‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 559 sur 583 · BASALTES AU DEHORS DE LA SIERRA · texte numérisé non relu

BASALTES AU DEHORS DE LA SIERRA

parée de la montagne, et se trouve représentée par deux petits mamelons isolés, dans la plaine, entre la sierra de San Luis et la sierra d'Achala, la chaîne plus grande de la sierra de Cérdova, les deux mamelons que j'ai déjà indiqués plus haut, page 292, sans entrer plus dans leur description, renvoyant le lecteur à la note 44 pour la description spéciale microscopique du basalte - néphéline, donnée par M. AvÉ Lallemant, du cône de La Leoncita. Celui-ci se trouve plus à Test, correspondant par sa position à la fin de la sierra Achala ; l'autre cône est celui de Los Manantiaks, qui se touche avec la formation calcaire, prise comme appartenant à l'époque crétacée, comme nous l'avons n, page 256. De ce cône basaltique, un autre jeune ami, M. le Dr. Seekamp, m'a apporté un échantillon qui me semble tout-à-fait confirmer la description du basai te-néphéline de M. Xyé Lallemant. La pâte en est une masse noirâtre, compacte, contenant beaucoup de grains d'olivine de différentes grandeurs et couleurs, grise-jaune-verdâtre, qui sont déjà complètement décomposés à la surface eilem du roc, et lui donnent aussi une apparence huileuse et une couleur plus grise, semblable à celle de la cendre.

Remettant le lecteur à la description détaillée de l'auteur précité, il me reste seulement à parler ici encore un peu plus de la relation des deux cônes basaltiques avec les ninutagnes voisines. Le cône à côté du village de Renca, qui. dans la carte géognostique adjointe, se trouve indiqué un peu trop au sud du Renca, correspond exactement pitr sa position à la ligne transversale des cônes Irachytiques qui perforent la sierra voisine, et peut être considéré comme la continuation de la force volcanique k l'Est, qui se prononce évidemment dans cette ligne. L'autre cône de la Lef)r>cila est situé plus au Sud -Est, en direction d'une li^ne (|ui unit le cône du Renca avec celui de trachyto du Mi>rro %lo San José, tout près du chemin de fer do Merretles. et se prononce, de la même manière, comme la continua-

LES TRÂCHTTES DU MORRO SAN JOSÉ 36]

lion de la force volcanique dudit Morro, se manifestant au sud-est de celui-ci, comme le cône de basalte du Renca, à Test de la ligne transversale des cônes de la sierra de San Luis. Je crois que cette manière de voir est trèslogique, et qu'elle place les deux basaltes dans leur vraie relation avec les traçhytes plus anciens de la force volcanique, se manifestant dans le terrain en question.

Il nous reste alors à parler du cône trachytique du Morro de San José, que nous trouvons presque au milieu, entre les deux petits cônes basaltiques de la plaine du rio Conlare et du rio Quinto. Ce cône, moins haut (1400 mètres environ) que ceux de la sierra de San Luis, mais plus massif et plus large en bas, prend sa position exactement sous le même méridien que les traçhytes de la sierra Serrezuela, et se prononce plus justement comme leur continuation, que les traçhytes de la sierra de San Luis, montagne que nous avons regardée comme continuation de la sierra de los Llanos. Ce parallélisme se détermine comme un fait accompli par Tidentité des pierres trachytiques. Le trachyte du Morro de San José est du véritable trachyte, sans quarz isolé, et de cette même espèce sont formés les cônes trachytiques de la sierra Serrezuela, comme nous l'avons dejk dit plus haut, page 286. La masse de trachyte- du Morro de San José n'est pas d'un profil trèsconique; elle forme de plus un massif convexe étendu et coupoliforme, avec de larges ramifications débordantes en forme de laves courantes, s'élevant d'une base de roches métamorphiques de gneiss, souvent disloquées par les masses éruptives qui la perforent. La pâte du trachyte est finement poreuse, d'une couleur grise-claire, contenant de petits cristaux isolés de feldspath vitreux et de longs prismes d'amphibole, aussi quelques feuilles de mica foncé. Le feldspath est sanidine, avec quelques mélanges subordonnés, dejk indiqués plus haut. La composition microscopique du sanidine prouve une accumulation du minéral en zones

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