PARTIE DU NORD DE LA SIERRA
parallèles, et démontre clairement sa formation génétique par un procédé hydalothermique, c'est-à-dire par la double influence de Teau et de la chaleur.
Nous avons enfin à parler de la moitié nord de la sierra de San Luis, prenant la route transversale des cônes éruptifs comme ligne de démarcation. Cette partie n'esl pas si bien connue que celle du Sud ; mais elle semble avoir entièrement la même configuration que l'autre. îiou> savons déjà que le bord occidental de la montagne est formé d^escarpements assez hauts et roides. Ces escar[jements se tournent, en se prolongeant vers le Nord, peu à peu plus au Nord-Est, depuis le coin, près du village de Rio Seco, formant ainsi une bordure dirigée au Noni- Ouest, qui s'étend jusqu'au point le plus au Nord, nommé : La Lomita, avec lequel se termine la sierra de ce coté. La bordure de Nord-Ouest est interrompue, comme celle du Sud-Est, par plusieurs ravins qui divisent le massif de la montagne en chaînes , imitant dans leur fonne, aplatie au sommet, la même configuration des chaînes du Sud, et devenant peu k peu plus basses du coté est, où la dernière chaîne descend doucement dans la plaine enln* la sierra de San Luis et celle d'Achala. Les ravins qui séparent ces chaînes sont plus courts que ceux de la moitié du Sud et donnent naissance chacun à un petit ruisseau qui vient jusqu'à la plaine du Nord-Est et se penl bientôt dans des champs stériles, sans pouvoir se réunir tous à une rivière commune, comme ceux de la moili»' sud. Un seul ravin, le dernier avant le coin du Non!, est un peu plus grand que les autres ; il pénètre jusqu'au centre de la montagne, sortant là d'une haute vallée assez large, qui contient le village de Santa Bàrbanu un des meilleurs éUiblissemenls dans la montagne. Ce ravin est connu, comme le ruisseau qu'il contient, sous le nom de La Cantana. Au côté sud de la même haute vallée prend naissance un autre ravin qui court à l'Est, lou-
LA STRUCTURE GÉOGNOSTIQUE. 963
chant les pentes du dernier cône trachytique des Cerros Largos, et vient s'unir au ravin pittoresque de Luluara, qui contourne ledit cône de ce côté. Ce ravin est le plus étroit et le plus profond de ce côté est ; il contient le ruisseau du même nom Luluara , formant la seconde source principale du rio Conlare. La première source, plus au Sud, vient d'un ravin plus ouvert et moins profond, et porte le nom de ce fleuve, appliqué aussi au village situé dans le ravin à son commencement, comme un autre village, Larca; tout près de l'embouchure du ravin dans la plaine. Quelques autres petits ruisseaux sortent des ravins du même côté est, plus au Nord, et grossissent le rio Conlare, qui par son eau assez abondante fertilise la plaine; son cours se dirige vers le Nord. Néanmoins, il se perd, après avoir coulé pendant quelques lieues, dans la partie plus boréale, très-stérile, de la plaine, comme tous les autres petits ruisseaux du côté nord et nord-ouest de la montagne.
La constitution géognoslique de toute cette partie de la sierra est très-simple. Les pierres qui dominent sont les couches laurentiennes de gneiss, qui suivent le système général du gisement presque perpendiculaire avec une faible inclinaison au Nord-Ouest. Dans la moitié sud du centre, à côté des cônes trachytiques, se trouvent aussi des schistes huroniques, avec une direction et inclinaison presque opposées.* Quelques massifs granitiques forment des (lifFérents centres dans cette partie de la montagne, comme élévations peu convexes, sans forme de véritables monts isolés. Tels sont : le massif d'igrue/a, k peu près du milieu (le la bordure Nord-Ouest, entre les ravins de La Cantana et de Quines. Deux autres massifs plus petits se trouvent au nord et au sud du massif d^Aguila : celui-ci nommé El Alto de la Ternera et del Palmar, Tautre Los Cerros del Potrero de Fanes, Des roches éruptives plus modernes manquent dans cette partie de la montagne; il semble