ont été ramenées par le mouvement des vagues de la profondeur de la mer, n'est pas admissible, car, dans ce cas, leur présence devrait se constater pa^ tout et non pas dans quelques endroits spéciaux, comiDC cela est en réalité.
Pour donner plus d'évidence aux idées que j'émets io. je veux examiner les choses plus en détail et passer en revue la totalité des couches des escarpements dufleuTe, à l'ouest de la ville de Paranâ, à une épaisseur moYenoe d'environ 30 mètres. De cette hauteur, la partie inférieure sans coquilles comprend presque 15 mètres. La base d« cette partie est une couche de marne très-fine, d'une couletir verdâtre, déposée presque au niveau de la hauteur moreflflf |^^
DIFFÉRENCE DES COUCHES AUX DEUX COTÉS DU PORT. i37
a fleuve qui, d'après mes propres recherches, ne conent pas de fossiles, quoique Bravard ait trouvé dans îtte même couche le crâne du dauphin, ce qui prouve tur origine marine. Au-dessus de la marne commence la mche générale sablonneuse, mêlée avec de Targile d'une )uleur jaune-grisâtre, et dans celle-ci j'ai trouvé, comme mètre au-dessus de la marne verdâtre, la mince cou- 16 d'argile plastique avec les débris de coquilles fluviales semblables au genre Cytherina, ou aux jeunes indivilis du genre Unio, le plus grand nombre d'une figure allonte, quelques-uns plus courts. Je n'ai pas trouvé de couche ;mblable en amont, dans les mêmes escarpements à Pest a port de la ville, d'où nous conclurons que leur exis- ^nce est due à des causes rares et exceptionnelles. Par outre, on trouve dans l'autre côté d'Est, à la même hauiur, une assez grande quantité de débris de poissons d'eau ouce, principalement de plaques provenant de la peau .'un Silurien, mêlées avec des dents de requins, ce qui trouve que l'eau des fleuves a participé à cette formation )ar ses dépôts, en se mêlant avec l'eau marine du golfe. Jne couche très-épaisse de sable, au-dessus de ces débris l'animaux d'eau douce, ne contient pas de fossiles, mais Henldt on les rencontre, à la hauteur de 14-16 mètres, >ar groupes isolés, principalement les valves des deux es- >èces les plus communes : Venus Mûnsteri et Arca Bon- ^landianaj et dans leur voisinage, mais à une hauteur diférenle, des valves simples du Pecten paranensis et plus îonimunément du Pecten Darwini. Il est important de loter que ces valves simples des deux espèces, appartenant à la section de Monomyaires, sont toujours très-bien ^nservées et se séparent facilement du sable ; par contre, ^n ne trouve presque jamais une paire de valves ensem- ^'^ et encore en contact ; les deux valves des Dimyaires, ^^ contraire, comme le Fenta et Arca, sont presque tou- ^Urs complètes, mais très - fragiles et très - décomposées