‹ Description physique de la République Argentine (volume 4)Chapitre 437 sur 450 · Genre Mimallo Huebner · texte numérisé non relu

Genre Mimallo Huebner

Verz, bek. Schm, 190.

Stature générale de grandeur moyenne, le corps cylindrique, la tête peu avancée au dehors du bord antérieur du thorait, les antennes bien pectinées chez les deux sexes, les rameaux latéraux du mâle un peu plus longs, vers la pointe successivement plus courtes, la pointe même reclinée ou un peu tournée; palpes très-petits, à peine un peu avancés, couverts d'écaillés, le dernier article pointu, demi-caché dans les écailles du second. Spi-

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ritrompe nnlle. Thorax velu, abdomen couvert d'écaillés pins courtes. Ailes antérieures assez allongées, Tangle terminal pointu, plus ou moins recourbé; bord externe sinueux ou quelquefois faiblement denté, l'angle postérieur peu prononcé; le centre souvent avec deux petites taches vitreuses, séparées par la nervure marginale correspondant à la cellule discoïdale, sortant de la nervure récurrente très-faible ; la sous-costale sans rameaux courant à la côte, étendue droitement à Tangle terminal, avec trois rameaux postérieurs, dirigés au bord externe, unis à la base en tige commune ; branche médiane avec trois rameaux, la dorsale simple, mais fendue à la base en deux troncs parallèles. Ailes postérieures ovalaires, Tangle anal obtus, bord externe tantôt simple, tantôt denté ; nervures régulières, la costale prenant son origine de la sous-costale un peu dis-' tante de la base ; celle-ci avec deux rameaux ; la branche médiane avec quatre rameaux, le premier passant par la cellule discoïdale demi-ouverte jusqu'à la base de l'aile, les trois autres plus courts, le second et troisième unis à fourchette. Branches abdominales doubles, très-fines. Pattes fort velues, sauf les tarses, couverts d'écaillés petites, déprimées. Pointe abdominale un peu avancée chez le mâle avec deux pinceaux de poils, de la femelle plus obtuse, arrondie, couverte de poils un peu plus longs.

Les chenilles de ce genre particulier américain, dont M. Bbro a donné une monographie {Horae soc. entom. Rossiae, tom. XII, tb. IV), vivent dans des fourreaux durs, allongés-ovalaires, faits de tissure mêlée à leurs excréments et à des débris végétaux, ouverts aux deux terminaisons, restant les chenilles à Tinté* rieur toute leur vie et se changeant aussi dans les fourreaux en chrysalide ; elles sont nues, sans épines, mais portant six longs poils plans symétriquement posés sur le premier anneau du corps. Les papillons sont dé couleur grisâtre, tirant un peu au jaune, entremêlé avec des écailles noires ; la plupart avec une bande oblique plus foncée surpassant les deux ailes de chaque côté en direction correspondante. Nous avons une seule espèce assez commune dans notre territoire.

Obsbryation. — D'après les recherches de M. Berg, il faut réunir à ce genre, les genres : Saccophora et Perophora de Harris ; Cidnus de Blait- GHARD, Pomea de Walker, Euclea et Tomoptera de Hbrr. Scraeffsr> Eglites de Boisduval.

GENRE MIMALLO 497

mmiillo despeetA Berg.

M. albidO'testaceay per multas sqmmas nigras cinerascens; alis fasda ohliqtM bicolora : interne nigra^ externe fulm, ai angulum terminalem angulata. Exp. alar. 1| 2 " (5 cm.).

Horae etc. I. I. page 166 n» 6. tb. IV. fig. 1-7. Mim. curtisea^ Tijikchr. v. Entom. XVII. 220.

Couleur dominante d'un pâle jaune-blanchâtre, interrompu par beaucoup d'écaillés noires sur tout le corps et les ailes ; celles-ci avec une bande oblique commune, commençant noire à l'angle terminal des antérieures et finissant au milieu du bord interne des postérieures ; cette bande forme à l'angle terminal un angle aigu ouvert à l'intérieur et se divise bientôt en deux lignes parallèles, l'interne noire, l'externe fauve un peu brunâtre ; franges des ailes blanches, les antérieures avec deux petites taches vitreuses au côté de la nervure récurrente entourées de brune. Collier et commencement de la poitrine un peu rougis ; antennes jaunes. Pointe de l'abdomen du mâle noirâtre.

Le mâle est un peu plus petit que la femelle, sa couleur plus vive et l'abdomen conique en arrière.

La chenille vit sur quelques petits arbres et arbustes des Myrtacées (Stenocalyx) et sur l'introduite Melale^ica leucadendrouy dans un fourreau ovalaire allongé, courbé aux deux terminaisons en lobule arrondi au-dessus de l'ouverture terminale, dirigée à la surface inférieure. De l'ouverture antérieure sort la chenille avec la partie du corps correspondante aux trois paires des pattes écailleuses, tenant le fourreau par les pattes membraneuses sur l'autre portion du corps. Sa couleur est un gris-obscur, la partie antérieure plus claire-jaunâtre, la postérieure tirant au violet; toute la surface couverte de petites granulaisons jaunâtres. La tête est d'un brun-obscur, avec quatre taches blanches ; les trois premiers anneaux du corps sont tachetés de jaune. Six longs poils jaunâtres plans se trouvent sur le premier anneau et d'autres plus courts noirâtres aux côtés de la tête. Pour se métamorphoser la chenille attache le fourreau avec les deux terminaisons sur une petite branche d'arbre et se change bientôt en chrysalide ovalaire de couleur brune de marron obscur, d'où sort, après quinze jours, le pa-

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pillon, laissant Tenveloppe de la chrysalide dans l'intérieur du fourreau.

Observation. —La Phal. Bomh. Amilia de Cram. pap. exot. III. pi. 265. D. E. {Phalatna vorax Sepp, pap. d. Surin. 47. pi. 20.), Circinus orthona Blanch, ^Gat, Hist. de Chil. Zool. VII. 66. Lep. pi. 6. fig. 4.) Eucleadiagonalis Herr. Schaeffer, {Samml. I. fig. 798) et les autres Eucleae du môme auteur sont de ce genre, aussi représenté par plusieurs espèces (du genre Perophora Harris] dans TAmérique du Nord.

VINGT-TROISIEHE FAMILLE

IVotodomtidjli:

Les membres de cette famille ont la figure générale des Bom bycides typiques et sont de grandeur moyenne, la plupar inférieure à celle des genres principaux des Bombycides. L corps est assez robuste, la tête un peu avancée au dehors d thorax, les antennes pectinées au moins chez le mâle, celles d la femelle tantôt plus court pectinées, tantôt dentées a même ciliées de poils distants ; l'article basilaire généralemeim- i fort velu. Palpes souvent assez courts, ne surpassant pas L^ tête en avant; exceptionnellement très-longs (genre Perostomu^. Spiritrompe très-rarement bien développée, chez la pluparar^t rudimentaire. Yeux composés presque toujours nus, les sinci.pies manquant, sauf dans l'un ou l'autre genre (Uropus, Gl-g/phidia et Dryobia), qui les possèdent. Thorax assez robuste fort velu ; l'abdomen ovalaire allongé, souvent plus long qixe les ailes postérieures, plus conique chez le mâle. Pattes fort velues sur les cuisses et les hanches, souvent aussi sur le^ jambes; les postérieures tantôt avec deux éperons à la fin, tantôt avec quatre, la seconde paire avant la fin. Ailes généralement non très-larges , principalement les antérieures allongées triangulaires; les postérieures ovalaires, pourvues d'un crin à la base de la côte, qui même chez la femelle est quelquefois (Ceruro) assez grand, mais généralement petit. Branche costale et sous- .^. costale des ailes postérieures souvent unies au tronc commun l. basilaire, mais aussi séparées jusqu'à la base; cellule discoï- L^dale assez large, avec une plissure fourchue avant la nervure 1^

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récurrente, celle-ci quelquefois interrompue au milieu; une petite cellule appendiculaire au coin antérieur de la cellule discoïdale est tantôt présente, tantôt manquante. Branche dorsale forte, quelquefois sans plissure de la membrane avant elle, d'autres fois cette plissure est présente et même cornée. Souvent le bord interne avec une petite dent postérieure, formant une sorte de coin au bord des ailes antérieures. Branche abdominale des postérieures double.

Les chenilles de cette famille sont très variables de stature, tantôt nues, tantôt avec des poils raies. Dans beaucoup manque la dernière paire des pattes membraneuses, terminant le corps avec deux queues filiformes ; d'autres ont des figures bizarres, soit anguleuse, avec une sorte de bourrelet au dos, ou soit plate, avec la bordure élargie à la manière d'un limaçon nu. Elles sont fileuses et forment un cocon assez dur pour se changer en chrysalide.

La famille est nombreuse de genres, non moins nombreuse d'espèces et répandue sur toute la surface habitable du globe, préférant les zones tempérées aux chaudes. Nous avons plusieurs genres dans notre territoire, que M. le professeur Berg a traités dans son essai, publié par les Ann. d. 1. Soc. cientif. d, B.-A., tom. V. pag. 177. Ils se distinguent comme il suit:

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