‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 445 sur 583 · ELLE SE TROUVE AU-DESSOUS DE BUÉNOS-AYRES · texte numérisé non relu

ELLE SE TROUVE AU-DESSOUS DE BUÉNOS-AYRES

une épaisseur d'à peu près 30 mètres à Buénos-Ayres et de SO mètres à Barracas. Elle est suivie d'une autre couche de sable, couleur gris-verdâtre, avec des cailloux et beaucoup de coquilles, entre autres des huîtres et des Pecten très-reconnaissables. La couche du sable correspond à la partie inférieure sablonneuse de la formation à Paranâ et descend dans les deux puits à une profondeur très-difîérente, c'est-à-dire jusqu'à HO mètres à Buénos-Ayres et seulement à 81 mètres à Barracas. Cette différence résulte de l'épaisseur de toute la formation, beaucoup plus grande à Buénos-Ayres qu'à Barracas ; car dans le premier puits elle à une épaisseur complète de 60 mètres, et dans le second, de 36 mètres; en relation en cela avec la formation diluvienne, qui atteint à Buénos-Ayres 50 mètres d'épaisseur, et à Barracas seulement 15 mètres. Tels sont les résultats que donnent les publications faites sur les deux puits par les entrepreneurs ; les coquilles mentionnées n'y sont pas déterminées scientifiquement, et nous les connaissons d'après une collection de débris des couches perforées, déposée dans le Musée public de Buénos-Ayres '®.

Le sol du territoire échelonné de la Patagonie, dont nous avons donné une description générale, tome I, page 174, se compose presque uniquement de la formation tertiaire supérieure, et à cause de cette uniformité, d'Orbigny l'avait désignée du nom de patagonimne. La surface supérieure est un gravier fort, mêlé avec beaucoup de cailloux, qui forment la couche alluvienne de ce sol et appartiennent à l'époque actuelle. Du côté occidental, cette couche de décombres est plus épaisse, comme nous l'avons vu antérieurement (tome I, page 176), et forme des chaînes de collines au pied des Cordillères, couvertes de forêts et sillonnées de nombreux ruisseaux, qui donnent à cette partie une certaine fertilité, quand, par contre, le côté oriental est stérile et presque sans végétation utile, sauf dans le lit des grands fleuves qui le parcourent. Ces lits

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