‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 1 sur 418 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

J'ai donné, dans la préface du second volume, les raisons qui me faisaient renoncer à continuer cet ouvrage ; mais, depuis, est intervenu le décret du Gouvernement national, du 24 décembre 1876, qui me fournit de nouveau les fonds * nécessaires pour couvrir annuellement les frais de la publication. Je m’empresse de l’en remercier et de me remettre à l'œuvre. ÿ

Je donne aujourd’hui le cinquième volume, contenant les Lépidoptères, et remets à une époque postérieure limpression du troisième et du quatrième. Cette partie de mon tra— vail est préparée depuis longtemps; mais lexécution des figures de l’Atlas, que j'ai confiée à des artistes allemands, demande malheureusement plus de temps que je croyais; pour cette raison, les parties de l’Atlas seront publiées peu à peu en livraisons indépendantes du texte des différents tomes.

Pour introduire quelque diversité dans les matières traitées et reposer le lecteur en même temps que l’auteur, Je ne publierai pas immédiatement la seconde partie du cinquième volume, mais de préférence la première du troisième, contenant les Mammifères vivants et fossiles du pays; Je publierai ensuite la même partie du quatrième volume, conte-

vI PRÉFACE

nant les Coléoptères pentamères. Plus tard, enfin, je com-— pléterai chacun de ces tomes.

J'ai l’intime confiance que les ressources financières du pays me permettront la continuation sans interruption de mon œuvre, et je ne veux pas finir cette préface sans adresser mes remerciements aux deux derniers ministres de l’instrucüon publique : MM. José M. GUTIERREZ et BoN1FACIO LASTRA, pour le concours qu'ils ont prêté à la publication de cette œuvre, me donnant ainsi l’occasion de faire connaître au public, d’une façon complète, la constitution physique et les productions naturelles du pays, où je suis maintenant domicilié et depuis longtemps traité avec bienveillance.

Enfin, il me reste à prier le lecteur d’excuser les germanismes perpétuels du texte français. Bien que je me fusse adjoint un Jeune Français pour corriger mon texte original, il n’a pu rétablir parfaitement les phrases étrangères, parce qu'il connaît peu les objets traités. Ainsi mon texte est un mélange de pensées allemandes et de mots français, et ne respecte pas partout le vrai génie de cet idiome élégant. J’espère cependant que le lecteur n’aura jamais éprouvé d’embarras à comprendre les pensées de l’auteur, exprimées dans une langue qui lui est étrangère.

Buénos-Ayres, 25 mai 1878.

H. BURMEISTER.

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