JUSQU'A L\ MORT DE DE G ARA Y
La mort d'I râla précipita la colonie dans des troubles analogues à ceux qui avaient suivi l'emprisonnement de Cabeza de Vaca. Il n^existait aucune personnalité pour prendre la succession d'Ii*ala. Les mûmes rivalités entre officiers supérieurs reparurent, comme elles so niontrenl partout où la prééminence personnelle d'un homme ne w:iit pas retenir les subordonnés dans leslimit^'S nécessaires de ta modération.
A son lit de mort, Irala avait désigné son gendre Gonzah) de Mendoza comme son successeur. Les ofiiciers présents respecté-
OiiTlZ UE VERGAIIA DEVIENT GOUVEtlNEl'H. (u
rent ses dernières volontés, parce que Gonzalo était un homme généralement estimé et aimé de tous. Il common^-^ ; rr -nformer les deux absents, Melf,^arejo et Cliaves, de la moi: v!:. ^.^uverneur et de sa nomination et les requit de le reconnaître. Melgarejo le (il, mais Cliaves s'y refusa. Il continua à marcher vers le Pérou pour son propre compte et se fit reconnaître par le vice-roi comme conquérant indépendant, ainsi que nous le racontons dans la note 67.
L'administration de Gonzalo de Mendoza ne dura qu'une demiannée. Il tomba malade en juillet 1558 et mourut au bout de peu de jours. Nous n'avons à signaler pendant ce temps qu'une révolte des Agazes, qu'il réprima promptemont eu envoyant Garcia Morquera contre eux.
On choisit pour gouverneur un autre gendre d'Irala, D. Franz Ortiz de Yergara. 11 était venu au Paraguay avec Cabeza de Vaca, et plus lard avait pris part à l'entreprise d'Abreu. En vertu d'un mandat royal, l'éveque le confirma et le consacra. D'abord, tout demeura tranquille, mais quelque temps après, les Xarayes au nord du Paraguay se soulevèrent sous la conduite de deux enfants énergiques du cacique Curupirali. On les ajjpelail Paul et Nazaro et ils entretinrent pendant deux ans une guerre contre les Espa- (.aïols, dans laquelle les succès furent partages, mais finalement se termina par rassujettissemont des Indiens. Le o mai L")GO les Espagnols remportèrent une vicloire coniplèlc, et n'parlirent l(.*s Xaraves, comme les Guaranis au Para^uav, dans des réductions comme encomiendas [)our leurs maîtres. Une aulr(,' révolte des Indiens de la Guayra, où lUiy-Diaz Melgai'ejo rommandait toujours, se termina de même. La i^nierre dura ainsi doux ans et fut pour .\loiizo Hiquelme de Guzman, père de rhistoi'iograplie et (piatrième gendn^ d'Irala, une occasion de se dislin^uer'^ Le gouverneur, son beau-frèr(% l'avait envoyé au secours de Melgarejo, <'l en l'année ITMri 11 naîtra à rAssomption en liéios victorieux.
Après ces succès, la paix régna parlout dans la colonie. Veruara forma le pi"oj<jt d'envoyei' une and)assade en Espagne poui* V porter au roi un rapport sur la situation du Paraguay et en
(i8 NIFLO DE CIIAVES IIEVIENT DU IȃUOl'.
obtenir la confirmation de son titre de gouverneur. Il choisit pour porteur son vieil ami Mclgarejo, avec lequel il avait pris part à la révolte d'Abreu, et désigna Alonzo Riquclme de Guzman pour le remplacer à la Guayra. Melgarejo vint à TAssomption avec sa famille en 15Gri, afin de se préparer à son voyage en Espagne. Mais il dut attendre longtemps, air le navire qui devait le transporter était encore en construction, et lorsqu'il fut achevé et prêt à mettre à la voile sur le fleuve, il fut entièrement consumé par un incendie allumé lu nuit. On soupçonna que le feu avait été mis à dessein, mais sans pouvoir le prouver'*. 11 fallut renoncera Tambassado, surtout lorsqu'un nouveau soulèvement des Indiens eut éclaté au nord du Para^uav. Le fover de la révolte était cette fois plus à Test, dans la région du Uio Yaguarei, qui se jette dans le Parana (entre "iV et 4:î'' de lat. sud). Le gouverneur équipa trois corps de troupe contre eux. 11 se mit à la tête du premier, donna le second à Melgarejo et h» troisième à Segura. On s'avança par le sud, Touest et le nord vers le pays en révolte, et les trois colonnes, en se réunissant sur le cours supérieur de la rivière nonunée, réliiblirent promptement la tranquillité dans le p;iys.
Peu après la fin de cette expédition, Xuflo de Chaves vint à PAssomplion, accompagné de nombreux amis ai'més, pour emmener sii famille et ses biens dans s;i province. 11 ne pouvait guère alttMîdre un boa accueil, d';d>ord parce qu'il avait désobéi ;\ son mandai et avait fondé pour lui-même une colonie ; ensuite |uiix*e que, en s;\ qualité de gendre de Franz de Mendoza exécuté publiquomcnU il avait poussé Irala à exei\*er des poursuites contre les iKulis;uis dWbreu et que le parti des poui-suivis se trouvait maintenant eu possession du pouvoir et de la force. Dans ces ciri*imstant*es il chenha à se gagner révoque de la Torre,qui venait d' bannir Melgiu» jo pour le meurtre d'un prêtre. 11 maria s^>n heau-fivre Piego de Mendoza avec sa nièce et mil ainsi tin aux \ieillcs inimitiés, ('.luix es raruuia tant de meneilles de ses nou\ elles |K>ssesssions i»l des richesses du Péixm, que Tévêtiue cl le gouxernour luivul curieux do les voir par oux-inêuies. Il