LA SIERRA DE SAN LUIS
S. — Ij» Sierra de San IjuIs
Nous connaissons assez bien la constitution géognostique de cette montagne par les recherches de M. Avé-Lallemant, déjà nommé plus haut (page 256), observateur habile et exact, qui a découvert les couches sédimentaires, probablement de la formation crétacée, des environs de cette montagne. L'auteur a publié plusieurs descriptions dans différents ouvrages du pays ^^ à Taide desquels j'ai composé mon propre traité , ne connaissant personnellement que l'extérieur de la sierra de San Luis, vue du côté de la pampa.
De la forme orographique de la montagne, j'ai donné une courte description dans le tome I de l'ouvrage, page 238, ce qui me permet de passer sous silence cette partie de sa configuration, répétant seulement ici, que d'après ma manière de voir, la sierra de San Luis participe du système montagneux de la sierra de Côrdova, soit par sa position, ou soit par sa forme générale. Je la considère comme une répétition de la troisième chaîne dudit système, c'est-à-dire de la sierra Serrezuela, qui a presque la même configuration et constitution géognostique que celle de San Luis. Mais comparant son cours dans la même route avec celle de la Sierra de los Llanos, située sous le même méridien, il sera encore plus juste de considérer la sierra de San Luis comme la continuation de ce système des arêtes isolées, imitant par sa configuration plus massive la constitution géognostique de la voisine Serrezuela.
Celle de San Luis est un peu plus grande et surtout un peu plus large, mais presque de la même configuration orographique que la Serrezuela. Ses escarpements du côté d'Ouest sont assez roides et forment presque une ligne
348 RESSEMBLANCE À LA SERREZUELA.
droite du Nord au Sud, s'élevant rapidement jusqu'à 700 mètres au-dessus de la plaine de la Pampa. De Tautre côté Est» les contreforts s'inclinent doucement et se perdent enfin dans la surface dé la vallée Conlare, située entre notre sierra et la sierra Achala, du système de Cordova. Ainsi, toute la montagne forme une série de chaînes basses parallèles, assez plates au sommet, surmontées de quelques grands pics coniques, très-réguliers, qui se trouvent tous sur une ligne transversale, presque au milieu de l'étendue longitudinale. Ces cônes, déjà cités page 286, sont des trachytes ; la masse principale de la montagne se compose de rocs métamorphiques, avec quelques massifs de granité et un petit centre de porphyres, du côté occidental. L'élévation du sommet le plus haut de Tômalasta est à 2117 mètres, et la hauteur moyenne de la crête de l'escarpement occidental à 1331 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Depuis que j'ai donné ma description assez courte, tome 1. page 238, M. H. Avé-Lallemant a publié ses recherches qui fournissent des renseignements plus complets sur la montagne, et dont j'extrais les faits principaux qui suivent.
Les chaînes parallèles, qui composent la sierra, ne soni pas des crêtes aiguës, comme celles de la sierra d'Uspallaln, mais de petits plateaux assez homogènes, sans dents et sans fortes x)ndulations. Elles sont séparées par des vallées élr^tes mais peu profondes. Il y a aussi d'anciens bassins, à présent secs, dans la partie du Nord et du Sud de la siem. qui semblent avoir été remplis d'eau à une époque aniêrieure jusqu'au jour où ils se sont écoulés par les ravins profonds et escarpés, qui prennent leur origine au boni Je ces bassins et descendent jusqu'à la plaine voisine.
Un grand nombre de cavernes qui se trouvent dans l'intérieur de cette sierra de San Luis, lui donnent un canntère particulier. Ce sont généralement de grandes grottes, avec une ouverture large et d'une profondeur assez variable. Il y en a de 5-7 mètres, mais aussi d'autres de 50 luè-