ROCS MÉTAMORPHIQUES ET JURASSIQUES
Diamante et San Raphaël on trouve le basalte sur deux points, à côté des schistes, du mica et du talc, accompagoant les couches cristallisées des deux pierres et très-vraisemblablement sorti par leur propre impulsion.
On rencontre les mêmes schistes cristallisés métamorphiques dans différentes parties, entre le Planchon et San Raphaël; le premier est du schiste d'amphibolite, dans toute la partie que suit le voyageur pendant la première journée de marche, au sortir de la passe. Plus au nord, se trouve le phyllade à côté du trachyte, et plus loin le micaschiste et le stéaschiste, les deux formant, entre Diamante et San Raphaël, une couche assez étendue, le dernier alternant avec des couches d'un quarz blanc et phyllade.
Des formations plus modernes sont rares, mais il existe dans la vallée du Rio de las Lefms un grès rougeàtre tout près du sommet, reposant sur du diorite ; c'est sans doute ce même roc qui se présente aussi dans le cajon du rio de Mendoza, et à la même hauteur dans la passe du Piuque^e^. sans que Ton sache jusqu'à présent, avec certitude, sonàgp géognostique. Un autre grès gris-verdâtre existe du rôi»^ occidental de la chaîne, avec des pétrifications de Lia^: par exemple, le grand Pecten alattis répandu dans toui-* la Cordillère, comme coquille principale de la formation oolilhique. Nous avons dans le Musée public de Buenos- Ayres des échantillons de la même espèce, trouvés dans le lit des fleuves de la Patagonie. D'après l'opinion des savants chiliens, la formation jurassique repose ici sur des conglomérats de porphyre et sur des porphyres stratifiés; mais M. Strobel n'a pu vérifier ces observations nulle part. L'auteur a vu, plus au nord de VHoyo Colorado, des ci»uches d'un grès dur, alternant avec des bancs de calcaire, dans les dernières collines des Cordillères, se dressant presque perpendiculairement par masses basaltiques, mais le manque de pétrifications l'empêchait de connaître leur véritable époque de formation. Les couches calcaires apparats*