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les coquilles, que j'ai énumérées dans mon Essai sur ces pélrificalions, publié en 1861, en collaboratioa avec le professeur GiEBEL, à Halle. Il est évident que la même fo^ mation, reconnue sous la latitude de la Patagonie supérieure dans les Cordillères, s'étende dans tout le terraio chilien jusqu'à Juntas, et se continue encore plus au Nord, jusqu'en Bolivie, car les fleuves de la Patagonie, qui onl porté ces cailloux, avec les pétrifications, ont tous leurs sources sur le versant oriental de la chaîne des Cordillères, et portent la preuve de Texistence du calcaire grisâtre, avec les pétrifications de ce même côté des montagnes.
Considérant que cette formation se présente au Chili, sous la latitude de Copiapô, non dans les Cordillères même, mais beaucoup plus à TOuest, à une distance égale des Cordillères et de TOcéan Pacifique, et se trouve dans la latitude de Mendoza du côté oriental de la montagne, où elle a été observée avec les mêmes pétrifications par Darwin, on peut conclure avec raison, que la direction générale de la formation n^est pas parallèle aux Cordillères, mais les coupe sous un angle assez aigu, les traversant entre les deux points indiqués et tournant plus au Sud plus près encore du coté oriental de la chaîne des montagnes, où elle se rapproche des sources des rivières qui descendent de cette partie des Cordillères. Au sud du volcan de Maypii, où se perd la chaîne orientale de la Cordillère Real (voyei tome I, page 203), laissant continuer seulement l'occidentale jusqu'au détroit de Magellan, la formation jurassique se trouve du côté du versant est de la montagne. Dans tout son cours, dans le terrain chilien et dans la chaîne des Cordillères au Sud de leur rencontre avec elle, la for — mation est très-étroite, et se continue comme un faible ruban ; mais plus au Nord, dans la Bolivie, elle s'étend sur une surface assez large et acquiert beaucoup plus d'étendue. Pour ce qui concerne les grès rouges mêlés aux couches
LES GRÉS ROUGES AVEC DES COUCHES DE PLATRE SfiO
lâtre, qui se trouvent au-dessus de la chaux grisâtre hique et dans plusieurs cas dans une position diffé* î, il n'est pas possible d'émettre une opinion définitive eur âge, parce qu'ils manquent de pétrifications. Je jstiens de les classifier, mais je crois que leur position rieure les dénonce assez clairement comme plus moes. M. FoRBEs a trouvé en Bolivie des couches semblamais leur dépôt va s'abaissent au-dessus des oololes, et cet habile observateur les suppose triassiques, ou rtenant au système permien, et penche plus vers cette ière explication que vers l'autre. J^ai vu pendant voyage dans les Cordillères un grès blanc assez dé- 3osé à la surface, avec les mêmes couches de plâtre allisé en grandes plaques, brisées en morceaux, et disposé à admettre que cette formation correspond Ile décrite par Forbes en Bolivie. On la trouve à la anca Blanca et dans la vallée du rio Blanco, qui ont leur nom de ce grès blanc mêlé de plâtre, et elle forme escarpements assez élevés de la vallée, çà et là inter- 3US par de fortes roches perpendiculaires du même , qui me semble le fondement des masses du sable pur les couvre. Des grès rouges que M. Forbes mentionje n'en ai vu aucun sur ma route, mais comme Taudit positivement (page 38 de son Essai), que les grès de différentes couleurs, et qu'il s^en trouve aussi des es, je crois possible de les identifier avec les miens, cipalement à cause de la présence des mêmes strates lâtre cristallisé. Pour ces raisons, je suis disposé à acîr la formation, observée par moi, comme la même Forbes a examinée en Bolivie, et qu'il a soupçonné polonger au Sud de la même manière que celle a formation oolithique, sans donner là autre chose ne simple conjecture. Sur la partie occidentale de 3cond plateau des Cordillères, qui commence au côté ital avec les grès blanchâtres riches en couches de