PROCLAMATION DE L'INDÉPENDANCE. IH
ministration se fit toujours au nom de Ferdinand VII, roi d'Espagne. On lui demanda même son fils Franz comme régent. Mais pour le conseil du roi, cette initiative spontanée n'était qu'un acte de rébellion, et la proposition, renouvelée encore en 1815, fut rejetée. On se décida alors à se déclarer séparés de l'Espagne. Une junte de toutes les provinces se réunit à Tucuman, et le 16 juillet 1816 elle proclama l'indépendance de la République Argentine. Cet acte décisif délivra l'Amérique du Sud du joug de l'Espagne, et ses différents états prirent bientôt rang parmi les nations indépendantes du globe terrestre. Buenos-Ayres, depuis longtemps pour l'intérieur le foyer d'où rayonnait la civilisation, devint aussi le centre du mouvement de libéralisme et d'indépendance pourtôutes les républiques de l'Amérique du Sud, qui, jusqu'à ce moment, avaient gémi avec elle sous le despotisme écrasant de l'Espagne.
Nous laissons l'histoire de ses progrès et de son développement aux historiens locaux qui ont choisi ce sujet pour thème et prenons adieu des lecteurs, en ajoutant seulement que les épreuves traversées jusqu'à ce jour par la jeune république ont été trèsdures. Mais, depuis quelque dix années, l'opinion dominante a été qu'il fallait enfin se débarrasser du vieil égoïsme hérité des Espagnols, et que les masses ignorantes, toujours disposées à obéir à la force brutalo, devaient être élevées au niveau de la vraie civilisation par l'instruclion* C'est par là seulement que la haute moralité pourra être définitivement fondée.
lia
TADLEAL' CIIR0N0IX)G1QUE.