‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 31 sur 418 · P. Ornythion, Borsp. Spec. I, 354, 196, de Yucatan · texte numérisé non relu

P. Ornythion, Borsp. Spec. I, 354, 196, de Yucatan

4 P. Paeon, Borsp. Spec. [. 356, 198. — Gay. Fn. chil. VII, 8.— P. Thrason Ferper, Nov. Reis. Lep. I, 74, 57. Pérou et Chili.

9. P. Cinyras, MéxérTr. Lep. Mus. Petr. IT, 111, n° 1124, table 7, fig. 3. De Bahia.

PAPILIO THOAS VAR. THOANTIADES 59

6. Enfin, la variété de notre pays, qui peut être regardée avec le même droit pour une sous-espèce, que j'ai nommée :

Papilio Thoantiades, fiourée: Atlas, pl IV, fig. 9.

Il est toujours plus petit que le vrai P. Thoas, mais variable de grandeur entre 10-12 centimètres de largeur des ailes étendues, les individus de Buénos-Ayres et Entre-Rios étant un peu plus grands que ceux de Mendoza et Bahia Blanca. Il se distingue du vrai Thoas principalement par la bande jaune de la surface supérieure des ailes, laquelle est beaucoup plus étroite et comme toutes les autres taches jaunes plus claires, ressemblant au jaune de soufre; quand il est chez les individus du Brésil jaune d’'ocre. Cependant nous avons des exemplaires de la province de Corrientes, des Missions et du Paraguay qui montrent cette bande plus large que ceux de Buénos-Ayres et Mendoza, faisant de cette manière une véritable transition entre les deux types les plus éloignés. Il est digne de noter que les taches jaunes du rang externe ne participent pas de cette diminution, mais qu'elles semblent au contraire plus crandes, s'étendant souvent jusqu'à la pointe de l'aile, où elles manquent généralement chez le vrai Thoas. Maïs nous avons aussi des exemplaires dans notre collection, où quelques-unes des premières taches de ce rang manquent, au moins la première toujours très-petite et à peine indiquée. Il survient qu'à la bordure externe des ailes antérieures se présentent aussi, opposées aux postérieures desdites taches, des lignes jaunes maroinales entre les nervures, lesquelles sont très-rarement visibles chez les Thous, mais assez souvent chez notre Thoantiades. Les ailes postérieures n'ont pas d'autre différence que la largeur moindre de la bande jaune, quoique les taches marginales jaunes soient évidemment plus grandes. La queue est un peu plus courte, plus étroite et quelquefois sans tache audessus. Sur la surface inférieure il ne se trouve pas d’autre différence que les taches marginales jaunes qui sont relativement plus grandes et les lunules bleuâtres médianes plus faibles, parce que leurs atomes sont plus dissipés.

Que la tache troisième, jaune plus longue des ailes antérieures n'ait pas une échancrure, comme cette tache se trouve chez le Cresphontes et Cinyras, je ne l'ai vue jamais dans nos individus ; aussi les taches rouges au milieu de la surface inférieure des ailes postérieures, manquant aux Cinyras, sont

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présentes chez notre Thoantiades. L'Aristodemus d'Esrer se rapproche beauconp au type du Mexique et Yucatan, nommé Ornythion, par son noir moins foncé et la couleur jaune d’ocre moins vive. Notre Thoantiades est assez foncé noir, mais le jaune est très-pâle, ressemblant au soufre.

La chenille figurée pl. IL, fig. 3 est un peu plus faible colorée, et les taches claires blanchätres ont quelques nuances brunes ou noires. Elle vit sur les orangers des jardins et se trouve assez souvent sur lesdits arbres.

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