Genre Emesis FaBRic
Izic. Mag. d. Ins. VI, 281.
Corps assez robuste, principalement le thorax, pourvu de ptérygodes très-longues, s'étendant jusqu'à la fin du mésothorax ; tête très-rétrécie, les palpes extrêmement courts, quoique l’article terminal soit bien séparé du second et dirigé
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étroitement en avant; base des palpes couverte d’écailles trèsdenses ; antennes fines, presque aussi longues que la moitié des ailes antérieures, leur massue courte, doucement un peu engrossie. Ailes antérieures triangulaires, l’angle terminal aigu, quelquefois un peu recourbé en pointe; branche sous-costale avec trois rameaux, dont le premier prend son origine avant la terminaison de la cellule discoïdale, le second à cette terminaison même et le troisième plus au dehors. Aïles postérieures un peu plus longues que larges, arrondies au dehors. Abdomen court, allongé-conique, bien plus court que les ailes postérieures. Cuisses postérieures frangées de longs poils à la surface inférieure, leurs jambes épineuses au-dessous ; pattes du milieu plus longues que les postérieures.
Emesis Diogenmea PRITTWITZ.
E. fulva sive fusca, subtus dilutior : alis omnibus fasciolis multis fusco-nigris, externis duabus margini concentricis. Exp. alar. 11-127 (3-4,5 cm.)
Stettiner entom. Zeit. 1865, 314.
Var. : fusco-nigra.
Polystichitis Ocypore Hwuezx. Zutr. V, 14, 495, fig. 989, 990.
Espèce très-commune dans la moitié orientale de notre République, observée par moi en 1559 presque tous les jours à Paranä et plus tard à Buénos-Ayres ; répandue par le sud du Brésil jusqu’à Rio-de-Janeiro; voisine à l’Hesperia Ovidius Ka- Bric, Ent. syst. III, 1, 520, 212, mais d’un dessin un peu plus simple et les ailes antérieures moins sinueuses au bord antérieur.
Couleur générale un brun fauve plus ou moins foncé; fauve pur chez les exemplaires brésiliens, qui sont aussi généralement un peu plus grands que les argentins ; ceux-ci d’un fauve cristre, même brun ou noir en dessus, complètement d'accord avec la figure citée par HuEBNER qui, par erreur, donne la patrie de son origine comme étant d'Afrique. Toujours la surface inférieure plus elaire que la supérieure. Sur les deux des stries transversales brunes ou noires entre les nervures, chaque strie un peu anguleuse, de la figure d’une -——-; vers le bord externe ces stries plus courtes, plus larges, formant deux ares de lunules courtes, concentriques au bord externe, dont l’extérieur se compose de taches plus petites, punctiformes à la
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surface inférieure. Au bord antérieur des ailes supérieures se forment deux taches un peu plus grandes, l’une sur la hauteur de la fin de la cellule discoïdale, l’autre au milieu du dernier rameau externe de la sous-costale, laissant entre elles, un espace un peu plus elair du fond, semblable à celle d'Ovidius; la bordure basilaire, avant ces deux taches, sans stries, comme aussi le bord externe. Les stries de la surface inférieure des ailes plus courtes, mais mieux visibles à cause du fond plus clair, Ce fond varie par toutes les nuances de la couleur fauve, à fauve rougeâtre, couleur de canelle, ferrugineuse, gris-brunàtre, pur brun et brun-noirâtre jusqu'au noir pur de la surface supérieure. Les mâles sont toujours un peu plus petits que les femelles, dont les plus grandes du Brésil ont 1 ? pouces d’envergure, tandis que les mâles les plus petits ne sont pas plus crands de 1} pouce. La variation toute noire au-dessus est assez rare.
OBSERVATION. — Les figures de CRAMER. pap. exot. III. pl 271. A,-D., représentant l'Ovidius, correspondent bien au dessin de notre espèce, mais la grande sinuosité du bord antérieur des ailes antérieures distingue aussi bien les deux, comme l'angle terminal des mêmes ailes complètement arrondi chez l’Ovidius. Dans notre espèce le bord antérieur des ailes est droit, sans sinus, et l'angle terminal bien aigu et même un peu recourbé avec la pointe chez la femelle. Une semblable différence sexuelle se trouve aussi chez l’Emesis fastidiosa MÉNÉTR. Cat. d. Mus. Petrop. Lép. I, 90. pl. 3, fig. 5, la femelle ayant l'angle terminal fort aigu et recourbé, accompagné d’une grande tache blanche qui manque au mâle. Les deux sexes se dis-tinguent en outre de la même manière. comme ceux de l'Emesis Lucinda CRAM. pap. exot. I, pl. I, E. F. (mâle) et IIL. pl. 271, G. H. (femelle). Cette espèce correspond à l'E. fastidiosa par ses dessins et ses couleurs, comme l’Ovidius à notre Diogeneu.
». Genre Eesmonias HUEBNER.
Figure du corps et des ailes régulière ; de celles-ci, les antérieures, triangulaires, avec l'angle terminal sub-acute, le bord externe convexe, un peu sinué en arrière ; les postérieures ovalaires, arrondies au bord externe, sans queue et sans angle saillant. Antennes un peu plus longues que la moitié des ailes antérieures, souvent annelées de blanc, la massue doucement engrossie, peu renflée ; palpes avancés au dehors du front, le deruier article plus fin, cylindrique. Des trois rameaux antérieurs
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externes de la sous-costale, les deux premiers prennent leur origine avant la nervure recurrente, tout près l’un à l’autre, le troisième beaucoup plus au dehors, touchant le coin de l’angle terminal. Pattes rudimentaires du mâle velues, courtes ; de la femelle plus longues, couvertes d’écailles. Dessin des ailes tacheté de bandes maculaires claires, sur un fond plus obscur, ressemblant au type du genre européen Nemobius.
Les nombreuses espèces de ce genre sont un peu variables de la stature plus ou moins grosse du corps, et se répandent dans toute l'Amérique, habitant aussi la zone tropicale avec plusieurs représentants.
Nous réunissons sous ce titre les genres Tharops, Lemonias” Aricoris, Apodemia, Echenais, Anatole et Calospila, seulement différents des couleurs, du dessin et de la grosseur relative du Corps.