I. Genre Streblotn Huebnrr
Verz. bek. Schm. 193.
Genre complètement particulier et un des plus singuliers des Bombycoïdes. Stature du corps assez robuste sans être grande; la tête petite et rétrécie ; les antennes du mâle fort pectinées aux deux côtés jusqu'à un tiers de la base, mais bientôt les rameaux deviennent des courtes dents, manquant complètement au dernier quart; celles de la femelle brièvement dentées depuis la base
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jusqu'aux trois-quarts, le dernier quart simple. Palpes gros, écailleux, le dernier article arrondi, court, mais aussi large que les autres. Spiritrompe nulle, yeux nus. Thorax robuste, assez fort velu ; abdomen du mâle conique, de la femelle cylindriqueovalaire, couverts de poils courts, celui du mâle terminant en pinceau. Ailes antérieures assez bien triangulaires, l'angle terminal prononcé, bord externe courbé au dehors, angle postérieur arrondi ; les postérieures très-peu plus courtes que les antérieures ; les quatre avec une cellule discoïdale large, sans cellule appendiculaire^ renfermant une plissure à fourchette à la nervure récurrente; branche sous-costale des antérieures largement distante de la costale, donnant trois rameaux à la côte et deux au bord externe, le troisième de la côte formant avec le premier externe une cellule à fourchette. Nervure récurrente faible, donnant un rameau au bord externe. Branche médiane divisée en quatre rameaux, dont le premier se touche avec la nervure récurrente et la branche postérieure de la plissure discoïdale. Plissure de la membrane avant la branche dorsale cornée, imitant la figure d'une seconde nervure, sans se continuer jusqu'à la base, terminant libre entre le tronc de la médiane et dorsale. Costale des ailes postérieures unie à la base avec la sous-costale; celle-ci divisée en deux rameaux. Nervure récurrente bi-anguleuse, la moitié antérieure faible, la postérieure donnant naissance à la nervure marginale troisième ; branche médiane divisée en trois rameaux, dont le premier reçoit la nervure récurrente. Branche abdominale double. Pattes trèsvelues, aussi les jambes couvertes au dehors avec de longs poils distants ; les postérieures avec une seule paire terminale des éperons, cachés sous les longs poils.
Les chenilles du genre ont les figures les plus bizarres de toutes les connues. Elles ressemblent à des limaçons nus ou vers de la famille des Trematodes par leur corps plat, large et court, décoré sur les côtés avec des tubercules courts, munies souvent de petites épines de position d'étoile. Cependant leur couleur verte claire fraîche les distingue bien d'un limaçon ou d'un vers de la famille des Planaires, avec lesquels leur figure générale est de quelque harmonie. Pour se changer en chrysalide, elles font un cocon dur, presque sphérique, d'où sort le papillon par un opercule détaché bien coupé.
Nous avons une seule espèce de ce genre répandu par l'Amérique méridionale, dans notre territoire.
GENRE STREBLOrA 501
StreblotA boniiëpeiisls Berg.
St. rubro-hrunnea, alisHinticis ptmctis duohm alhis ante apicem, posHcis totis rufo-testaceis. Exp, alar. IJ-lf" (3,4-4,5 cm.).
Ann. d. 1. Soc. Cient. de B.-A. tom. V, page 180. 3.
Stature du corps robuste, les ailes assez larges. Couleur dominante d'un rouge-brun assez foncé sur le corps, les ailes antérieures et les pattes ; les ailes postérieures plus pâles d'un testacé rougeâtre ; pattes fort velues, les poils du côté externe plus obscurs, bruns-noirâtres. Ailes antérieures avec deux petits points blancs sur la moitié externe, un peu au dehors de la nervure récurrente, et chez le mâle un troisième presque au milieu, en arrière de la branche médiane. Généralement le mâle plus petit et d'une couleur un peu plus claire. Dessous des ailes plus clair, d'un jaune-gris -rougeâtre, le bord antérieur et l'externe un peu plus foncés.
La chenille est verte-claire, avec un lustre soyeux de velours, les côtés dorsaux avec une série de verrues, munies de petites épines blanches. La tête, cachée sous le premier anneau, a quelques points noirs, aussi les anneaux du dos sont dessinés aux côtés avec de tels points. Les trois antérieurs et les deux derniers portent chacun une verrue épineuse bleuâtre plus forte, les autres anneaux des verrues assez petites. Les pattes écailleuses sont très-courtes, blanches, avec la pointe noire; des vraies pattes membraneuses manquent, la chenille s'attache avec des petites verrues semi-circulaires contractiles sur les Aiineaux ventraux très-convexes et marche comme un limaçon par le mouvement onduleux des verrues, les appliquant comme des petites ventouses au fond de son chemin. Elle vit sur Pyrus Cydoniay P. communis et même sur la Vitis vinifera, plantes cultivées dans tous les jardins. Elle est souvent attaquée de pausités, entre lesquels une espèce de Tachina et le Systrophm ^idu$ WiBDBif. son les plus communs.
Observation. — Sar la pi. XXIII de TAtlas je donnerai la figure d^ane ^enille semblable, appartenant à la Strehlota Nesea (Cram. pap. exot. IV. W. 905. C. — HuEHN. exot. Schm. III. tb. 51.) la même que figure Stoll, ^^Ppl. Cram. pi. 21, fig. 2, avec deux autres (fig. 1. et 3.) voisines. Cette ^P6ce est aussi figurée par Sepp, pap. d. Surin, pi. 45, et une autre pi. 6., '^entiqae avec celle de Stoll, fig. 3.
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