‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 51 sur 583 · J. ORTIZ DE ZARATE AUHIVE A I.A PLATA · texte numérisé non relu

J. ORTIZ DE ZARATE AUHIVE A I.A PLATA

fonder une slation dans cette île. Il en fit commencer les apprêts et débarqua des hommes et des barraques dans ce but. Lorsque l*'s Charruas do la contrée virent ces préparatifs, ils concertùient avec leurs compatriotes une attaque générale contre les Espagnols. Ils tombèrent en grand nombre sur les débarqués et tuèrent dans le combat deux officiers supérieurs et 80 soldats. Cet événement fit abandonner à Zarato son projet. Il rembarqua tout son monde ot le matériel et voulut passer sur l'autre côté du fleuve pour voir s'il n'y serait pas plus heureux. Un cacique des Guaranis, qui habitiicnt les îles plaies, entre les bras de l'embouchure du Paranâ, vint alors l'avertir que des établissements espagnols existait nt plus haut sur le fleuve et que De Garay était occupé à la fondation de Sa Fé. Cette nouvelle fit grand plaisir à Zarate. Il envoya sur-le-champ par le même cacique une lettre à De Garay, avec prière de venir le trouver avec autant de vivres qu'il en pouiTail amener. En même temps il le nommait chef des nouveaux établissements.

De Garay, occupé en ce moment par l'arrivée des Espagnols de

l'expédition de Cabrera, ne put pas quitter la station. Il expédia

cependant tous les vivres disponibles dans le bas fleuve pour ra-

ritailler Zarate et commanda a Ilieronymus Luis Cabrera, occupé

en ce moment à la fondation, dans l'intérieur du pays, de la ville

dcCordova, de se retirer hors de son territoire qui s'étendait

jusqu'à l'embouchure du Rio Carcaianal. Il l'avertissait en même

temps de l'arrivée du gouverneur Zarate et de sa nomination

'•omme chef des établissements dans cette légion du Rio Pa-

ninâ.

C:ibrei7i, déterminé par l'arrivée du nouveau gouverneur Zarate,

^H'ii pour le moment, mais il déposa A la cour de justice {au-

<^hcia) tenue à Charc^is une plainte contre De Garay, l'accusant

'lavoir (mpiélé su i* son territoire. Mais la cour jugea l'affaire à

>^>n détriment et attribua tout le rivage du Rio Parana au gou-

vemomonl du Paraguay, en renfermant Cabrera dans l'intérieur,

"•mme relevant du gouvernement de Tucuman.

Avant que les secours de De Garay fussent arrivés , le gouver-

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