LES PORPHYRES DE LA MONTAGNE
dans presque toute la montagne en contact avec les sédiments, et me semblent être la cause principale de leur soulèvement. Je les ai vus la première fois dans la première vallée longitudinale, sortant comme massifs non pas très-grands mais épais, s^élevant presque perpendiculairement aux escarpements. La pierre était ici, comme toujours, d'une couleur brune-rougeâtre, formée d'une pâte felsitique, compacte, contenant des cristaux assez petits de feldspath et très-peu de grains de quarz. Cette composition se répétait en différents endroits, ainsi dans le troisième chaînon de la montagne, tout près du bord occidental, sous la figure de trois cônes aigus, au-dessus des escarpements, vis-k-vis de Testancia Los Manantiales, s'élevant sur les couches de grauwacke, d'une couleur assez claire jaune-grisàtre, qui composent ce chaînon et qui plongent en opposition avec les autres à l'Est, et non, comme les antérieures, k l'Ouest. Il me semblait évident que le soulèvement des porphyres au bord occidental du chaînon avait causé rinclinaison de ces couches à TEsl. J'ai trouvé dans la quatrième vallée la plus grande évolution du porphyre ; il forme ici le fondement des escarpements des deux côtés du chemin et aussi le fond de la vallée même, un peu élevé le long de la route, formant une ligne anticlinale obtuse, au milieu de la plaine, sur laquelle portait le chemin. Ces porphyres me semblaient déposés en couches comme le grauwacke voisin, appartenant à une variété dite porphyre stratifié, que quelques auteurs regardent comme un roc métamorphique. Plus loin le porphyre stratifié de la vallée se modifiait en massif, qui s'élevait avec des parois presque perpendiculaires sur l'escarpement occidental, et laissait un passage étroit, seulement assez ouvert pour un mulet chargé. Avec ce haut massif se termine le porphyre à ce point ; les pierres du reste de la vallée sont de grauwacke, avec lequel un grand banc de phyllade se trouve en contact immédiat; mais de l'autre côté du dernier chaînon se