‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 101 sur 418 · SOUS-FAMILLE · texte numérisé non relu

SOUS-FAMILLE

Ageroniadae

Les membres de ce petit groupe ont la figure générale de ceux de la précédente, sauf que leur tête est un peu plus petite, la massue des antennes plus allongée, les palpes sans poils roides entre les écailles, et l'abdomen plus court et plus gros au moins à la base. Les ailes sont assez larges, les antérieures distinctement triangulaires avec le bord externe droit, on peu convexe; les postérieures presque circulaires (*). La cellule discoïdale des antérieures présente un caractère particulier par la nervure recurrente, qui dans sa moitié antérieure est droite, donnant naissance aux deux nervures discoïdales, l'une tout près de l’autre, et dans la moitié postérieure plus longue, très-sinueuse, rétrécie vers la base des ailes. La même cellule discoïdale des ailes postérieures est extrêmement courte et incomplètement fermée par une nervure recurrente très-faible, semblable à celle des genres Euptoëta, Argynnis et Melitaea. Les pattes sont longues, assez fortes ; les jambes et les tarses avec des épines très-petites ; les ongles assez grands accompagnés de paronyches bifides, comme chez la sous-famille précédente et séparés par une plantule plus large, trèsbien visible.

Les chenilles ont des longues épines épineuses sur la tête et le dos et des petites aux côtés de chaque anneau; elles ressemblent beaucoup au type de la sous-famille précédente, Les

() Habituellement, quelques Agéroniades se rapprochent beaucoup au genre Ectima, Dougr., lequel HUEBNER avait uni directement à eux (Zutr. V, 28, 477, fig. 953-4 ) Il semble vraiment appartenir à cette sous-famille,

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chrysalides sont suspendues d’une manière particulière inclinée, sans épines et sans angles, mais pouvues de deux oreilles très-longues sur la tête.

OBSERVATION. — Quoique cette sous-famille n’ait pas un représentant dans notre République, j'ai cru convenable de parler d'elle, parce que sa position systématique a été longtemps douteuse. On trouvera dans l'Atlas, pl. V, fig. 3, 4, la chenille et la chrysalide de l'Ageronia Arethusa figurées, avec quelques remarques sur leur manière de vivre, fondées sur les observations de mon fils HENRY, faites au Brésil. Ici suffit de dire que ces papillons se reposent non comme les autres Nympbhalides avec les ailes levées, mais étendues horizontalement, la tête toujours en bas. On les voit souvent dans cette position sur les troncs des arbres dans les forêts brésiliennes et on entend un bruit particulier craquant, quand ils s’envolent.

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