‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 520 sur 583 · CORDILLÈRES AUX ENVIRONS DU PASSAGE PLANCHON · texte numérisé non relu

CORDILLÈRES AUX ENVIRONS DU PASSAGE PLANCHON

externe de l'axe de la monlagne, du côté de l'Océan Pacifique. Le cône, de celte manière, est plus attaché a la chaîne occidentale plus élevée (Voyez tome I, page 206), et se dresse presque complètement au-dessus de la chaîne orientale, dont le sommet est presque à 400 mètres plus bas que l'autre, découpant sa forme, qui est celle d'une grosse cloche, aperçue d'assez loin sur la plaine de la Pampo, jusqu'à San Luis. Toute sa surface visible est toujours couverte de neige et ne me semble pas Irès-déchirée par les ravins qui en descendent, car elle se présente presque homogène et blanche. Quant k sa substance pélrographique, on peut soupçonner qu'elle sera composée de tracbyles de l'espèce d'andésite, qui le feront ressembler aux autres cônes semblables des Cordillères. Cependant il me semble très-vraisemblable qu'il se trouve aussi d'autres substances vulcaniques tout près du Tupungato, car on apporte à Mendoza, pour les adapter k des machines k filtrer, des blocs de pierres ponce qui proviennent de la vallée où s'élève son cône. On m'a montré aussi de l'obsidienne venant de la même localité.

La partie la plus au sud des Cordillères, sur laquelle nous avons reçu dernièrement quelques indications relatives à sa structure géognostique, de M. P. Strobel (voyez note 46), est celle du passage du Planchon (tome I, page 210. La montagne forme ici une seule chaîne principale assez étroite, continuation de la chaine occidentale de la partie plus au Nord ; la chaîne orientale se termine au volcan de Maypu, comme nous l'avons dit dans le tome I, page 201. continuant sous forme de petites élévations des Préandes, qui séparent l'autre chaîne de la plaine des Pampas. C'est pour cette raison que cet auteur n'a plus trouvé le granité dans la chaîne principale qu'il a traversée, correspomiaiit k l'occidentale des autres Cordillères plus au KonI, car le granité appartient, comme l'axe fondamental, à la chaîne orientale, comme nous l'avons vu plus haut. Le granin

LES PRÉANDES. 313

existe, dans celte partie du Sud, en dehors de la chaîne principale, dans la plaine k TEst, avant le pied des escarpements, où M. Strobel trouvait ses cailloux dans le lit du rio Diamanle, et un peu plus au nord, près de la forteresse de San Carlos, en place, comme culots assez bas, s'élevant et formant ici la petite chaîne des Préandes. Sa couleur est la même rose -claire, telle que celle du passage dii Portillo ; il semble qu'il soit accompagné de syénite, car on trouve des cailloux de celte pierre dans les dépôts de la plaine. Des porphyres ne se présentaient nulle part dans le passage du Planchon, parce que ses rocs appartiennent aussi a la chaîne orientale de la montagne; mais un peu plus au Nord, au fort de San Raphaël, ils se trouvent dans la plaine même, comme le granité, s'étendant jusqu'à San Carlos, où ils prennent une étendue plus grande. Enfin, les trachytes sont successivement répandus dans toute la chaîne de celte partie des Cordillères ; ils forment dans les vallées, depuis le passage du Planchon jusqu'à la rivière de Diamanle, tous les rocs massifs, mais se perdent de plus en plus au nord de San Raphaël. Ils sont toujours accompagnés de tufs et de conglomérats de la même masse trachylique, et dans un endroit de la vallée de Las Penm l'auteur a trouvé aussi l'obsidienne. Il semble que cette configuration de la montagne soit en tout semblable à celle de la chaîne occidentale, au sud du pic de Tupungato, et que par celte identité de construction se prouve de nouveau leur connexion immédiate, qui fait de Tune la continuation de l'autre. Des rocs basaltiques sont rares, comme dans toute la Cordillère; ils ne se présentent qu'une seule fois dans les dernières collines des Préandes, perforant le trachyte, comme au Cerro de Diamanle^ qui est formé principalement de basalte. Tout près de là, existe un autre sommet basaltique avec une excavation en forme de rratère, qui prend le nom de Hoijo Colorado (Trou rouge), de quelques couches rougeâtres. De même, entre le cerro de

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