‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 319 sur 418 · LEP A R I D A KE · texte numérisé non relu

LEP A R I D A KE

Bombycoïdes d’une taille généralement moyenne, jamais trèsgrande, assez souvent petite, avec un corps cylindrique plus ou moins grêle chez le mâle, ovalaire et beaucoup plus ramassé chez la femelle. La tête est petite, sans le front remarquablement élevé; les yeux composés nus, passablement grands, les simples manquent. Les antennes sont courtes, rarement de la longueur de la moitié des ailes antérieures ; celles du mâle ont des rameaux pectinés, assez longs jusqu à la fin, où ils deviennent rapidement plus courts, imitant la figure plumeuse; celles de la femelle sont dentées, les dents assez courtes, quelquefois de la figure d’une scie. Les palpes sont petits et la spiritrompe est très-faible, même réduite à presque nulle. Le thorax cénéralement assez robuste, l'abdomen ovalaire ou cylindrique. Les ailes sont assez grandes pour le corps petit et unies par le crin avec frein à la base; ceux-ci assez petits, principalement chez la femelle. Les ailes antérieures ont une figure triangulaire plus ou moins élargie et les bords un peu courbés au-dehors; l’angle terminal est obtus ou arrondi, l’interne plus distinct anguleux, le bord interne toujours un peu plus long que l’externe. Les ailes postérieures se rapprochent à la figure circulaire un peu allongée vers la base. La bordure externe des quatre ailes est pourvue d’une frange assez large et les ner. vures des aïles sont fines, quoique assez bien prononcées. Leur cours est un peu variable, la cellule discoïdale souvent pourvue d'une petite cellule appendiculaire sur la nervure recurrente, qui se forme par la prolongation anguleuse de cette nervure à l’intérieur, émettant à l’autre côté deux rameaux marginaux au bord externe. De cette manière le nombre des cellules entre les rameaux de la sous-costale et médiane est tantôt de six, tantôt de sept, mais ce dernier nombre prévaut le plus généralement. La branche dorsale est simple, mais accompagnée d'une plissure assez forte dans la membrane de l'aile au lieu du rameau antérieur. Les ailes postérieures ont une cellule discoïdale fermée par une nervure recurrente oblique droite ou anguleuse, avec six cellules marginales entre les rameaux de Ia sous-cos-

GENRE UPENORA 413

tale et médiane, dont la première tout près au bord antérieur est formée par la branche costale, sortant de la sous-costale tout près à la base ou plus distante jusqu'au milieu de son cours. La branche abdominale est toujours double. Les écailles couvrant les ailes sont quelquefois d’une apparence particulière, assez allongées et entremêlées de vrais poils filiformes, donnant de cette manière à la surface un aspect différent de parties d’un lustre soyeux, interrompues par des stries plus opaques, semblables à une peau velue. Les pattes sont fines, médiocrement longues; les hanches couvertes, comme la poitrine, de longs poils ; les cuisses et les jambes moins velues, grêles, les jambes postérieures dans plusieurs genres sans la paire supérieure des éperons; les antérieures en même cas avec un éperon supérieur très-grand.

Les chenilles des genres européens sont assez velues, celles des indigènes jusqu’à présent inconnues ; les chrysalides, enfermées dans un cocon ovalaire, fait par les poils de la chenille entremêlés aux fils de soie constituants, ont la figure générale ovalaire, plus ou moins allongée, souvent couvertes de poils.

La couleur dominante des papillons est la blanche, quelquefois jaunâtre, souvent avec des stries transversales onduleuses grisâtres ou noires. La plupart des espèces vivent dans l'Ancien Monde, peu sont connues d'Amérique et principalement le territoire de notre République est pauvre d'espèces. Je n’en connais pas d’autres que la seule suivante :

Genre Upenora

Ce nouveau genre se rapproche beaucoup au Penora de Waz- KER, dont il diffère principalement par la présence de quatre éperons assez grands aux jambes postérieures. La figure générale est complètement la même; le corps très-grêle, les ailes assez grantles, les antennes du mâle fort plumeuses, de la femelle un peu moins; les palpes fins, avancés; la spiritrompe de la longueur du thorax; celui-ci couvert de longs poils au dos; l'abdomen cylindrique, un peu plus long que les ailes postérieures. Ailes antérieures triangulaires, le bord antérieur et externe arqués, l’interne droit, les deux angles arrondis; nervure recurrente avec une cellule allongée accessoire, branche sous-costale bien séparée de la costale, avec trois rameaux au

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bord costal, dont le premier se rapproche de nouveau à elle, formant la cellule allongée avant le coin antérieur de la cellule discoïdale ; le troisième rameau costal très-court, uni avec la cellule à fourchette dans l’angle terminal; trois autres rameaux postérieurs au bord externe; branche médiane aussi avec trois rameaux ; branche dorsale simple, le rameau antérieur représenté par une plissure plus fine que le postérieur restant. Aïles postérieures assez allongées au-dehors, la branche costale séparée de la sous-costale par toute leur étendue, laissant une petite cellule triangulaire à la base entre elles, mais bientôt très-rapprochées pour se toucher intimement, sans s'unir dans un tronc commun ; depuis séparées de nouveau et peu à peu plus distantes jusqu'au bord ; la sous-costale divisée en deux rameaux. Nervure recurrente avec un seul rameau dirigé au bord externe et prolongé dans l’intérieur de la cellule Le branche médiane divisée en trois rameaux ; branche shdoiiale double, les deux rameaux très-rapprochés l’un à l’autre (Atlas, pl. XVIL. fig. 15). Pattes longues, nues, même les hanches; jambes antérieures avec un long éperon dans l’angle du genou, sans éperons terminaux ; jambes du milieu avec deux éperons assez grands, jambes postérieures avec quatre assez forts.

La seule espèce connue se trouve à Buénos-Ayres.

Upenora fumida

U. lurido-testacea, grisescens ; alis semi-hyalinis concoloribus, mar-y ; gine interno omnium longe fimbriato. Exp. alar. 1" 7” (4 em.).

La figure générale et la grandeur sont complètement celles de la Penora festiva W azxer (Cat. Brit. Mus. Heter.IV.821. 2.—Cram. pap. exot. IL. pl. 112. C.), mais les pattes sont un peu plus fortes et les jambes postérieures pourvues de quatre éperons, non de deux comme chez le genre Penora.

OBSERVATION. — Notre espèce ressemble beaucoup à la Liparis visum d'Huegner /Zutr. IL. 35. 272. fig. 543. 44), que WaLkER porte à son genre Lymantria (Catal. Br. Mus. Heter. VII. 1742), et HERRICH-SCHAEFFER au genre Gynophora (Sammil, aussereur. Schm. I. 18.8 page 70), m: is la figure générale et les dessins des autres espèces du genre, que l’auteur donne comme congénères, sont si différents, que je crois être mieux de les séparer de la nôtre, avec laquelle il faut unir probablement le Liparis visum de Mon-

FAMILLE DES LITHOSIADES 415

tevideo dans notre genre nouveau. Les cuisses et les jambes nues, sans poils, porteraient notre genre à la famille suivante, par l'application précise des caractères distinctifs donnés par HERRICH-SCHAEFFER /Samml. aussereur. Schm. 1, page 12, n° 31), mais alors il faut aussi transporter le genre Penora à la même famille.

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