‹ Description physique de la République Argentine (volume 4)Chapitre 10 sur 450 · NERVURES DES AILES POSTÉRIEURES · texte numérisé non relu

NERVURES DES AILES POSTÉRIEURES

ginale, entre elle et le premier rameau de la seconde branche dite sous-costale. Celle-ci est plus unie à la costale à la base qu'à la médiane, s'écartant fortement de cette troisième branche, qui se dirige plus en arrière. Séparément de ce premier tronc avec ses trois branches, sort de la base de Taile un second tronc comme nervure simple un peu plus faible, qui court vers l'angle anal des ailes généralement sans donner de rameau secondaire, sauf chez les papillons avec une gouttière interne, renfermant Tabdomen, comme les Piérides, les Nymphalides et antres. Dans ces groupes, cette nervure simple du tronc postérieur, nommée, d'après sa position, l'abdominale, donne on petit rameau interne plus court, qui se perd au milieu de la bordure de la gouttière, et ce rameau reçoit le nom de la nervure interabdominale. La seconde nervure principale avec ses branches correspond alors à la nervure radiale ou dorsale des ailes antérieures.

Les deux branches du premier tronc, nommées nervure sous* costale et médiane, s'écartent beaucoup aussitôt après leur séparation et forment, comme dans les ailes antérieures au milieu de l'aile, une grande cellule triangulaire qui porte aussi le nom de^ellule discoïdale. Elle est de la même manière que dans les ailes antérieures, tantôt fermée par une nervure récur» rente (dama), tantôt ouverte (aperta). La branche sous-costale fournit trois rameaux dont le troisième est uni avec le premier fameau de la nervure médiane par la récurrente, si la cellule -discoïdale est fermée. Dans d'autres cas, la conjonction des deux rameaux fait défaut, la branche médiane fournit aussi le même nombre de rameaux dirigés en arrière, et ceux de la branche sous-costale en avant. Ainsi se forment huit à neuf cellules marginales comme dans les ailes antérieures.

Les ailes postérieures dénotent une différence particulière entre elles, dans la configuration de la base de la bordure antérieure à mesure que ce bord est élargi ou également étroit. La base élargie appartient à tous les papillons diurnes et les Bomkx^ l'autre forme du bord également étroit, aux Sphingides, aux Noctuacées et aux Microlépidoptères. Chez les représentants du premier type, cette partie basilaire élargie de la bordure est soutenue par un petit rameau particulier qui sort presque sous l'angle droit de la base de la nervure costale, soit directement, comme chez les Piérides et Nymphalides, ou soit d'un petit radeau secondaire, qui court parallèle à la base de la nervuse

costale, se réunissant à elle rapidement, comme chez le genre Papilio, Souvent ce petit rameau se divise à sa pointe en deux petites branches écartées. Quelquefois ce rameau manque complètement même à certains papillons ayant la bordure élargie à la base comme chez les Hespériades, qui sont munies d'un repli libre particulier de la membrane à cette bordure élargie sortant au dehors de la base des ailes postérieures.

Chez les papillons du second type, ayant la bordure antérieure des ailes postérieures également étroite, existe, au lieu de l'élargissement, un crin (subula) fort corné et un frein (frenulum)^lG premier sortant de la même manière sous l'angle presque droit de la base de la nervure costale se dirigeant en avant et surpassant librement la bordure de la membrane de l'aile au dehors. Ce crin très-poli est soutenu par le frein, c'est-à-dire un crochet, ou plutôt une coulisse, qui est attachée à la base de la nervure costale des ailes antérieures, sur sa surface inférieure, formant de cette manière l'union fixe des deux ailes pendant le mouvement du vol, et tenant les postérieures en contact intime avec les antérieures. J'ai donné une représentation augmentée de grandeur de ce mécanisme, fig. 12 de la pi. I, remettant le lecteur à l'explication de ladite -figure dans le texte de l'Atlas. On peut comparer aussi la bonne figure dans les . Gênera des Insectes de Gu^rin et Pbrchbron, Lépidoptères, pi. III, fig. A. i. Chez les femelles le crin est remplacé par un faisceau de poils raides plus ou moins multipliés et le frein manque complètement (*). — Encore plus particulière est la conjonction des deux ailes chez Sesia et Macroglossa^ où le bord antérieur des ailes postérieures forme un rebord longitudinal qui reçoit un repli analogue à celui du bord postérieur des ailes antérieures, de sorte que les deux ailes sont liées entre elles intimement.

Enfin, nous avons à dire quelques mots sur la configuration du bord externe des ailes, qui est tantôt simple, tantôt denté ou même muni d'une queue. Lisse et simple est toujours le bord antérieur des ailes antérieures ; mais les bordures externe et postérieure des deux ailes sont pourvues d'une

(*) Voyez sur ce mécanisme la description donnée par PoET dans les Annales de la ^oc. entom. de France, tome I«page 91, et de Vander Hoeyen dans Férussag, Bull, de se. natur.Y mars 1828. Je ne trouve pas le frein chez les femelles examinées par moi.

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