Genre MNEismallo HUEBNER Verz. bek. Schm
Stature générale de grandeur moyenne, le corps cylindrique, la tête peu avancée au dehors du bord antérieur du thorax, les antennes bien pectinées chez les deux sexes, les rameaux latéraux du mâle un peu plus longs, vers la pointe successivement plus courtes, la pointe même reclinée ou un peu tournée; palpes très-petits, à peine un peu avancés, couverts d’écailles, le dernier article pointu, demi-caché dans les écailles du second. Spi-
496 LÉPIDOPTÈRES SATURNIADES
ritrompe nulle. Thorax velu, abdomen couvert d'écailles plus courtes. Ailes antérieures assez allongées, l'angle terminal pointu, plus ou moins recourbé; bord externe sinueux ou quelquefois faiblement denté, l'angle postérieur peu prononcé; le centre souvent avec deux petites taches vitreuses, séparées par la nervure marginale correspondant à la cellule discoïdale, sortant de la nervure recurrente très-faible ; la sous-costale sans rameaux courant à la côte, étendue droitement à l'angle terminal, avec trois rameaux postérieurs, dirigés au bord externe, unis à la base en tige commune ; branche médiane avec trois rameaux, la dorsale simple, mais fendue à la base en deux troncs parallèles. Aïles postérieures ovalaires, l'angle anal obtus, bord externe tantôt simple, tantôt denté ; nervures régulières, la costale prenant son origine de la sous-costale un peu distante de la base; celle-ci avec deux rameaux ; la branche mediane avec quatre rameaux, le premier passant par la cellule discoïdale demi-ouverte jusqu’à la base de l'aile, les trois autres plus courts, le second et troisième unis à fourchette. Branches abdominales doubles, très-fines. Pattes fort velues, sauf les tarses, couverts d’écailles petites, déprimées. Pointe abdominale un peu avancée chez le mâle avec deux pinceaux de poils, de la femelle plus obtuse, arrondie, couverte de poils un peu plus longs.
Les chenilles de ce genre particulier américain, dont M. Ber& a donné une monographie (Horae soc. entom. Rossiae, tom. XII, tb. IV), vivent dans des fourreaux durs, allongés-ovalaires, faits de tissure mêlée à leurs excréments et à des débris végétaux, ouverts aux deux terminaisons, restant les chenilles à lintérieur toute leur vie et se changeant aussi dans les fourreaux en chrysalide ; elles sont nues, sans épines, mais portant six longs poils plans symétriquement posés sur le premier anneau du corps. Les papillons sont de couleur grisâtre, tirant un peu au jaune, entremêlé avec des écailles noires ; la plupart avec une bande oblique plus foncée surpassant les deux ailes de chaque côté en direction correspondante. Nous avons une seule espèce assez commune dans notre territoire.
OBSERVATION. — D'après les recherches de M. BerG, il faut réunir à ce genre, les genres : Saccophora et Perophora de Harmis; Cicinus de BLAN— GHARD, Pomea de WaLker, Euclea et Tomoptera de HERR. SCHAEFFER, Eglites de Borspuvaz.
GENRE MIMALLO 497
Mimallo despecta Brrc.
M. albido-testacea, per multas squamas nigras cinerascens : alis fascia obliqua bicolora : interne nigra, externe fulva, ad angulum terminalem angulata. Exp. alar. 15 2° (5 em.).
Horae etc. 1. L. page 166 n° 6. tb. IV. fig. 1-7. Mim. curtisea, Tijdschr. v. Entom. XVII. 220.
Couleur dominante d’un pâle jaune-blanchâtre, interrompu par beaucoup d’écailles noires sur tout le corps et les ailes ; celles-ci avec une bande oblique commune, commencant noire à l'angle terminal des antérieures et finissant au milieu du bord interne des postérieures ; cette bande forme à l’angle terminal un angle aigu ouvert à l’intérieur et se divise bientôt en deux lignes parallèles, l’interne noire, l’externe fauve un peu brunâtre ; franges des ailes blanches, les antérieures avec deux petites taches vitreuses au côté de la nervure recurrente entourées de brune. Collier et commencement de la poitrine un peu rougis; antennes jaunes. Pointe de l’abdomen du mâle noirâtre.
Le mâle est un peu plus petit que la femelle, sa couleur plus vive et l'abdomen conique en arrière.
La chenille vit sur quelques petits arbres et arbustes des Myrtacées (Stenocalyx) et sur l'introduite Melaleuca leucadendron, dans un fourreau ovalaire allongé, courbé aux deux terminaisons en lobule arrondi au-dessus de l'ouverture terminale, dirigée à la surface inférieure. De l’ouverture antérieure sort la chenille avec la partie du corps correspondante aux trois paires des pattes écailleuses, tenant le fourreau par les pattes membraneuses sur l’autre portion du corps. Sa couleur est un gris-obscur, la partie antérieure plus claire-jaunâtre, la postérieure tirant au violet; toute la surface couverte de petites granulaisons jaunâtres. La tête est d’un brun-obscur, avec quatre taches blanches ; les trois premiers anneaux du corps sont tachetés de jaune. Six longs poils jaunâtres plans se trouvent sur le premier anneau et d’autres plus courts noirâtres aux côtés de la tête. Pour se métamorphoser la chenille attache le fourreau avec les deux terminaisons sur une petite branche d'arbre et se change bientôt en chrysalide ovalaire de couleur brune de marron obseur, d’où sort, après quinze jours, le pa-
493 LÉPIDOPTÈRES NOTODONTIDES
pillon, laissant l'enveloppe de la chrysalide dans l’intérieur du fourreau.
OBSERVATION. — La Phal. Bomb. Amilia de Cram. pap. exot. III. pl. 265. D. E. (Phalaena vorax SEpp, pap. d. Surin. 47. pl. 20.). Circinus orthona Bcanc. (Gay, Hist. de Chil. Zool. VII. 66. Lep. pl. 6. fig. 4.) Euclea diagonalis HERR. SCHAEFFER, (Samml. I. fig. 798)'et les autres Eucleae du même auteur sont de ce genre, aussi représenté par plusieurs espèces (du genre Perophora Harris) dans l'Amérique du Nord.