‹ Description physique de la République Argentine (volume 4)Chapitre 76 sur 450 · TROISIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

TROISIÈME FAMILLE

Dahitaidae

Le caractère principal de ce groupe, comme il existe dans l'Amérique, le donnent les crochets des tarses allongés, simples, nus, sans plantules et sans lamelles latérales, tout comme chez les Papilionides. Mais il y a des genres de l' Ancien-Monde, où cette ressemblance au type des Papilionides n'existe plus, les ongles étant pourvus d'une plantule médiane et les deux lamelles latérales, nommées plus haut arolies ou paronyches. La figure générale se rapproche aussi un peu à celle des Papilionides, car leur tête est assez petite et les yeux sont grands; les antennes pourvues d'une massue allongée, ronde, obtuse, assez courte, peu courbée ; les palpes ascendants, séparés par un intervalle notable ; la spiritrompe assez longue. Le thorax est ramassé, assez allongé, fort velu en arrière et noir; la poitrine toujours signalée de points blancs. L'abdomen aussi allongé, cylindrique, les génitaux féminins fermés entre deux valvules fortement frangées; ceux dû mâle dans une cavité ouverte, sur-

passée par une bordure large, descendante du septième anneau ventral. Ailes larges, les antérieures allongées, les postérieures presque circulaires, toujours sans queue, la cellule discoïdale des deux ailes fermée. Tronc de la nervure sous -costale des ailes antérieures divisé en fourchette à la fin de Taile, touchant avec cette petite cellule triangulaire la pointe de l'aile même, manquant la première cellule marginale des Papilionides, formée par un rameau externe de la sous -costale avant la cellule à fourchette, restant en tout sept cellules luarginales externes. Tronc interne ou dorsal simple, sans rameaux; ailes postérieures avec une saillie abdominale; crin de la branche costale simple, repose immédiatement à la base de ladite nervxire; nervure abdominale divisée en deux branches presque d* égale longueur, formant dans la saillie deux cellules allongées, qui manquent aux Papilionides, augmentant de cette manière le nombre des cellules marginales externes des Papilionides à sept au lieu de six. Aussi les rameaux des branches sous- costale et médiane sont différents, car chez les Papilionides la sous -costale ne donne aucun rameau en avant, vers la bordure antérieure de l'aile, et deux en arrière, quand la la médiane en donne trois; mais chez les Danaïdes la souscostale donne un rameau en avant et un seul en arrière, Quand la médiane en présente aussi les trois. De cette manière le rameau marginal, qui sort de la cellule discoïdale fer- ^^^e, est chez les Papilionides le troisième et chez les Danaïdes 1^ quatrième de tous les rameaux, les nombrant d'avant en ^i*rière de la bordure marginale.

Les pattes donnent une autre particularité de la famille, en

Comparaison avec celles des Papilionides, restant la première

P^ire dans l'état rudimen taire et réduites à une petitesse ex-

trême Cette diminution se trouve égale chez les deux sexes, sauf

^^G petite différence des tarses, qui sont évidemment articulés à

^^ pointe chez les femelles, montrant deux petits articles à la lin

^^ premier assez grand et presque inarticulés, très -velus,

^ouvjjig aussi les jambes, chez le mâle. Les autres quatre pattes

^^nt longues, principalement les tarses avec deux rangées d'épi-

^^s au-dessous et grands ongles simples peu courbés , sans

Palettes ni arolies. Mais dans plusieurs genres de l'Ancien-

^^nde, avec des ongles un peu plus petits, ces appendices se

^^ouvent à l'état parfait.

Les chenilles des espèces américaines sont nues, sans épines

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ni poils, d'une figuré cylindrique, avec deux longs tentacules charnus non retractiles aux deuxième et onzième anneaux du corps. Leur couleur est claire jaunâtre ou verdâtre avec des ceintures brunes ou noires sur chaque anneau. Une figure de la plus commune je Tai donnée dans l'Atlas. La chrysalide est ovalaire, très-courte, assez grosse, lisse, très-luisante, ornée de petites taches d'argent sur quelques parties du corps. Elle est suspendue librement dans Tair à une branche de la plante que la chenille mange.

Nous avons de cette famille, si nombreuse d'espèces dans l'Ancien-Monde, dans notre République un seul genre comprenant deux espèces répandues presque par toute l'Amérique comme les seuls représentants des vrais Danaïdes.

Genre Daitaus Latr.

(ien. Cr. et Ins. IV, 201.

Ce genre étant le seul connu de la République, il est déjà suffisamment décrit par les caractères de la famille, se distinguant des autres par les larges ongles simples des tarses. Les mâles ont une petite bulle au côté du rameau interne du tronc médian des ailes postérieures, qui manque aux femelles.

Les deux espèces américaines sont les suivantes.

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